Qui sont les Footeuses d’Ambiance, vainqueures du #Footworking ?

Les Footeuses d’Ambiance, peut-être avez-vous déjà entendu ce nom quelque part… Ce qui est sûr, c’est que vous avez pu le lire sur Foot d’Elles récemment puisque c’est l’équipe qui a remporté le #Footworking 2019 à Nantes, le 12 janvier dernier. Mais alors qui sont ces fameuses Footeuses d’Ambiance et quelle est leur histoire ? Présentation.

Les Footeuses d’Ambiance c’est une association fondée par des diplômées de l’Edhec Business School en 2006 et aujourd’hui ouverte à toutes les passionnées de ballon rond. L’idée de départ était principalement de monter une équipe de foot à 7 pour se voir et se découvrir dans un cadre différent et développer un réseau autour du sport… Aujourd’hui, c’est chose faite et encore mieux que ce que l’association avait espéré.

Le football, pourquoi et comment ?

Sans aucun doute parce que c’est un sport collectif qui permet de développer l’esprit d’équipe et les notions de communication, de partage et de performance. Mais lorsque l’on pose la question à Karima et Aurélie, membres de l’association et joueuse de l’équipe, on se rend compte que le choix peut parfois être assez anecdotique, voire même un peu dû au fruit du hasard. Pour Karima Ouizgouret, aujourd’hui consultante chez Accenture, l’histoire avec les Footeuses d’Ambiance a commencé en 2008. Alors étudiante à l’Edhec, Karima part à Dublin dans le cadre d’un échange universitaire et découvre le football grâce à ses colocataires : « Mes colocs étaient Américaines et pour ne pas rester seule le soir, je les suivais et j’allais à l’entraînement avec elles. Je n’avais jamais joué au foot auparavant mais cela m’a donné envie de continuer, alors à mon retour en France, j’ai découvert et intégrer l’association Les Footeuses d’Ambiance. »

Pour Aurélie Chrétien, c’était un peu différent puisqu’elle avait déjà pratiqué le football en club avant de rejoindre Les Footeuses d’Ambiance il y a deux ans. Pendant longtemps, l’ingénieure en génie civil désormais, a jonglé entre football, handball, études et boulot jusqu’au jour où elle a réalisé que la pratique en club était un investissement trop important. « Cela n’était plus compatible avec mon boulot et mon état d’esprit à ce moment là. J’avais cherché des équipes loisirs en Île-de-France mais je n’avais pas trouvé à l’époque. » Finalement, c’est lors de vacances au Maroc qu’Aurélie se retrouve dans la même auberge que deux joueuses de l’équipe : « On a discuté et quelques semaines plus tard, mon aventure avec Les Footeuses d’Ambiance commençait. »

Évolution et développement

Les Footeuses avec Hoda Lattaf et Brigitte Henriques lors du Footworking la saison dernière, à Bordeaux

Fondée en 2006 par d’anciennes étudiantes de l’Edhec, l’association visait à renforcer les liens entre les femmes en dehors du cadre des études puis de leur vie professionnelle mais aussi à « se retrouver une fois par semaine pour évacuer le stress du boulot et garder la forme » comme le précise Aurélie. Composée d’une quinzaine de joueuses au départ, l’équipe des Footeuses d’Ambiance a ensuite eu un peu de mal à recruter en interne alors la porte s’est ouverte aux « non-Edhec » pour que l’association continue son développement et permette à plus nombreuses de venir taper la balle. Les Footeuses d’Ambiance sont aujourd’hui une quarantaine, de tous les horizons et âgées de 22 à 39 ans. « Finalement nous avons dû refuser certaines inscriptions car nous ne disposons que d’un demi-terrain pour nos entraînements hebdomadaires le mardi soir. Cela aurait donc été compliqué à gérer si nous allions au-delà de 40. » rappelle Karima.

