Reims se prépare pour la Coupe du Monde

Ajuster les lumières du stade, informer la population, organiser l’accueil des équipes… Les neuf villes hôtes de la prochaine Coupe du monde féminine de football s’activent pour être prêtes pour l’ouverture de la compétition le 7 juin. Tour d’horizon des choses à faire, à Reims.

Dans moins de sept mois, la ville de Reims sera en effervescence. Le comble pour la capitale du champagne ! Avec Paris, Grenoble, Le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Rennes, et Valenciennes, Reims est en effet l’une des villes hôtes de la Coupe du monde Féminine de la FIFA 2019.

Forcément, un tel événement, ça se prépare !

« C’est une grande fierté et une grande satisfaction pour Reims d’être dans le groupe des villes hôtes ! À nous désormais de tout mettre en oeuvre pour mobiliser les Rémoises et les Rémois et assurer un parfait déroulement de cet évènement majeur dans le sport préféré des Français qui contribuera au rayonnement de la cité des Sacres », s’était réjouit Arnaud Robinet, le maire de Reims lors de l’annonce des villes retenues, en juin 2017.

Un an et demi plus tard, la préparation avance. « Ce sont des réunions permanentes entre la ville, le LOC (comité local d’organisateur), la Fifa, la fédération mais aussi le district de la Marne, la Ligue Grand Est, la préfecture et la police », rappelle d’emblée Perrine Kleinau, chargée d’opération à la ville de Reims, et responsable de la communication autour de l’événement. « Une sacrée organisation », reconnaît-elle.

Rendez-vous le 8 décembre pour connaître les équipes qui viendront à Reims

Le mercredi 21 mars 2018, présentation du Trophée de la Coupe du Monde de la FIFA aux Halles de Boulingrin.

Au niveau sportif d’abord, il a fallu effectuer quelques travaux au Stade Auguste Delaune, qui accueillera six matches dont un huitième de finale, entre le 8 et le 24 juin. « Nous avons du revoir quelques points au niveau de la lumière pour correspondre au cahier des charges de la Fifa », commence Perrine Kleinau. Des nouvelles lumières validées par la Fifa lors de sa dernière visite d’inspection le 5 octobre.  L’espace presse a du également être refait, et la pelouse sera changée au printemps. « A partir de mai, le Stade sera investi par la Fifa », complète Kim Duntze, adjointe au sport de la ville de Reims et ancienne footballeuse elle-même. Un premier membre du Comité local d’organisation prendra ses quartiers au stade dès décembre puis une dizaine de collaborateurs le rejoindront en mars, avant de voir arriver toute une équipe en mai.

« Nous avons aussi réquisitionné des stades dans les communes voisines de Witry-les-Reims et Bezannes pour permettre aux équipes de s’entrainer », poursuit Perrine Kleinau. Quelles équipes ? C’est à ce jour la grande interrogation. Le tirage au sort a lieu le 8 décembre à 18h00 à La Seine musicale à Boulogne-Billancourt. « Selon les équipes que nous allons accueillir, nous serons peut-être choisis comme base arrière par les fédérations, pour la préparation d’avant-compétition, ou pour recevoir les joueuses et leur staff deux-trois jours avant les matches », projette Kim Duntze.

L’équipe du Japon, notamment, s’installera peut-être à Reims le temps de rattraper son décalage horaire (un jour par heure de décalage, soit minimum onze jours avant le début de la compétition). Des premiers contacts ont été pris avec pas mal de sélections.

Gérer les supporters

Au niveau de la sécurité ensuite, même si Reims a l’habitude de recevoir des touristes en nombre, notamment l’été dans les caves de Champagne ou surtout l’hiver pour son marché de Noël (le troisième de France en terme d’affluence), recevoir entre 15 000 et 20 000 personnes pour six soirées, en moins d’un mois, s’organise. « La sécurité est gérée par la Fifa », expose Kim Duntze, « mais nous participons à de nombreuses réunions à la préfecture, en amont, pour être prêt à gérer le flux de personnes dans le centre-ville ». Car à Reims, et c’est un avantage pour les supporters, le stade est à deux pas du centre.

Les supporters justement. Si on ne connaîtra que le 8 décembre quelles nationalités seront sans doute les plus représentées, les Européens et Américains seront sans doute le premier public des féminines. Et les locaux bien sûr. « On ressent l’engouement quand on organise des événements pour parler de la Coupe du monde », se réjouit Kim Duntz. « Reims est la plus petite ville hôte, mais nous avons eu la plus grande affluence pendant les matches de préparation avec 21 000 personnes pour France-Ghana en octobre 2017 ! », annonce l’adjointe, qui compte bien réitérer pendant la Coupe du monde.

800 candidats au programme Volontaires

La ville de Reims communique énormément pour provoquer l’enthousiasme. La mascotte Ettie, présente sur le Festiv’été fin août a emballé le public. Le statue de la place d’Erlon habillée d’un maillot de foot géant a fait le buzz sur les réseaux sociaux fin octobre. Le stand aux couleurs de la Coupe du monde sur le marché de Noël promet lui aussi d’attirer les curieux.

« Nous organisons un événement par mois jusqu’au lancement de la compétition pour faire monter l’intérêt », insiste Perine Kleinau. Le J-100 en février, l’accueil de la phase finale du championnat de France universitaire féminin en avril, un tournoi multisports avec les équipes féminines de basket (pro B), handball (N2) rugby (7e championnat de France), football (L2) et volley-ball (N3)… avec la présence régulière des parrains de la ville hôte : Marinette Pichon, Arnaud Lallement, le chef étoilé local, Rémy Oudin, le chouchou du public du Stade de Reims, et Audrey Sauret basketteuse originaire de la région et désormais manager du club de Nantes.

Pour tous ces événements, mais surtout pour les six matches de juin, la Fifa, le Loc et la ville recrutent aussi des bénévoles (pour orienter les supporters dans la ville) et des volontaires (gérés par la Fifa pour le Stade et ses alentours). Le programme Volontaires, lancé le 30 mai dernier, est quasiment bouclé. « Les candidats sont reçus jusqu’en janvier », dévoile l’élue. 250 seront recrutés, sur plus de 800 candidatures reçues. Quant aux bénévoles, 250 également aideront la ville à gérer ses touristes sportifs. La liste sera dévoilée en janvier, pour être prêt à fêter le J-100 le 27 février et le J-50 le 18 avril, imposés par la Fifa aux villes hôtes.

Quel héritage ?

Enfin, et c’est aussi une obligation de la Fifa, les villes doivent déjà prévoir « l’après-Coupe du monde ». « La ville de Reims a d’ailleurs été sélectionnée en partie pour son projet héritage, c’est à dire sur les valeurs que nous voulons transmettre », expose l’élue aux sports. Gestion des déchets, politique de développement durable, projet de citoyenneté dans les quartiers… La Coupe du monde doit laisser des traces. Tout n’est pas encore finalisé mais il se murmure que les bâches, utilisées pour décorer le Stade Delaune aux couleurs de la Fifa seront par exemple transformées en cabas de courses ! Un city-stade sera aussi construit pour juin… et restera en place après.

« Un événement comme ça, ce n’est pas tous les jours : il faut bien le préparer, mais aussi être là pour en profiter, comme bénévoles, volontaires, supporters au Stade ou devant sa télé : c’est une telle fête ! », encourage Perrine Kleinau, elle-même ancienne bénévole de la Coupe du monde 1998 ! La billetterie est ouverte depuis le 19 octobre. A Reims, les packs pour trois matches sont en vente à partir de 25€. Les six matches de 53 à 192€.

 

 


Crédit photos : @Ville de Reims

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