Rennes en mode Coupe du monde… culturelle

Le tour d’horizon des villes hôtes de la Coupe du Monde féminine de la Fifa 2019 passe par Rennes. La Bretonne, terre de foot, compte remplir son stade d’un public de connaisseurs et profiter de l’événement pour mettre en avant son patrimoine. Prêt ?

Conférence de presse à l’hôtel de ville pour le lancement de la coupe du Monde de football féminin 2019 à Rennes.

Avec 24 835 supporters, Rennes détient le record d’affluence pour un match de foot féminin en France. C’était le 3 juin 2016 pour un France-Grèce pourtant sans enjeu, soldé 1-0 grâce à la locale de l’équipe, Eugénie Le Sommer. Cette année, la ville compte bien faire revenir son public pour la coupe du Monde. Avec plus d’enjeux, et plus de folie, on peut l’espérer ! Car après avoir accueilli la Coupe du Monde U20 féminine de la FIFA l’été dernier, la ville de Rennes fait partie des neuf villes hôtes de la Coupe du Monde féminine de la Fifa, qui se jouera entre le 7 juin et le 7 juillet prochain.

Le Roazhon Park accueillera sept matches dont cinq matches de poule, un huitième de finale et un quart de finale. Le 17 juin, l’équipe de France y disputera son dernier match de poule face au Nigéria. « Ça peut être un match qualificatif », se réjouit Yvon Léziard, élu en charge des sports. « C’est un événement qui ne se reproduira pas avant trente ou quarante ans, c’est très important et nous nous préparons au mieux », défend-il.

Des navettes fluviales pour les supporters

Au niveau du public d’abord, Rennes compte bien réitérer son record d’affluence. « Le foot féminin se développe bien en Bretagne et à Rennes », défend l’élu. Même si le Stade Rennais est l’un des seuls clubs de Ligue 1 à ne pas avoir de section féminine, le cercle Paul Bert défend la discipline en deuxième division. « En Bretagne, le foot, c’est quelque chose, et la coupe du Monde accueillera un public de connaisseurs », annonce Yvon Léziard qui anticipe des tribunes familiales et une ambiance des plus agréables.

Pour inviter les supporters à faire le déplacement (même si pour les Bleues, il n’y aura sans doute pas beaucoup d’efforts à fournir), la ville de Rennes mise sur son patrimoine et veut pousser la culture, en même temps que le foot. Pour les déplacements entre la gare et le stade, la ville va notamment développer des navettes fluviales. Un bon point pour fluidifier le trafic, et une occasion de découvrir la ville autrement pour le public, venu du monde entier.

Au niveau du stade, la ville de Camille Abily a également déjà effectué quelques travaux pour répondre au cahier des charges de la Fifa. L’électricité a été remise aux normes internationales avec des Led forte puissance, « ce qui assurera une bonne qualité d’images aux télévisions du monde entier », décrit Yvon Léziard. La tribune de presse a aussi été réaménagée pour accueillir les journalistes qui suivront l’événement. « Les vestiaires, utilisés dans l’année presque uniquement par les équipes masculines ont aussi été adaptés », complète l’élu. Des toilettes ont notamment été ajoutés.

Rennes, la culturelle 

Enfin, Rennes mène un gros travail de sensibilisation dans les écoles et associations de la ville, pour créer l’engouement. Des enfants de l’école voisine du stade ont ainsi créé une fresque aux couleurs de la coupe du Monde. L’école de design a imaginé un poster spécifique pour « pavoiser la ville », décrit l’élu. Et si pour les J-100 et J-50, la Fifa laisse peu de place à l’originalité, Rennes compte bien profiter du mois de compétition pour insister sur ses atouts culturels. Une pièce de théâtre devrait ainsi être jouée sur la pelouse du stade, et la chorale de femmes Soror devrait aussi chanter, avant chaque coup d’envoi des matches rennais. Rennes va aussi développer un cycle de conférence, notamment avec Mélissa Plaza, imaginer une programmation dédiée au cinéma et mettre sur pied un programme de démonstration handisport.

« Nous accueillons aussi la journée nationale des débutants », insiste Yvon Lésiard. « C’est un événement de plus autour du foot, juste avant le coup d’envoi du Mondial, qui peut aussi créer l’engouement », défend-il. Sur les terrains, dans les écoles (avec des menus coupe du Monde), les bibliothèques (avec des projets « sports féminins »), les quartiers, le cinéma, et même les centres pénitentiaires, Rennes et ses communes environnantes, sur les pelouses desquelles les équipes s’entraîneront (Fougères, Saint-Grégoire…) vont vibrer pour la coupe du Monde et le football, au féminin.

Voici le calendrier complet des rencontres à Rennes :

Samedi 8 juin (15 h) : Allemagne – Chine
Mardi 11 juin (18 h) : Chili – Suède
Vendredi 14 juin (15 h) : Japon – Écosse
Lundi 17 juin (21 h) : Nigeria – France
Jeudi 20 juin (21 h) : Thaïlande – Chili
Mardi 25 juin (21 h) : huitième de finale 1er groupe E – 2e groupe D

 

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