CdM U20 : Angleterre et Japon complètent le tableau

Ce vendredi 17 août se jouaient les troisième et quatrième quarts de finale de cette Coupe du Monde U20. Au stade de la Rabine à Vannes, l’Angleterre s’est imposée 2 buts à 1 face aux Pays-Bas, alors que le Japon s’est lui défait de l’Allemagne (3-1). Les Lionesses et les Nadeshiko rejoignent la France et l’Espagne pour les demi-finales qui se joueront elles aussi à Vannes, ce lundi 20 août.

À 16h30, l’Angleterre et les Pays-Bas s’étaient donnés rendez-vous pour tenter de décrocher leur ticket pour la suite de la compétition. Un moment important puisque qui dit quart de finale, dit match éliminatoire. Le premier pour les deux formations et forcément le dernier pour l’une d’entre elles. En tout cas mieux valait ne pas arriver trop en retard pour cette rencontre, au risque de manquer les buts.

Les Pays-Bas piqués par Stanway

Si les joueuses des Pays-Bas avaient ouvert le score dès la 12e minute par Victoria Pelova, les instants qui allaient suivre n’étaient plus franchement à leur avantage. Les Néerlandaises essayaient de garder un peu plus le ballon, ce qui leur valait un léger avantage dans la possession, mais malgré cela ce sont les Anglaises qui parvenaient à se créer les occasions.

Alors que les joueuses de Michel Kreek n’arrivaient pas à trouver les solutions pour contourner le bloc anglais et que les Oranjes semblaient manquer de jus, les Lionesses lançaient elles l’assaut avec les intenables Lauren Hemp et Georgia Stanway. La première, percutante, vive et très remuante semait la zizanie dans la défense néerlandaise et permettait de libérer des espaces pour la seconde. Georgia Stanway, élue joueuse du match, est celle qui a fait basculer la rencontre en s’offrant un doublé en trois minutes (20e, 23e) ! Stanway faisait partie des joueuses à suivre dans cette Coupe du Monde, aujourd’hui elle confirme tout son talent grâce à sa technique, sa vision du jeu, ses appels intelligents et son sens du but bien évidemment.

Lionesses on fire, Oranjes raplapla

C’est probablement ce genre de qualités qui ont fait la différence entre les deux formations sur ce match. Offensivement, les joueuses des Pays-Bas n’arrivaient pas à changer de rythme, ne faisaient pas vraiment d’appels francs et peinaient même à trouver des positions de frappes. Tout l’inverse de l’Angleterre qui explosait sur chaque contre et qui profitait des appels et de la libération d’espaces des unes et des autres pour créer le danger dans la surface adverse.

Les Pays-Bas n’auront jamais vraiment réussi à réagir après ça, même si ils auront tenter de jouer plus haut dans le dernier quart d’heure de jeu. En allongeant les passes, en cherchant les coins de corner, les Anglaises auront elles su gagner le temps nécessaire pour garder l’avantage jusqu’au coup de sifflet final et s’offrir une place en demi-finale de la compétition. C’est avec du bon et du moins bon que les Néerlandaises quittent la compétition. De la déception aussi, mais pour les jeunes Oranjes les souvenirs de cette expérience redeviendront probablement plus beaux dans quelques semaines.

Un peu plus tard dans la soirée, ce sont l’Allemagne et le Japon qui se retrouvaient pour jouer le dernier quarts de finale. Contrairement au match entre l’Angleterre et les Pays-Bas, les quarante-cinq première minutes n’étaient pas les plus riches. A moins de préférer le côté tactique et stratégique du football que le jeu et les buts.

