Rachel Saïdi (Arras) : « Apporter mon expérience »

Ecartée du club d’Hénin-Beaumont en cours d’année avec plusieurs de ses coéquipières, Rachel Saïdi a bien l’intention de se relancer du côté d’Arras la saison prochaine. La joueuse de 26 ans, appelée à plusieurs reprises avec l’Équipe de France B, nous parle de son arrivée en terre arrageoise, mais également de son avenir en Bleue. Interview.

 

 

Pour quelles raisons avez-vous fait le choix de rejoindre Arras la saison prochaine ?

Je n’avais pas l’opportunité d’aller jouer dans une autre région puisque je travaille pour la Ligue Nord-Pas-de-Calais de football. Je me devais donc de rester dans les parages. Arras étant le seul club de la région avec un projet sportif intéressant et ambitieux, j’ai logiquement fait le choix de rejoindre ce club.

 

Peut-on alors parler de choix « par défaut » ?

Non parce que j’aurais pu choisir de m’orienter vers un autre club de la région. Mais j’avais encore l’ambition de jouer en D1. D’autant plus que je connais bien le club, la majorité des filles qui composent l’équipe première d’Arras étant d’anciennes héninoises. Je suis très heureuse de rejoindre ma nouvelle équipe.

 

Aviez-vous tout de même eu d’autres propositions ?

Oui, Soyaux notamment m’avait contactée pour les rejoindre. Autrement, j’ai surtout été contactée par des clubs de la région qui me proposaient un projet professionnel à côté de ma vie de footballeuse.

 

 

 

Vous avez passé 6 saisons à Hénin-Beaumont avant que votre aventure ne s’arrête de façon impromptue en cours d’année… Regrettez-vous cette fin brutale ou la voyez-vous plutôt comme un mal pour un bien ?

Nous pouvons dire que c’est un mal pour un bien, mais ça me fait mal au cœur pour mes gamines en U19 que j’encadrais à Hénin-Beaumont ; car je suis aussi éducatrice. Autrement, je ne regrette pas du tout de quitter le club. Il y avait de gros problèmes de communication avec le Président Bruno Cuvelier et le coach Yannick Ansart. Il y avait un souci de transparence entre les joueuses et le staff.

 

Quatre autres Héninoises vont suivre le même chemin que vous en rejoignant Arras la saison prochaine. Selon vous, est-ce quelque chose qui ne peut être que bénéfique pour l’équipe ?

Oui, je pense que c’est une bonne chose pour l’équipe d’Arras. Nous aurons déjà quelques automatismes entre joueuses. Comme dit précédemment, il y a beaucoup d’anciennes Héninoises à Arras, nous nous connaissons donc déjà plus ou moins. C’est important pour la cohésion du groupe, bien qu’il faille attendre de voir si la mayonnaise prendra lorsque nous commencerons à jouer ensemble.

 

Vous connaissez bien l’effectif arrageois. Quelle est, selon vous, sa qualité première et que pouvez-vous lui apporter ?

Je pense que la qualité première de l’équipe d’Arras est qu’elle ne lâche jamais rien et qu’elle se bat jusqu’au bout ! On l’a encore vu cette saison lors de la victoire d’Arras contre Saint-Etienne en championnat (1-0). Pour ma part, je pense pouvoir apporter à ma nouvelle équipe mon expérience de la D1 et ma qualité première, qui est de créer du jeu.

 

 

 

A titre personnel, quels objectifs vous fixez-vous avec votre nouveau club ?

Il faut avant tout que j’arrive à gagner ma place. Lorsque l’on arrive dans un nouveau club, il faut redoubler d’efforts pour faire son trou. L’objectif est d’avoir le maximum de temps de jeu pour pouvoir me mettre en confiance. Je suis plus une passeuse qu’une buteuse ; il faudra donc que je mette à profit mes qualités pour faire progresser l’équipe.

 

 

Vous avez disputé deux matches cette année avec l’Équipe de France B contre la Roumanie et la Belgique. Pensez-vous que le fait de rejoindre Arras puisse vous ouvrir les portes de l’équipe première ?

Difficile à dire pour l’Équipe de France A. En revanche, il est évident que je devais rester en D1 pour pouvoir prétendre retourner avec l’équipe B. C’est toujours une joie d’évoluer au sein d’un collectif national ; je savoure chaque rencontre, car c’est une chance d’évoluer aux côtés de joueuses internationales de haut niveau. Cela me permet d’élever mon niveau de jeu, ce n’est que du positif. Concernant l’Équipe de France A, elle est dans un coin de ma tête, comme dans celle de toute footballeuse je pense… Je vais d’abord essayer de retrouver l’équipe B, nous verrons après si cela peut m’ouvrir d’autres portes.

 

 

Crédits photos: LLDLM / Jean-Luc Martinet