France/Brésil : Une belle affiche pour conclure 2018

Les Bleues continuent leur procession dans les stades qui accueilleront le Mondial 2019 afin de peaufiner leur préparation. Ce samedi soir (21 heures) à l’Allianz Riviera de Nice, les filles de Corinne Diacre accueillent le Brésil. Une nation face à laquelle elles restent invaincues. France/Brésil, une affiche de prestige qui sera l’occasion de voir quelques évolutions à l’entame de la dernière ligne droite vers la Coupe du monde.

Une  dernière avant le tirage du Mondial

Le duel de ce samedi sur la Côte d’Azur sera en effet l’ultime match avant le tirage au sort de la Coupe du monde prévu le 8 décembre prochain à Boulogne-Billancourt. Une seule rencontre prévue en ce mois de novembre pour les Bleues. Un nombre restreint d’affrontements justifié par Corinne Diacre. « Novembre est toujours un mois compliqué. L’année dernière, on en avait joués deux. Deux gros matches [N.D.L.R. l’Allemagne et la Suède]. Là, on va jouer un seul gros match. Je pense que sur cette période c’est bien suffisant. » La sélectionneure prévient les pépins physiques mais pense surtout au rythme crescendo de l’enchaînement des compétitions nationales et européennes lors de cette année de Coupe du monde.

Les enjeux de ce match ? Pour les Bleues, qui restent sur une série de six succès consécutifs (24 buts marqués et aucun encaissé) depuis mars dernier, l’essentiel est d’assurer la constance dans tous les secteurs de jeu. A contrario, la sélection de Vadão, se déplace en France pour retrouver une certaine confiance. Sur ses cinq derniers matchs amicaux, le Brésil ne s’est imposé qu’une seule fois (victoire 2-1 contre le Japon en juillet), s’inclinant face à l’Australie, les États-Unis, le Canada et dernièrement face aux Anglaises.

Des absences notables des deux côtés

Après la première journée de rassemblement à Clairefontaine, la portière Pauline Peyraud-Magnin touchée au poignet, Kenza Dali et Eugénie Le Sommer ont dû déclarer forfait. Karima Benameur et la milieu de terrain de Fleury, Daphné Corboz, remplaceront respectivement les deux premières citées. Dans le cas d’Eugénie Le Sommer, sa coéquipière à l’OL Delphine Cascarino assurera son remplacement dans le groupe.

Pourtant buteuse lors des sept dernières rencontres des Bleues, Corinne Diacre assure ne pas vouloir d’une « Le Sommer-dépendance ».  « [L’absence d’Eugénie] c’est quelque chose de préjudiciable, maintenant le jeu de l’équipe de France ne tourne pas autour d’une seule joueuse puisqu’on travaille sur un collectif. Donc, logiquement, j’ai envie de dire que notre jeu ne sera pas pénalisé. »

Du côté des Brésiliennes, pour ce match amical, l’absence de la star et incontournable plaque tournante Marta au sein du groupe auriverde ne passe pas inaperçue. Egalement blessée. La nouvelle de sa défection a navré Corinne Diacre en conférence de presse au début de la semaine.

De la jeunesse, oui mais … pas à pas

Ce France-Brésil est une bonne occasion pour la jeunesse bleue de se dévoiler.  Mais, au sein du staff français, on tempère l’excès de jeunisme. « Si je n’avais que des jeunes, on n’irait pas bien loin. Heureusement que j’ai quelques anciennes qui ont beaucoup d’expérience. Ces jeunes, aujourd’hui, elles ne sont plus en sélections de jeunes, elles sont en équipe de France, elles ont donc quelque chose a apporté », a exhorté Corinne Diacre.

Les projecteurs seront forcément pointés vers Marie-Antoinette Katoto. L’attaquante, en forme sur  tous les plans en ce début de saison avec le PSG, intègre pour la première fois un rassemblement chez les grandes. La Francilienne de vingt ans a eu le temps de digérer son dernier été compliqué avec l’équipe de France U20 lors du Mondial en Bretagne et pourrait se voir enfiler le maillot des Bleues dès ce samedi soir. Toutefois, la sélectionneure préfère d’ores et déjà déminer le terrain sur l’exposition croissante dont elle fera sans doute l’objet ces prochains mois. « Laissez-lui un peu de temps. Qu’elle découvre et s’approprie nos principes.  On n’en fait pas un cas particulier, on connaît ses qualités. On sait qu’elle sort d’une compétition avec les U20 difficile. Maintenant, comme je lui ai dit, cette compétition est derrière nous.» La Parisienne retrouve notamment l’attaquante lyonnaise Emelyne Laurent, une de ses partenaires lors du Mondial U20, qui a déjà revêtu à deux reprises la tunique des A face à l’Australie et au Cameroun, en octobre dernier.

Un mélange d’expérience et de jeunesse qui aura à cœur de produire du beau jeu, ce samedi soir, afin que cette belle affiche à l’Allianz Riviera permettent aux Bleues de conclure cette année internationale 2018 sur une bonne note.


Crédits photos : FFF/CBF/FIFA

1 commentaire

  • Encore du travail pour Madame Diacre. Du mieux avec le bon match de Marion Torrent et Amel Majri pour ne citer qu’elles, mais toujours cette obstination à faire jouer Valérie Gauvin , même pas titulaire au dernier match de Montpellier et toujours aussi maladroite devant le but. Attendons le prochain match contre les Etats Unis en janvier 2019 avec le retour de d’Eugénie Le Sommer et Emelyne Laurent.

Laisser un commentaire