Gilles Eyquem : « Quand je m’engage, c’est pour aller au bout »

Gilles Eyquem, sélectionneur des Équipes de France U-19 et U-20, prépare actuellement avec ces deux formations le Mondial canadien U-20 et le championnat d’Europe norvégien U-19, qui se dérouleront cet été. Sans brûler les étapes, le coach des Bleuettes se veut optimiste à l’approche de ces deux compétitions.

 

 

Vous étiez réunis toute la semaine dernière avec le groupe des U-20 à Clairefontaine. Quel était l’objectif de ce stage ?

 

L’objectif premier était de reprendre contact, puisque depuis le mois d’août 2013 et le Championnat d’Europe, nous ne nous étions pas retrouvés. Le but était de fixer les objectifs concernant notre préparation en vue de la Coupe du Monde au mois d’août prochain au Canada.

 

Pouvez-vous brièvement revenir sur le match amical de mercredi face au PSG ? Qu’en est-il ressorti ?

 

Il en est ressorti que nous avions encore beaucoup de boulot à faire (rires) ! Je pense que les Parisiennes avaient été un peux vexées à cause d’un match face aux U-19 en janvier dernier où elles avaient été quelque peu bousculées (le PSG s’était imposé 1 à 0 grâce à un penalty obtenu à la dernière minute NDLR). On s’est vraiment fait bousculer, elles ont mis beaucoup d’impact physique –point sur lequel nous n’avons pas existé- mais c’était tout de même très instructif. Ce match a eu le mérite de montrer aux joueuses qu’il fallait se remettre au travail très sérieusement, car il y avait certaines choses qui avaient été oubliées depuis le Championnat d’Europe aux Pays de Galles en août dernier. Au-delà du résultat, c’était important de faire une mise au point et de recadrer un peu cette équipe. Dans l’ensemble, ce stage à Clairefontaine a tout de même été très positif.

 

 

Dans la liste des 25 joueuses retenues pour le stage à Clairefontaine, beaucoup viennent de « petits » clubs comme Arras, Rodez, Yzeure, etc. Est-ce un signe comme quoi la D1 tend à s’équilibrer de plus en plus ?

 

Effectivement il y a une progression, mais il reste encore une vraie marge entre les deux « gros » clubs que sont l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain et les autres. Il y a bien des équipes derrières qui essayent de travailler, comme Montpellier, Guingamp ou Saint-Etienne, mais on voit tout de même qu’il y a une différence. Après, je dois bien avouer que l’OL et le PSG ne me fournissent pas forcément beaucoup de joueuses. Les filles de ces deux clubs sont trop jeunes et ne participent pratiquement pas aux matches de D1. Les effectifs déjà bien garnis de ces équipes ne leur permettent pas de jouer en Championnat ; du coup les filles en U-20 qui évoluent en D1 sont davantage dans des clubs comme Arras ou Rodez, où elles ont un peu plus de temps de jeu.

 

Un mot sur les U-19 avec lesquelles vous repartez en stage cette semaine ?

 

Cette semaine nous partons exclusivement avec les filles de la génération 96. Autrement, l’objectif avec les U-19 est de préparer au mieux la qualification pour le Championnat d’Europe, qui se déroulera cet été en Norvège au mois de juillet. Pour ce faire, nous prendrons part au Tour élite qui aura lieu au mois d’avril prochain en Dordogne. Nous disputerons trois matches les 5, 7 et 10 avril contre la Roumanie, la Pologne et la Suède.

 

 

Selon-vous, la France partira-t-elle favorite lors des deux compétitions estivales que seront le Mondial au Canada et l’Euro norvégien ?

 

Favorites, je ne pense pas. Malgré tout, j’espère que nous ferons un beau parcours. Nous avons un groupe assez intéressant avec des joueuses qui sont des compétitrices nées et qui ont toujours soif de victoires. Je pense notamment à Sandie Toletti ou Griedge Mbock, aujourd’hui appelées avec l’Équipe de France A, qui sont de véritables leaders sur le terrain. Concernant le Mondial canadien U-20 cet été, j’espère que les filles seront conquérantes. Il est évident que nous partirons là-bas avec des ambitions. Quand je m’engage dans quelque chose, c’est pour aller au bout, bien qu’il faille y aller étape par étape. Les nations favorites lors du Mondial seront certainement les États-Unis, les formations asiatiques comme la Chine ou la Corée du Nord et l’Allemagne évidemment.

 

 

 

 

Crédits photos: FFF