#UWCL – ¼ Finale (aller) – Lyon assure, Paris a le Blues

 

Le club de la  ville des Lumières sourit, celui de la ville-lumière déchante. Lors de  cette première manche des quarts de finale de Champions League, l’OL et le PSG ont connu des soirées et des fortunes bien différentes. Mais les deux premiers du championnat de France devront redoubler d’efforts afin d’atteindre le dernier carré de la prestigieuse compétition européenne. L’un devra confirmer, l’autre aura pour obligation de sauver son honneur.

Un succès au léger goût d’inachevé

Ils étaient presque 18 000 spectateurs réunis au sein du Groupama Stadium pour ce choc des quarts de finale de la Champions League version 2018/2019. Un OL/Wolfsburg aux allures de finale de la compétition, rappelant entre autres celle de l’an passé remportée par les rhodaniennes. Un premier volet de cette opposition au sommet qui devait dévoiler toutes ses promesses. Dès le début de la rencontre, ce sont les lyonnaises qui se montrent davantage affamées. La portière des Louves Almuth Schult voit les attaques des partenaires d’Ada Hegerberg s’enchaîner devant sa surface de réparation.  La défense des Vert-et-Blanc est fébrile. Cette vulnérabilité se paie cash. Une erreur d’appréciation couplée d’une mauvaise transmission de Claudia Neto en direction de sa gardienne, permet à Eugénie Le Sommer d’inscrire le premier but de l’OL dès la 11e minute de jeu.

Sept minutes plus tard, elle sera imitée par sa capitaine, Wendie Renard, doublant ainsi la mise après un coup de casque victorieux à la suite d’un corner parfaitement frappé par Amel Majri. En première période, Lyon se ballade alors que Wolfsburg piétine et balbutie son football.  Tout semble se dérouler à merveille pour l’équipe de Reynald Pedros. La stratégie d’attente et de pure contre-attaque du club allemand se ponctue trop souvent par des imprécisions de passes et de finition. A la pause, le coach rhônalpin  est prudent et sait que cette avance de deux buts est méritée mais reste toutefois mince et fragile : « on a fait une bonne première période mais j’aurai aimé un 3e but», avoue-t-il avant le début du second acte. Des craintes justifiées ?

Au retour des vestiaires, le vent change en effet  et les finalistes malheureuses de 2018 montrent un tout autre visage. Grâce à une entreprise plus aboutie, leur pression et couverture de terrain s’accentuent. Les filles de Stephan Lerch acculent les championnes d’Europe en titre en défense, bien sauvées par les parades de Sarah Bouhaddi. Néanmoins, un peu après l’heure de jeu, le dernier rempart lyonnais encaisse un but qui laisse ses adversaires en vie dans cette double confrontation. La capitaine Nilla Fischer reprend victorieusement le cuir après un coup franc exécuté par Alexandra Popp. 2-1, score final. Pourtant en maîtrise totale  durant une heure, les lyonnaises se sont laissées endormir par des Louves qui ont su museler davantage leur vis-à-vis et prendre le jeu à leur compte en seconde période. Verrouillant les postes et joueuses-clés comme Saki Kumagai ou Jessica Fishlock particulièrement surveillées sur le pré vert de Décines. Obligeant Amandine Henry à orienter son jeu en grande partie sur les ailes. Choses auxquelles Reynald Pedros n’a guère goûté.  Nul doute que les Grün-Weiss devront réitérer l’expérience, la semaine prochaine, chez elles. Lyon est prévenu mais demeure bel et bien en ballotage favorable avant de traverser le Rhin pour le dernier épisode de cette affiche.

Eugénie Le Sommer : « Une victoire un peu mitigée. On n’a pas réussi à mettre en place notre jeu. Bien sûr, on va retenir la victoire, on est en bonne position mais on doit avoir de meilleures intentions que lors de la deuxième mi-temps. Ce sera important de marquer là-bas. »

Ada Hegerberg : « Il n’y a aucune déception. C’est un bon score. Mais il faut être très clair, il faudra régler tout ça et surtout marquer pour le retour. Mais on est très positives et on va aller là-bas pour un vrai combat. On reste confiantes. »

Le PSG croqué à Londres

Si elles savaient la tâche difficile sur la pelouse de Kingston, rien n’a pourtant souri aux protégées d’Olivier Echouafni ce jeudi soir à Londres face à Chelsea. Dans cette rencontre, le round d’observation entre championnes d’Angleterre et vice-championnes de France a duré et laissé apercevoir quelques signes de fébrilité de part et d’autre. Néanmoins, les demi-finalistes de la dernière édition de la Champions League créent plus de mouvements que les parisiennes. Et ceci malgré le bon apport des latérales Perle Morroni et d’Eve Périsset qui n’ont cessé d’alerter leurs copines de l’avant à chaque ballon présent dans leurs pieds.  Sans succès.

