La FIFA investit dans le football féminin

Vendredi dernier, de nouvelles directives concernant le football féminin ont été dévoilées par la FIFA. Un budget de développement multiplié par deux, la volonté d’impliquer plus de femmes à des positions de pouvoir, la mise en route d’une task force pour le football féminin… les choses commencent à bouger à la FIFA.

 

 

Selon les nouvelles directives FIFA concernant le football féminin, les fonds de développement qui lui seront alloués devraient doubler lors des quatre prochaines années (2015-2018) alors que le budget général n’augmentera « que » de 100 millions d’euros, passant ainsi à 900 millions d’euros. Si l’on se doute que le budget du football féminin n’atteindra pas des sommes folles, le voir multiplié par deux est une initiative plus que bienvenue.

 

 

Le projet « Live Your Goals », lancé en 2011 afin d’inciter les jeunes filles et les femmes à s’impliquer dans le football, verra son budget augmenté de moitié par rapport à 2010 (600 000 $ en 2015). Il fait partie des projets « Goal » initiés par la FIFA, dont le but est de faire avancer la pratique et les conditions des joueuses partout dans le monde. Plus de 650 projets ont d’ailleurs déjà reçu le soutien de la FIFA dans 202 des 209 associations membres. Après la réunion « Goal » de mars 2014, on pouvait compter parmi les projets votés un programme de développement des clubs en Finlande ou l’implantation d’un centre de formation national en Suisse, notamment en ce qui concerne l’Europe. En ce qui se rapporte à un sujet qui fait beaucoup débat en ce moment, 8 projets concernent la construction de terrains en gazon artificiel dans des zones sujettes à de fortes chaleurs (en Afrique ou au Yémen par exemple).

 

 

Rappelons qu’une task force pour le football féminin s’était réunie début 2014 pour la première fois de son histoire, car tout juste créée. Parmi ses propositions :

 

 

  • le football féminin comme opportunité de croissance du football, nécessitant une stratégie claire de la part des associations membres

 

  • la nécessité de rendre le football accessible aux jeunes filles autant qu’aux garçons, mais également dans les médias

 

  •  le besoin de structures stables et de soutiens pour l’élite 

 

  • l’importance d’avoir des femmes entraîneures, mais également dans les organes dirigeants et administratifs

 

  • la nécessité de faire en sorte que footballeuses et footballeurs soient traités de la même façon dans la société.

 

 

De bon augure pour le futur ?