L’Australie, un adversaire à la hauteur pour les Bleues

Après une belle victoire 4 buts à 0 face au Mexique en septembre, l’équipe de France de Corinne Diacre s’apprête à affronter l’Australie ce vendredi 5 octobre, au Stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne (21h00, en direct sur W9). Contre des Maltidas sixièmes du classement mondial, les Bleues devront être prêtes ! Présentation de la rencontre.

Alors que les Bleues ont cédé la troisième place du classement mondial aux Anglaises, les Australiennes ont elles bondit de deux marches. En dépassant le Brésil et le Japon, les Matildas se retrouvent à la sixième place, à seulement 2 points du Canada et à 21 de la France. Un classement et des mouvements qui, à n’en pas douter, présagent une rencontre intéressante entre les deux formations.

L’histoire entre les Bleues et les Matildas

Jusque-là la France et l’Australie ne se sont affrontées qu’à six reprises avec un bilan légèrement favorable aux Océaniennes (3 victoires australiennes, 1 nul et 2 victoires françaises).

Gaëtane Thiney face à l’Australie lors du tournoi de Chypre en 2014

Les rencontres entre les deux nations sont rares et les premières confrontations remontent à une époque où les actuelles Bleues étaient des enfants. Une époque où seule la sélectionneure Corinne Diacre portait le maillot floqué du coq. En effet, en janvier 2001, alors qu’Emelyne Laurent avait deux ans, l’équipe de France s’envolait pour une tournée en Australie et affrontait les Matildas à trois reprises (2 défaites et 1 match nul). En avril de l’année suivante, l’équipe de France d’Elisabeth Loisel s’imposait 1 but à 0, grâce à une réalisation de Marinette Pichon.
Parmi les joueuses de la dernière liste de Corinne Diacre, plusieurs ont déjà joué contre l’Australie lors de rencontres plus récentes, en 2013 et/ou en 2014 : Bouhaddi, Renard, Thiney, Le Sommer, Bussaglia, Asseyi, Mbock, Majri et Benameur. Lors de la préparation à l’Euro 2013 sous la houlette de Bruno Bini, les Bleues s’étaient inclinées 0-2 contre les Océaniennes. Enfin, le dernier match en date entre les deux formations remonte au 7 mars 2014, à l’occasion du tournoi de Chypre où l’équipe de France l’avait emporté 3 buts à 2. Ce vendredi 5 octobre, à Saint-Etienne, les Bleues auront alors l’occasion de rééquilibrer l’historique des confrontations entre les deux nations. Pour cela, il faudra que les joueuses de Corinne Diacre s’imposent.

On ne prend pas les mêmes et on recommence

Quelques ¨surprises¨ ou en tout cas pas mal de changement dans la liste de Corinne Diacre pour les deux rencontres à venir. Lors de la conférence de presse du 25 septembre dernier, la sélectionneure a dit son souhait de « se mettre en difficulté » sur ces deux matches et pense que c’est encore le moment pour faire certains essais.

La joie de Diani, Henry, Le Sommer et Thiney lors de la victoire face au Mexique (4-0), en septembre.

Sur les vingt-trois joueuses appelées, huit n’étaient pas présentes lors du dernier rassemblement. Pour Corinne Diacre « il faut avoir un plan B » et c’est ce qu’elle essaie de préparer avec ces changements. La technicienne tricolore est aussi exigeante et elle ne le cache pas : « Cascarino est blessée. Pour les autres, j’ai voulu les piquer un petit peu. Ce qu’elles font c’est bien mais… j’aimerais qu’elle fasse plus, que ce soit avec nous ou avec leur club. C’était le moment de changer un peu, de mettre un peu de concurrence parce que cela faisait un petit moment qu’on en avait pas mis. » Pour autant les joueuses qui rejoignent le groupe ont toutes déjà été appelées au moins une fois (Benameur, Peyraud-Magnin, Tounkara, Renard, Bussaglia, Clémaron, Gauvin), à l’exception d’Emelyne Laurent pour qui ce sera une première. Malgré les allers-retours de certaines, la qualité de l’effectif tricolore reste bonne, l’ossature de l’équipe se renforce et le onze type de Corinne Diacre se dessine de plus en plus clairement. Alors les Bleues, prêtes pour une cinquième victoire d’affilée ?

Sans Sam Kerr mais avec du potentiel

Pour aller défier la France (puis l’Angleterre), le sélectionneur australien a appelé dix-huit joueuses parmi lesquelles les expérimentées Lisa de Vanna, Clare Polkinghorne, Elise Kellond-Knight et Kyah Simon notamment. En revanche, la « star » de l’équipe, Sam Kerr manque à l’appel. Pourtant, pas de blessure en vue pour celle qui a été nommée meilleure joueuse internationale lors des ESPY Awards 2018.

Amy Sayer, 16 ans, appelée pour la seconde fois avec les Matildas

Sur le site dédiée à l’équipe nationale féminine, le sélectionneur Alen Stajcic s’est contenté de déclarer que « certaines Matildas n’étaient pas disponibles pour la sélection ». Puis de relativiser en se disant que les matches d’octobre sont « une excellente occasion de tester d’autres joueuses dans un environnement difficile et de développer la profondeur de l’effectif avant la Coupe du Monde Féminine de la FIFA de l’année prochaine ». Difficile d’avoir la version officielle pour l’absence de Kerr, mais finalement peu importe. Elle ne sera pas là, d’autres oui. Ce sera d’ailleurs le cas pour trois jeunes talents australiennes convoquées par Alen Stajcic : Amy Sayer, Princess Ibini et Mary Fowler, qui à n’en pas douter, voudront se montrer et marquer des points auprès du sélectionneur. Malgré l’absence de certaines joueuses et la fatigue d’autres naviguant entre les championnats américain et australien, le technicien océanien reste « convaincu que cette équipe à la capacité de défier la France. »

Le rendez-vous est pris. Ce vendredi 5 octobre, la France et l’Australie déballeront leurs arguments sur le terrain du Stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne… Reste à savoir laquelle aura les arguments les plus lourds pour faire pencher la balance et s’imposer.


Crédits photos : FFF, Westfield Matildas

1 commentaire

  • Madame Diacre fait des changements trop tardifs , Dali à 15 minutes de la fin et Laurent à 10 minutes. C’est trop tard. Elle ne peut pas juger ces dernières sur leur valeur. Elle laisse jouer Gauvin tout le match alors que depuis qu’elle la sélectionne elle tire au dessus ou à coté.La pauvre, elle loupe toujours le cadre, peut-être la scoumoune, mais il faut reconnaître que Montpelliers n’est pourtant pas au beau fixe en ce moment, alors pourquoi la sélectionner.
    Majri joue milieu à Lyon et Madame Diacre s’obstine à la faire jouer latérale gauche alors qu’elle a au moins deux joueuses avec Karchaoui et Bacha en réserve.
    Quand à Bussaglia……j’aime mieux m’abstenir.
    Pour moi les meilleures joueuses de ce match, Majri et Le Sommer.
    Attendons le prochain match.

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