#UWCL – L’Olympique Lyonnais a une faim de Louves !

Ce mercredi 20 mars sera synonyme de retour de la Ligue des Champions féminine. Alors que les huitièmes de finale se sont joués en octobre dernier, les clubs encore en lice vont devoir en découdre pour décrocher leur ticket pour les demies. Parmi les rencontres de ces quarts, le choc entre l’Olympique Lyonnais et le VfL Wolfsburg (à 20h40 sur Canal+ Sport). Un remake de la dernière finale qui s’annonce passionnant et sur lequel Camille Abily a bien voulu nous donner son avis.

Les quarts de finale aller de la Ligue des Champions féminine se jouent ces 20 et 21 mars. Parmi les huit équipes encore en lice, l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain, les deux représentants français, affrontent respectivement Wolfsbourg et Chelsea. Les trois premiers quarts de finale ont lieu ce mercredi alors que Paris fermera la marche de cette première étape demain, jeudi 21 mars (à 20h00 sur beIN Sport 2). Aujourd’hui, focus sur le tant attendu Lyon/Wolfsbourg.

Comme un air de déjà vu

L’opposition entre l’Olympique Lyonnais et le VfL Wolfsburg a déjà sa petite histoire en Ligue des Champions. En effet, les deux clubs se sont déjà affrontés à cinq reprises par le passé dont trois fois en finale de la compétition (2013, 2016 et 2018). Les deux autres confrontations étaient un quart de finale aller-retour il y a tout juste deux ans (mars 2017). À quelques heures du sixième choc entre deux équipes qui semblent être les deux meilleures d’Europe, le bilan est très équilibré mais légèrement à l’avantage des Lyonnaises. Deux victoires pour Lyon (finale 2018 et quart aller en mars 2017), deux victoires pour Wolfsbourg (finale 2013 et quart retour en mars 2017) et un match nul converti en victoire pour l’OL après la séance de tirs au but (finale 2016 : 1-1 puis 4-3 aux TAB).

Une affiche qui tombe trop tôt ?

Si pour beaucoup la rencontre Lyon/Wolfsbourg est digne d’une finale, cette saison le tirage au sort en a décidé autrement et les deux formations vont devoir s’affronter en quart de finale de la compétition pour la deuxième fois de leur histoire. Lors de l’exercice 2016-2017, c’est Lyon qui avait continué son aventure européenne grâce à un score cumulé de 2 buts à 1 (victoire 2-0 à Wolfsbourg, puis défaite 0-1 à Lyon). Pour l’ancienne joueuse de l’OL, Camille Abily, « jouer sur une double confrontation permet de vraiment faire ressortir la meilleure équipe. Quelques fois sur un match il peut y avoir un coup un peu tactique ou un coup du sort qui fait gagner alors que quand il y a deux rencontres à jouer, en général, c’est la meilleure équipe qui gagne ». Une réflexion qui semble assez vraie puisqu’en 2017, après avoir éliminé les Louves de Wolfsbourg en quart, Lyon avait été au bout et remporté l’édition. Alors oui, l’un des cadors européens ne sera déjà plus là pour les demi-finales et « c’est un peu dommage pour le spectacle quelque part » mais à n’en pas douter les équipes qui poursuivront auront des choses à montrer aussi.

Les points forts de chacun, par Camille Abily

« Pour Wolfsbourg, j’ai été impressionnée par leurs joueuses de couloirs. Elles ont une grande capacité à se projeter. Il y a de la vitesse avec des joueuses comme Anna Blässe par exemple. Heureusement, même si j’adore Lara (Dickenmann) et qu’on ne peut pas se réjouir de sa blessure, elle ne pourra pas jouer et c’est une arme offensive en moins pour l’équipe allemande. Alexandra Popp est aussi capable de faire mal avec sa puissance et sa percussion sur les côtés alors il faudra que les Lyonnaises sont vigilantes. Pour moi leur plus gros point fort c’est clairement leurs joueuses offensives car défensivement je pense que Wolfsbourg a quelques failles, notamment sa défense axiale. La Suédoise Nilla Fischer est une bonne joueuse avec beaucoup d’expérience mais ce n’est pas la joueuse la plus rapide alors je pense que les attaquantes de Lyon pourront la mettre en difficulté.

