Paris FC – Ambition et confiance comme mots d’ordre

Pour la deuxième année consécutive, le Paris Football Club participe au championnat de D1 sous cette dénomination. Après l’absorption du FCF Juvisy Essonne par le club de la capitale, l’ambition est nettement affichée : trouver sa place dans les hauts rangs de l’élite. Loin d’être une mince affaire, l’effectif francilien met néanmoins tout en œuvre pour y parvenir.

Un début tout en appréhension

Après un exercice 2017-2018, où les Parisiennes entérineront une  honorable  4place, la marge de manœuvre pour toucher plus haut n’est pas très grande. Surtout lorsqu’on est entouré du PSG, de l’Olympique Lyonnais ou encore de Montpellier ayant affiché des grandes prétentions avant même le début de saison. Et pour s’inviter à la table de ces grandes formations, le PFC s’appuie sur la stabilité de son effectif, installant au fur et à mesure les jeunes de la section. Mais il n’hésite pas à ajouter quelques soupçons de nouveautés et de fraîcheur au sein de ses rangs. L’attaquante finlandaise Linda Sällström, l’internationale suisse Eseosa Aigbogun ainsi que l’Américaine Michaela Abam sont les têtes de proue des transferts d’intersaison. Accompagnées de la portière clermontoise Emilie Wallet et la milieu de terrain yzeurienne Alice Benoit, elles viennent fournir une base de joueuses déjà solide.

En août dernier, c’est avec cette équipe étoffée,  que l’entraîneur d’alors Pascal Gouzenes souhaitait « créer une vraie cohésion ». Lors de la première journée, les joueuses du Paris FC entrent dans le championnat avec une victoire face à Guingamp (2-0).  Les semaines qui suivront ce bon résultat inaugural, seront plus délicates à négocier.

Le déclic Soubeyrand ?

La machine parisienne s’enraye vite et ceci dès la deuxième journée. Contre le PSG, le PFC s’incline lourdement (1-5). Un faux pas qui laisse des traces. Les coéquipières de Gaëtane Thiney butent sur Lille (0-0) et s’effondrent à Lyon (0-5). Cette dernière prestation sera l’ultime enregistrée par Pascal Gouzenes à la tête du PFC. Le 25 septembre, son départ est confirmé mais il y reste toutefois comme coordinateur sportif de la section féminine. Malgré ce changement, la donne ne mue guère au classement. Huitième de D1 après un nul face à Fleury (1-1) lors de la 5e journée, les Parisiennes semblent dans une impasse et peinent à remonter la pente.

S’installe alors, une première trêve internationale. Une période de deux semaines durant laquelle Sandrine Soubeyrand s’est vue confier le rôle d’entraîneure. Celle qui fut sélectionneure de l’équipe de France féminine U17 a surtout eu l’occasion de porter le maillot du feu club de Juvisy en première division pendant quatorze ans, entre 2000 et 2014, au cours desquels elle fut entre autres auréolée de deux titres de championne de France. Des atouts de taille. « Gérer une sélection et entraîner un club, ce sont deux métiers différents. Je connaissais la majorité des filles car j’ai joué avec certaines, contre d’autres et j’en ai suivies à travers les sélections car j’ai aussi eu la chance d’être directrice des sélections », se confiait la recordwoman de sélections chez les Bleues, peu après sa nomination, le 10 novembre dernier. Les clés du succès sont-elles alors retrouvées ?

Confiance et efficacité retrouvées

D’emblée, Soubeyrand annonce la couleur : « j’arrive avec quelques idées. Je vais m’inscrire dans la politique du club qui est de pérenniser la section féminine. On va essayer de viser le top 4 même si on a pris un peu de retard. » Le souffle nouveau semble bénéfique. Les pensionnaires du club bleu marine enchaînent avec trois succès d’affilée (Rodez 4-0, Soyaux 2-0 et Bordeaux 5-0) avant de marquer le pas en cette fin de première partie de saison. Après un revers à Montpellier et un nul Metz, le PFC a dernièrement retrouvé le chemin de la victoire en s’imposant largement 5-0 sur la pelouse de Dijon. A mi-parcours, le voilà troisième de D1. Mais le seul discours de la nouvelle cheffe du vestiaire parisien ne peut être le seul moteur de cette dynamique positive.

Si une relative sérénité défensive a été trouvée, c’est surtout l’efficacité des attaquantes parisiennes qui doit être mise en exergue. La recrue scandinave Linda Sallström enchaîne les bonnes prestations. Auteure de huit buts en onze matches de championnat, elle est actuellement sur le podium du classement des  buteuses. Ses camarades de l’attaque du Paris FC, la jeune formée au club Mathilde Bourdieu et Gaëtane Thiney ne déméritent pas. Chacune ayant marqué à quatre reprises cette saison. Buteuse en Bourgogne lors de la dernière journée, Clara Matéo  apporte sa contribution au travail de ce triptyque offensif qui a lancé véritablement les Franciliennes dans cette ambitieuse course aux premières places. La seconde moitié du championnat commence dès ce 1er décembre, l’occasion pour les filles de Sandrine Soubeyrand de confirmer leur renouveau et conserver leur place au sein du trio de tête de l’élite. Cela débute par un déplacement dans le Nord, à Lille.


Crédits photos : Twitter-PFC/Twitter-DFCO/FFF

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