Laure Boulleau : « A nous de nous remettre en piste demain »

Après le nul d’hier contre l’Ecosse (1-1) et à la veille du second match de poule contre l’Australie, Laure Boulleau, la latérale gauche de l’Equipe de France, a accepté de répondre pour nous à quelques questions. Elle évoque la rencontre d’hier, les adversaires à venir, et les ambitions des Bleues dans ce Tournoi de Chypre.

 

 

Tout d’abord, pouvez-vous décrire votre match d’entrée en lice pour nos lecteurs qui n’ont pas pu suivre cette rencontre ? (leTournoi de Chypre n’est pas télévisé)

 

Nous avons joué contre une bonne équipe d’Ecosse. On a eu un peu de mal à rentrer dans le match, puis on a réussi à poser notre jeu, ne pas paniquer, attaquer et contourner leur bloc qui était très bien en place. A force de pousser, on a fait de bonnes percées. A un moment, ça combine sur la gauche, et Gaëtane (Thiney) arrive à percer leur défense sur un centre qui amène le but contre leur camp des Ecossaises. Nous avons aussi eu pas mal d’occasions en fin de match, avec un apport de fraîcheur du banc qui a beaucoup aidé l’équipe.

 

La presse écossaise évoquait l’une des meilleures performances de son équipe nationale après le match d’hier. Vous partagez cette opinion ?

 

C’est sûr qu’elles ont fait un bon match. Elles ont notamment une joueuse au milieu de terrain, Kim Little, qui a fait un très gros match. On avait vu des vidéos d’elle, on connaissait ses qualités, et l’Ecosse s’est bien reposée sur elle. Après, elles étaient toutes très bien en place, solidaires défensivement, et comme elles ont marqué rapidement ça leur a facilité la tache pour garder leur positionnement.

 

Côté Equipe de France, à quelles améliorations peut-on s’attendre au cours de la suite de la compétition ?

 

Nous n’avons  pas encore observé notre prochain adversaire, mais nous allons déjà chercher à améliorer ce qui n’a pas marché sur le match d’hier : je pense entre autres aux retombées des deuxièmes ballons, à la mise en place de notre bloc, à l’efficacité offensive… En fait, il y a plein de petites choses à travailler, mais nous verrons cela en détail en vidéo tout à l’heure.

 

 

 

 

 

Vous jouez contre l’Australie demain, puis les Pays-Bas pour votre dernier match de poule (Groupe B). Finalement l’Ecosse n’était-elle pas l’adversaire le plus « facile » du groupe ? Ne craignez-vous pas plus l’Australie, qui avait battu l’EDF l’été dernier 2-0 en match amical ?

 

Attention, on dénigre un peu trop l’Ecosse à mon sens. Quant à l’Australie, le souvenir que j’ai de ce match (amical du 6 juillet 2013), c’est que nous aurions dû le gagner. On aurait pu mettre au moins 5 buts, mais on s’était fait avoir bêtement par une action individuelle sur une frappe lointaine. Et sur un cafouillage en retour de corner, si mes souvenirs sont bons… De toute façon, nous savons que tous les adversaires sont bons dans le Tournoi de Chypre, et c’est très positif pour notre équipe de rencontrer de telles nations.

 

Justement, ne regrettez-vous pas, comme votre sélectionneur Philippe Bergeroo, de ne pas être en ce moment au tournoi de l’Algarve ?

 

Chypre c’est quand même déjà un bon test. C’est sûr qu’à l’Algarve il y a les « top nations mondiales » : USA, Japon, Allemagne… On aurait retrouvé également la Suède, contre qui on a joué il y a peu de temps.

Mais à Chypre aussi il y a de grosses nations du foot féminin (Canada, Angleterre, Italie…). Le tournoi est un tout petit peu moins relevé que l’Algarve, mais reste d’un bon niveau général et permet de progresser.

 

Quel est l’objectif affiché des Bleues à Chypre ?

 

L’objectif c’est bien sûr de gagner le tournoi ! Nous avons un match important demain, et le nul d’hier entre nos adversaires de poule nous arrange bien, ça remet tout le monde en course. A nous de nous remettre en piste demain !

 

 

 

 

Pour finir, il y a 6 Parisiennes dans le groupe, dont 3 titulaires d’entrée de jeu hier (vous, Jessica Houara et Sabrina Delannoy). Cela récompense-t-il le travail effectué toute l’année en club ?

 

C’est positif. Plus il ya  de joueuses sélectionnées et plus il y a de titulaires, mieux c’est. Le travail effectué avec le staff en club nous permet de progresser individuellement pour atteindre des objectifs avec les Bleues. Ils (le staff du PSG) sont fiers de nous, et cela reflète une bonne image du club quand nous sommes de plus en plus nombreuses à intégrer le groupe France. Mais attention, lorsqu’on est titulaire en EDF, on ne se repose pas non plus sur ses lauriers !

 

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Plus d’infos :

Résumé de France-Ecosse (1-1)

Présentation du groupe de la France au Tournoi de Chypre

La liste des Bleues pour le Tournoi de Chypre

 

 

 

crédits photos : FFF