De son côté Lyon a un groupe très complet. Je trouve qu’il est défensivement au top et qu’il a les meilleures joueuses du monde offensivement. C’est une équipe de très haut niveau dans chaque ligne. Il y a une grande complémentarité devant avec Ada (Hegerberg) et Eugénie (Le Sommer). Ce sont certes des attaquantes et des buteuses toutes les deux mais elles ne sont absolument pas en rivalité, au contraire elles savent et elles aiment travailler l’une pour l’autre aussi. Finalement, le plus gros point fort de l’OL c’est peut-être de ne pas avoir de véritable point faible ».

Hegerberg VS Harder

Dans les joueuses alignées sur la pelouse ce mercredi soir au Groupama Stadium, l’attention sera aussi portée sur le duel à distance entre la Norvégienne Ada Hegerberg et la Danoise Pernille Harder. L’une a été désignée meilleure joueuse UEFA, l’autre élue Ballon d’Or. La première est la meilleure buteuse actuelle de cette édition de Ligue des Champions (6 buts), la seconde est celle qui a eu le plus d’opportunités jusque-là (15 tirs cadrés). Deux joueuses de grande classe et presque indispensables à leur équipe. Si elles sont toutes les deux des joueuses offensives, Camille Abily rappelle que leurs profils sont bien différents. « Ada (Hegerberg) est une vraie numéro 9 qui a une soif de buts assez impressionnante et qui travaille au quotidien pour scorer le plus possible. Pernille Harder peut elle jouer un peu plus bas. La Danoise est davantage dans la construction du jeu même si elle est très efficace une fois dans la zone de vérité. Ada Hegerberg est très puissante alors que Pernille Harder est plus dans la vivacité et la capacité à éliminer par le dribble ». Quoi qu’il en soit, ces deux là ajouteront probablement leur touche personnelle pour rendre le spectacle de cette double confrontation à venir encore plus plaisant.

Les clés de la différence

Étant donné les qualités de l’une et de l’autre, bien malin celui qui annoncera l’équipe vainqueure de ce quart de finale avec certitude. Comme souvent dans ce genre de grands matches, la différence se jouera sur des détails. Pour l’ancienne joueuse lyonnaise, Camille Abily, l’aspect psychologique pourrait aussi donner un coup de pouce : « Mine de rien, je pense que l’aspect psychologique pourra jouer un rôle important. L’OL a battu Wolfsbourg lors de la dernière finale et l’avait éliminé en quart la saison précédente alors même si les Lyonnaises ne seront pas sereines parce que le VfL c’est du lourd, je pense que cela peut leur donner de la confiance. À l’inverse, l’équipe allemande aura à coeur de réussir face à Lyon cette fois. D’un côté, cela peut leur mettre une grosse pression mais de l’autre, elles ont été piquées et leur orgueil peut aussi leur donner de la force. Ce sont deux équipes de grand classe qui s’affrontent, avec des qualités des deux côtés alors pour moi l’aspect mental pourrait être la clé pour faire la différence. Après il y aura forcément l’efficacité et le fait de l’être rapidement ».

Le prono de Camille Abily

« Sur cette première manche à domicile, je vois bien l’Olympique Lyonnais s’imposer 3 buts à 1 ! »


Crédits photos : OLweb.fr, UEFA

1 commentaire

  • Bonne première mi-temps des Lyonnaises, malgré quelques maladresses et en seconde période plus rien, domination des Allemandes . Pendant un certain temps la défense de Lyon était en panique. Van de Sanden n’a pas été une foudre de guerre dans ce match. Bizarre… faire rentrer Cascarino à 5 mn de la fin du match.
    Il faudra faire fort au match retour

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