#UWCL – 1/2 Finale – Aller – Budapest est à deux pas

Ils ne sont plus que quatre clubs en lice avec comme seul objectif : décrocher une place en finale sur la pelouse du Ferencváros Stadium de Budapest (Hongrie), le 18 mai prochain.  Si l’Olympique Lyonnais a une nouvelle occasion de s’inviter dans l’ultime affiche de la prestigieuse compétition européenne, pour Chelsea, le Bayern Munich et le FC Barcelone le rêve d’une finale en Champions League commence dès ce dimanche après-midi avec ce premier volet des demi-finales.

 

Chelsea veut y croire face à Lyon

Être en demi-finale de la Champions League pour toute équipe européenne est une chose exceptionnelle. Pour l’Olympique Lyonnais, cela est désormais presque une obligation. Après un quart de finale remporté face à leurs rivales allemandes de Wolfsburg, dernières finalistes de la compétition en 2018, le ciel des filles de Reynald Pedros semblait s’éclaircir et aurait pu laisser entrevoir une qualification plus ou moins tranquille pour une huitième finale et pourquoi pas un sixième titre et  d’un quadruplé qui feraient entrer un peu plus le club rhodanien dans l’histoire du ballon rond continental. Mais le tirage au sort ne l’a pas entendu de cette oreille. Celui-ci effectué en amont des quarts, l’OL savait que si l’obstacle wolfsbourgeois était surpassé, soit le PSG, son dauphin en D1 ou Chelsea, actuel 3e de la Super League anglaise se présenterait sur sa route. Et c’est avec  courage et abnégation que les londoniennes se sont invitées au dernier carré européen. Une performance qui imite leur parcours de l’an passé. En 2018, leur bourreau se nommait … Wolfsburg.

La manager de Chelsea Emma Hayes a pris conscience de la montagne à gravir pour que son club soit le premier club outre-Manche à accéder à une finale européenne depuis une douzaine d’années (Arsenal en 2007). Lyon, plus qu’un colosse ? « C’est la meilleure équipe d’Europe depuis plusieurs années. Elle a tout gagné. Cette équipe a de grandes joueuses, un gros budget par rapport aux autres. On respecte ce que ce club a accompli mais on a vraiment hâte de jouer ce match», analyse la technicienne britannique. Le champion d’Angleterre en titre n’a pas le palmarès ni l’aura européen de son adversaire de ce dimanche après-midi. Cependant l’effectif des Blues a de la suite dans les idées et du cœur et c’est ce qui leur ont permis d’éliminer le Paris Saint-Germain dans les derniers instants du tour précédent : « il faudra s’adapter au jeu, à l’adversaire, aux circonstances. On a préparé notre équipe aux différentes situations. Mais il faudra aussi jouer notre propre football. »

De son côté, l’Olympique Lyonnais se sait attendu et appréhende une opposition solidaire et portée sur l’impact physique. « L’état d’esprit est au beau fixe suite au dernier résultat obtenu et à la performance effectuée contre le PSG en D1 (5-0). On est optimistes, positifs. On a mis toutes les chances de notre côté pour bien aborder ce match de Women’s Champions League. On a très envie de le jouer», s’enthousiasme le coach Reynald Pedros. Un sentiment également partagé par la capitaine Wendie Renard allant même plus loin sur le tableau des ambitions : « le but sera déjà de gagner. Le match de demain pourrait nous permettre de prendre un ascendant en vue de la qualification. Surtout qu’on le joue chez nous et qu’un éventuel but à l’extérieur inscrit par Chelsea pourrait nous pénaliser en vue du retour. » Le Groupama Stadium sera à coups sûrs le théâtre de tous les enjeux, ce dimanche à 17 heures pour cette première manche des demi-finales.

En route pour une première

L’adage dit qu’il y a « un début à tout ». L’affiche entre le Barça et le Bayern Munich est surtout synonyme de grande première pour l’équipe qui remportera cette demi-finale. Aucune des deux équipes n’a en effet joué de finale de Champions League. Certes, si le club catalan s’en est rapproché en 2017, le représentant bavarois a, lui, ouvert un pan de l’histoire de sa section féminine en s’octroyant un baptême dans le dernier carré de la coupe d’Europe cette année. Dans une lutte intestine pour le titre en Bundesliga face à Wolfsburg, Munich souhaite continuer une tradition des clubs allemands en finale de la compétition européenne.

Après avoir écarté le club tchèque du Slavia Prague en quart, c’est pratiquement tout un Länder qui sera derrière son équipe. « Nous sommes extrêmement enthousiastes de jouer la toute première demi-finale de la Ligue des champions de l’histoire du club. Nous aurons la chance de gagner notre place pour la finale lors des deux prochains matchs. Tout comme notre adversaire. Que voulez-vous de plus? C’est ce dont tout footballeur, homme ou femme, rêve « , a déclaré Thomas Wörle, le coach outre-Rhin avant le match aller ce dimanche à 18 heures à domicile.

Les barcelonaises, elles, auront un autre défi à relever dès cette phase aller des demi-finales : devenir le premier club espagnol à disputer une finale. Mais avant de penser à cette lourde et âpre tâche, avortée il y a deux ans lors de leur unique entrée dans le dernier carré, l’internationale espagnole Marta Torrejón se rappelle et semble avoir compris que cette année l’enjeu était davantage exacerbé : « l’équipe a beaucoup grandi depuis, nous avons beaucoup mûri et nous sommes maintenant à nouveau en demi-finale. Nous avons des joueuses suffisamment expérimentées pour des rencontres de ce calibre, nous avons beaucoup de confiance, ce sera un tour de qualification très compétitif.» Ce duel Bayern-Barcelone reste sans doute la plus ouverte des deux affiches. Le match aller en terres allemandes sera déjà déterminant pour la poursuite des rêves de finale respectifs de chaque équipe.


Crédits photos : UEFA/FC Barcelone

 

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