Les 12 Foot d’Elles : Sandrine Roux – La bienveillance professionnelle

Une histoire banale pour une femme non banale. Comme beaucoup de petites filles de son époque et encore aujourd’hui, Sandrine débute le football à 6 ans. Avec les garçons. 10 ans plus tard, elle connaît sa première sélection, en 1983. Comme le symbole d’une joueuse talentueuse et précoce.

71 sélections, 6 titres de champion de France. Un palmarès qui en impose. La joueuse est fidèle. Elle reste près de 17 ans à St Maur. Elle conclut les deux dernières années de sa carrière au FC Lyon. Mais l’aventure ne fut pas facile. Pouvoir alterner carrière professionnelle et sportive relevait de l’exploit. Cette expérience a poussé Sandrine vers la direction du social. Le social sportif !

Entraîneur national, en charge des gardiennes de but de la sélection U19, elle est surtout dévouée au suivi socio professionnel des sportives et sportifs de haut niveau. La vie professionnelle joue un rôle sur les performances. Par son expérience personnelle et le chômage connu lors de sa carrière, elle a une vraie vision sur le sujet. Grâce au conseil général du Val-de-Marne à l’époque, elle décrocha un contrat de sportive de haut niveau et a pu ainsi se reconstruire. C’est pourquoi à ce jour, elle s’occupe des sportives de haut niveau et l’importance de la carrière professionnelle pendant et après la carrière sportive.

Sandrine Roux aime s’impliquer que ce soit dans les médias (intervenante sur D8) ou dans la vie.  Très ouverte et veillant sur les autres, elle n’oublie pas de rappeler aux filles que la reconversion se joue pendant leur carrière. Très à cheval sur ce principe, elle fait passer le message sur chaque terrain. Femme de caractère et de poigne, Sandrine se donne corps et âme dans son métier. Un exemple à suivre

Valeurs – La passion, moteur du football
 

« La passion va permettre tout le reste. J’estime que si nous ne sommes pas passionnés, se surpasser est impossible. Être athlète de haut niveau inculpe pour certains une notion de sacrifice(s). Or, si la passion est présente, on ne parle même pas de sacrifice(s). C’est une chance. Du plaisir. C’est comme dans la vie. Quand nous n’avons pas la passion dans notre métier, nous ne faisons pas les choses. Certes, pour moi, le football c’est de la compétition. Nous avons un objectif, il faut se donner les moyens. Le mot « passion » déclenche tout. Si parfois il n’y a pas autant d’investissement au niveau des jeunes, c’est peut-être dû à un manque de passion. La société a changé »