Le milieu de terrain du PSG pêche, lui aussi, en raison de son imprécision et des déchets dans les transitions. Et pour cause ! L’entrejeu des joueuses de la capitale est d’ailleurs bien quadrillé et cerné par les coéquipières de Keren Carney. Ces dernières s’octroient même quelques situations intéressantes devant les buts de Christiane Endler, décisive à plus d’un titre dans la partie du côté parisien, tout comme la défenseure espagnole Irene Paredes. En attaque, Katoto et Diani seront sevrées de ballons et de véritables situations face à la gardienne du club anglais, Ann Katrin Berger. Sur les phases offensives, seule Ashley Lawrence tire parcimonieusement son épingle du jeu en créant la majorité de l’activité parisienne.

Des ingrédients insuffisants pour se mettre à l’abri de l’incessante pression des londoniennes, notamment après la mi-temps. Quasiment coup sur coup, en début de seconde période, la course effrénée de Ji So-Yun et le tir trop croisé de Francesca Kirby, tout juste entrée en jeu, vont donner des sueurs froides à leurs hôtes du soir. Mais les événements ne tourneront bientôt plus en la faveur du club français. D’un lob astucieux Hannah Blundell ouvre le score pour les Blues (73e minute). Avant de voir Erin Cuthbert, bien servie par Kirby (trop ?) isolée, parachever une prestation pleine d’opportunisme et de réalisme de la part des anglaises (2-0 pour Chelsea). Collectivement dépassées et dans l’incapacité
de débloquer leur tableau de marque sur la pelouse outre-Manche, les parisiennes entameront le duel retour avec un retard de deux buts au stade Jean Bouin, mercredi prochain. Un paramètre qui les condamne à réaliser un exploit à domicile.

Olivier Echouafni : « Il a manqué beaucoup de choses. J’ai eu l’impression qu’on n’a pas fait un match de Champions League en termes d’intensité. On part de Londres avec deux buts encaissés. Le match en lui-même était un peu particulier avec très peu de situations pour cette équipe de Chelsea notamment en première mi-temps. Et puis en deuxième mi-temps, on a une belle occasion et on ne la concrétise pas.»

 

Les autres résultats des quarts de finale aller de Champions League :

> Slavia Prague/Bayern Munich 1-1
> FC Barcelone/Lillestrom SK 3-0

 

Crédits photos : Twitter-ChelseaFC/PSG/OL/UEFA

2 commentaires

  • C’est vrai que Perle Morroni aurait sa place en EDF, mais tant que madame Diacre gardera Majri en latérale gauche au lieu de la mettre en milieu de terrain (surtout qu’il y a de la concurrence avec karchaoui et Bacha) ce sera dur pour elle. Une solution….la faire jouer en avant.
    C’est vrai qu’il y a pas mal de jeunes joueuses tel Anissa Lahmari bon milieu de terrain, Emelyne Laurent ailier droit, pour ne citer qu’elles qui pourraient aussi prétendre à cette EDF .
    Le problème, c’est que les grands clubs privilégient les étrangères et ces jeunes sont prêtées à d’autres club pour avoir du temps de jeu , sinon elles restent sur le banc.

  • Les Lyonnaises me semblent plus en danger qu’elles ne veulent bien le dire. Il leur faudra marquer très vite au retour si elles veulent passer . Quant aux Parisiennes, ce sera très difficile
    de marquer trois buts aux anglaises, sans en prendre. Surtout si Katoto et Diani sont aussi
    transparentes que jeudi dernier. En revanche , deux joueuses mériteraient que Corinne Diacre
    leur fasse signe, il s’ agit d’ Eve Périsset et de Perle Morroni excellentes dans cette rencontre.

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