Allemagne-Japon, une première dans l’observation

Dans les tous premiers instants de la rencontre, on pensait que le Japon scorerait mais finalement les Nadeshiko ne trouvaient qu’une série de corners dangereux mais sans but. Après cela, les deux formations s’observaient, sans vraiment trouver les décalages, parfois même sans vraiment les chercher. Jusqu’à la demi-heure de jeu, le ballon circulait en alternance entre les pieds japonais et ceux allemands mais plus grand chose ne se passait aux abords des surfaces de réparation et on comprenait alors qu’il faudrait sans doute patienter encore un peu pour voir les filets trembler dans cette rencontre. Pourtant, les Japonaises prenaient un petit avantage avec une possession de balle légèrement en leur faveur, mais surtout avec un peu plus de précision technique que leurs homologues allemandes et quelques opportunités sur le but adverse avant la mi-temps. Saori Takarada voyait sa tête passait à quelques centimètres du poteau (37e) et Riko Ueki était un peu trop courte pour couper un centre lointain venu de la droite (39e). 0-0 à la pause…

Les Nadeshiko attaque, la Nationalmannschaft tombe

Fini d’observer, au retour des vestiaires les deux équipes semblaient davantage vouloir jouer. Si Lena Oberdorf – sûrement la meilleure joueuse allemande ce vendredi – prenait sa chance à la 48e, ce sont les Japonaises qui se montraient plus efficaces et qui ouvraient le score. A la suite d’un renversement côté opposé, June Endo entrait dans la surface, crochetait pied gauche et plaçait une frappe du droit hors de portée pour Vanessa Fischer. Une merveille de but qui permettait au Japon de prendre enfin l’avantage au tableau d’affichage (59e) !

Après cela, les Niponnes prenaient clairement l’ascendant sur une équipe d’Allemagne qui semblait impuissante et incapable de proposer autre chose. Plusieurs opportunités japonaises plus tard, c’est le second but qui arrivait pour les Nadeshiko. inscrit par l’intermédiaire de leur numéro 19, Riko Ueki (70e). Seulement trois minutes plus tard, en inscrivant un troisième but par Saori Takarada, les Japonaises enfonçait le clou et l’Allemagne par la même occasion. Si les Germaniques parvenait à réduire le score et à sauver l’honneur avec une belle frappe de Janina Minge (82e), cela ne gâchait en rien le plaisir de la qualification pour les Japonaises. En renvoyant l’Allemagne à la maison, les Nadeshiko seront les seules représentes non-européennes dans le dernier carré, et garantissent que le vainqueur de cette édition en France fêtera obligatoirement son premier titre de champion du monde (Tous les vainqueurs des précédentes éditions n’étant plus en lice).

Résultats et Programme


Crédit photo : FIFA.com

1 commentaire

  • Cette demi-finale à venir entre Angleterre et Japon va valoir son pesant de thé (en vrac), qu’il soit English Breakfast ou Sencha ! Les Lionesses continuent d’impressionner devant avec cette paire de Citizens mancuniennes intenables Hemp-Stanway. Mais la défense ne m’inspire pas une confiance à toute épreuve…

    De leur côté, les jeunes Nadeshikos, que dire ? Quel régal ! On a retrouvé en 2e période ce qui nous enchanta tant avec les sélections U17 (CM 2014 et 2016) et, déjà, U20 (2016)… Si les Anglaises ont un super duo devant, les Nippones ne sont pas en reste avec Takarada et Ueki (quel poison pour l’adversaire !), 4 buts chacune et quelques passes décisives ne plus. Mais ce ne sont pas les seules brillantes dans cette équipe très homogène. La défense fait forte impression, je trouve, bien dirigée par la capitaine Minami. Un petit doute peut-être sur la gardienne, Stambauch qui, malgré ses 175 cm, n’est pas très à l’aise sur les balles aériennes. Le milieu fait circuler le ballon vite et bien, avec l’excellente et lucide Fuka Nagano à la baguette, comme elle l’avait été avec les U17 en 2016 et qui lui avait valu le Ballon d’or.
    On a vu aussi que dans le défi physique – l’Allemagne est toujours un bon test pour ça ! – les Japonaises étaient au rendez-vous malgré leurs petits gabarits… Du moins quand leurs adversaires arrivent à les attraper pour faire des duels ! ;o)

    Chez les Allemandes, je suis d’accord avec toi, @s-dusang, Oberdorf a fait un gros match. J’aime vraiment beaucoup cette joueuse (très jeune, 16 ans 1/2) et clairement l’un des plus grands espoirs du football germanique ! Ma chouchoute dans cette sélection !
    Par contre, sur ce match, assez déçu par Giulia Gwinn dont j’attendais beaucoup plus.

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