Transfert de Koundé : le club de La Brède en profite pour développer ses sections féminines

Suite au transfert de Jules Koundé vers le FC Séville, le club de La Brède pourrait toucher de l’argent. Ce qui servira surtout aux sections féminines du club…

L’ancien joueur professionnel des Girondins de Bordeaux a signé son transfert vers le FC Séville cet été. Lors de sa formation, il avait passé 3 ans dans le club amateur du La Brède FC. Selon le règlement de la FIFA, le petit club va recevoir des indemnités de formation, suite au transfert de leur ancien joueur vers l’étranger. Avec un transfert estimé à environ 20 millions d’euros, le club devrait toucher chaque année 0,25% du montant total. Puisque le joueur a performé 3 ans à La Brède, le club recevra des indémnités pendant 3 ans. Ce qui devrait lui rapporter au total environ 137 000 euros. Une somme non négligeable, pour un petit club avec un budget de 250 000 euros : « On a 500 licenciés. On essaye de leur donner vraiment les meilleures conditions possibles pour jouer au football. Par exemple, on a des bus pour les emmener en championnat. Ces indemnités vont nous être très utiles. » explique Tony Gomez, le président du La Brède FC.

Une somme investie dans le développement du football féminin

Même si elles sont moins nombreuses que les garçons, les filles sont quand même présentes pour fouler les terrains du club : environ 20 U13, 20 U17 et 15 Seniors sont licenciées. Et puisque les sections féminines sont plus récentes et sont seulement en train de se développer, les filles ne bénéficient pas toujours des mêmes conditions d’entraînement. Alors Tony Gomez et tout le staff du club ont décidé de se servir des indemnités du transfert pour développer leurs sections féminines.

« C’est un autre foot, mais c’est tout aussi sympa » confie le président. « Les filles sont vraiment passionnées. On voit qu’elles sont enthousiastes à l’idée de toutes se retrouver ensemble, de progresser. Elles sont à l’écoute, elles essayent de bien faire, c’est agréable ! »

Ce président, qui a toujours prôné le respect dans son club, y voit une amélioration pour tous : « Ça participe au vivre ensemble, et pour que tout le monde exerce son sport dans les mêmes conditions et puisse partager sa passion ! »

L’argent récolté servira donc plus largement pour tous les jeunes du club, mais surtout pour les filles : terrains, équipements, locaux… Tout pour que les filles puissent jouer et progresser ! « Nous n’avons que des grilles pour séparer les vestiaires, donc les filles ne peuvent même pas être tranquilles pour se changer. On va donc en profiter pour leur construire des vestiaires dignes de ce nom. Et je leur ai toujours promis des sèche-cheveux, pour qu’elles ne sortent plus de l’entraînement avec les cheveux mouillés, je vais enfin pouvoir tenir ma promesse ! » rigole Tony Gomez.

Une bonne pratique et un bon réflexe, développer les sections féminines des clubs, car le développement de la pratique et l’égalité femmes-hommes dans le football passent d’abord par une égalité des conditions et d’accès à de bons entraînements.

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