Lyon garde la main

Face à une équipe du PSG bien en place durant les 45 premières minutes, l’Olympique Lyonnais a posé les bases d’une victoire précieuse en marquant dès le retour de la première mi-temps par Nécib, avant de prendre totalement la mesure de son adversaire grâce à Schelin et Tonazzi (3-0). La rencontre a montré l’écart qu’il reste entre les deux clubs. Toujours trop grand.
C’est toujours Lyon le plus fort. L’OL féminin s’est imposé sur le score de 3 à 0 ce dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain. Le choc de la 4e journée de D1 féminine a démontré que la première puissance du football féminin français était toujours celle du club de Jean-Michel Aulas.

Paris a pourtant livré une partie sérieuse. Appliquées, rigoureuses, les Parisiennes posent des problèmes à leurs adversaires, dans le sillage d’une toujours excellente Shirley Cruz. Malgré quelques occasions dangereuses, les Lyonnaises sont forcées au silence et le score de 0-0 à la pause apparaît relativement logique.

Comme souvent dans ce genre de match, le premier but a provoqué un avantage décisif. C’est en tout début de première mi-temps que Louisa Nécib ouvre son pied seule à 3 mètres du but vide pour ouvrir le score, suite à un débordement incisif de Lotta Schelin (53e).



 

Lyon toujours intouchable

Solide défensivement, le PSG a eu plus de mal à développer son jeu, et la tribune bien remplie du stade Charléty n’a pas eu beaucoup d’occasions de vibrer pour son équipe au final, hormis sur les deux plus grosses occasions de la première période.

En face, Lyon s’est appliqué à reproduire ses recettes habituelles. De la maîtrise, de l’engagement physique, de la qualité technique, et des accélérations dont seules ses joueuses ont le secret. Le deuxième but arrive d’ailleurs sur l’une d’elle. A l’entrée de la surface, l’inévitable Lotta Schelin pousse le cuir, suit d’un coup de rien et glisse un ballon malicieux dans le petit filet de Benameur (70e).



Schelin, encore elle, monte clairement en puissance et donne des frissons à la défense parisienne jusqu’à sa sortie à la 84e, manquant de tripler la mise à deux reprises, dont une frappe sur le poteau à quelques mètres sur la gauche du but vide (80e).

C’est Laetitia Tonazzi qui portera le coup de grâce dans les arrêts de jeu (92e). A 40 mètres, la buteuse voit Benameur avancer et tente un improbable lob qui a scotché la gardienne du PSG, ses coéquipières, les staffs et les 2900 spectateurs de l’enceinte de la Porte de Gentilly.

Au-delà d’une victoire primordiale ce soir, l’OL a surtout donné l’impression – surtout en 2e période – d’être encore intouchable, infligeant déjà un deuxième coup sur la tête de ses adversaires directs, après avoir déjà battu Juvisy sur le même score lors de la 2e journée.

Crédits photos : C.Gavelle/PSG / R.Mouillaud/Le Progrès