Julie Turquet (Racing Club de France 92, DHR) : « Apporter à l’équipe le maximum pour obtenir la montée »

Arrivée à l’inter-saison au Racing en provenance d’Herblay (D2), l’ancienne guingampaise (2 matchs en D1), Julie Turquet veut toujours croire à la montée des Ciels et Blancs en Division d’Honneur. Un club mythique dans l’histoire du championnat de France qui se conjugue cette saison au féminin.

FE : Actuellement 4e du classement, comment juges-tu cette première partie de saison du Racing Féminin ?

Étant donné l’effectif que nous avons pour évoluer dans un championnat comme la DHR, j’estime que notre première partie de saison est très moyenne. Lorsque l’on regarde sur le papier, on a de très bonnes joueuses déjà présentes l’année dernière et de nombreuses nouvelles ayant déjà évolué en D2. Pour moi, on devrait être premières de ce championnat. On a laissé traîner des points largement à notre portée, mais j’espère qu’on pourra vite les rattraper.

FE: Que manque-t-il à cette formation pour retrouver le trio de tête de la DHR et penser de nouveau à la montée en DH ?

Sincèrement, je ne sais pas ce qu’il nous manque car on a les joueuses pour la montée. Mais je pense qu’il faut du temps pour créer des automatismes entre les joueuses vu que nous sommes beaucoup de filles à jouer pour la première saison ensemble. Ensuite, sur le terrain, plus de soutien et d’encouragements entre coéquipières mais aussi de la part des coachs.
Il faut que l’on soit plus solides en défense et plus efficaces en attaque. En conclusion, la semaine, on s’entraîne bien et le groupe vit bien donc il faut qu’on soit présentes le jour J. Cependant, on a jonglé avec les nombreuses blessures et les absentes, ce qui ne nous a pas aidées. Il faut que l’on continue à travailler sérieusement à l’entraînement, et le reste viendra.

FE :  Tu as connu les deux niveaux nationaux : la D1 avec Guingamp et la D2 avec Herblay, n’est-ce pas difficile de redescendre à nouveau ?

C’est vrai que j’ai connu les 2 niveaux nationaux, mais pour moi cela ne reflète pas mon niveau ou ma « carrière footballistique ». Car au final, cela fait peu de temps que je joue dans une équipe féminine. Cette saison au Racing est seulement ma 4ème année, même si j’ai joué pendant longtemps avant avec les garçons.
Après avoir fait deux bonnes années en division régionale à Sainte Luce près de Nantes, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe de Guingamp et le groupe de D1. Mais, avec mes études à Paris c’était trop compliqué, puis j’ai eu de nombreuses blessures. L’exigence et la rigueur du travail pour jouer en D1 sont bien supérieures à ce niveau. Ensuite, j’ai pu intégrer le groupe de D2 à Herblay où je ne juge pas ma saison bonne sur le plan sportif, mais qui m’a beaucoup apporté et fait progresser. Cette année, j’avais besoin de reprendre confiance et de me faire plaisir, et je ne regrette pas du tout mon choix de m’être engagée avec le Racing. J’espère revenir vite de ma blessure et apporter à l’équipe le maximum pour obtenir la montée.

FE : Quelles sont les ambitions avec le Racing pour cette saison ?

Mon ambition avec le Racing est claire et simple : c’est la montée et j’espère toujours que nous allons le faire.

FE : Le projet du Racing et le recrutement de l’inter-saison t’ont-ils poussée à signer dans ce club mythique ?

Sincèrement, je devais signer à Rueil cette saison et je suis finalement venue au Racing car un grand nombre de joueuses d’Herblay y allaient. Lorsque je suis allée m’entraîner pour la première fois, tout s’était très bien passé. J’avais pu voir qu’il y avait déjà de très bonnes joueuses au club, et l’ambiance était sympa. Ensuite, c’est sûr que l’objectif de monter avec le Racing m’a plu, mais il était le même à Rueil et pour le moment, on peut dire que cette dernière équipe a atteint son objectif de mi-saison en étant première. J’espère qu’on saura inverser la situation car pour moi, nous avons la meilleure équipe du championnat.

Propos recueillis par Nicolas Cotten
Crédit photo Cécile Voisin