Depuis 2012, l’équipe des Footeuses d’Ambiance participe au Critérium régional de football féminin géré par la FFSE (Fédération Française du Sport d’Entreprise) qui leur permet de faire des matches contre d’autres associations et équipes d’entreprise d’Île-de-France. Lorsque l’on demande à Karima Ouizgouret de parler de l’évolution de l’association depuis le recrutement et l’inscription au Critérium, on ressent sa satisfaction : « 2012, c’est également à peu près à cette époque que nous avons changé d’entraîneur. Pierre-Baptiste Delpuech est un bénévole très investi. Il a réussi à faire de l’équipe ce qu’elle est aujourd’hui et cela se voit dans l’évolution de notre classement au fil des saisons. Avant lors des tournois, on essayait de ramener le trophée du fair-play ou de l’ambiance parce qu’on savait que footballistiquement ce n’était pas possible. Aujourd’hui, notre équipe est beaucoup mieux structurée et la cohésion entre nous est plus grande. Toutes les filles ont trouvé leur place en fonction de leurs qualités et cela a rendu l’équipe plus forte collectivement. »

Au fur et à mesure des saisons, les Footeuses d’Ambiance se sont prises au jeu et même si leur pratique du football reste une pratique en loisirs, elles ont toujours faim de ballon et de rencontres, comme l’explique Aurélie : « Nous aimons aller à la rencontre des gens alors nous essayons de participer à un maximum de tournois ou d’événements, comme le Footworking de Foot d’Elles, la coupe Bernard Tapine à l’Urban, le tournoi de l’Edhec bien sûr ou encore les Jeux mondiaux organisés par le FFSE. Cette année nous allons aussi participer aux Jeux européens à Salzbourg (Autriche). C’est génial et enrichissant pour nous toutes ! »

Footworking, parlons-en…

Les Footeuses d’Ambiance avaient déjà participé à l’édition de l’an passé, à Bordeaux. Pour la 3e édition qui avait lieu à Nantes le 12 janvier dernier, les Footeuses d’Ambiance ont fait plus que participé, elles ont gagné ! Aurélie ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme quand on lui demande ce que ça fait de gagner : « C’était forcément très sympa de remporter l’édition de cette année. C’est top d’avoir pu mettre en application ce que nous faisons chaque semaine aux entraînements ou lors de nos matches. Cela reste du foot loisirs mais finalement c’est très sympa de voir comment l’équipe a progressé et où nous en sommes aujourd’hui. »

Karima, Aurélie et leur équipe posent avec le coupe lors de leur victoire au Footworking 2019, en janvier dernier

Pour Karima, le son de cloche est un peu le même et le plaisir de voir les efforts du groupe récompensés est grand. Mais au delà du tournoi de foot, Karima se réjouit aussi de l’événement dans sa globalité « Ce que nous avons aussi beaucoup aimé, c’est de profiter de ce tournoi pour nous sensibiliser à certains sujets de la société, des choses auxquelles on ne se serait pas forcément intéressé par nous-mêmes. Je pense notamment au cécifoot que nous avons découvert et qui nous a permis d’allier le jeu à une réflexion plus profonde sur la société et sur la diversité au sens large. Il y a aussi cette combinaison de tables rondes avec le témoignage et la prise de paroles de personnes qui ont vraiment des parcours intéressants. Le fait qu’elles partagent leur expérience peut inspirer tout le monde sur divers sujets. Finalement, notre seul regret c’est que notre coach n’ait pas pu être là pour assister à la remise de la coupe »

Les Footeuses, bien plus que du foot

Vous l’aurez compris, depuis leur création en 2006, les Footeuses d’Ambiance ont grandi et prennent de plus en plus de plaisir sur les terrains. Mais l’association va bien au-delà des rectangles verts que les joueuses foulent chaque mardi soir ou lors des événement auxquels elles participent. Pendant l’année, l’association organise également des choses « en dehors du foot » : soirée de Noël, repas de fin d’année, pique-nique pour la rentrée, restaurant ou autres, qui comme le dit Karima font que « la cohésion sur le terrain se retrouve en dehors et inversement ».

Encore plus que ces événements réguliers pendant la saison, Aurélie insiste elle sur un événement bien particulier : « notre week-end de « mise au vert » où on essaie de partir ensemble sur deux ou trois jours. Ces dernières années on a fait ça dans la maison de famille de notre coach, dans le Cantal. Le but de ce week-end c’est de faire plein de sports, de découvertes, tout sauf du foot ! (Rires) C’est l’occasion de se découvrir les unes et les autres mais aussi d’en apprendre sur soi-même parfois. Le mot de la fin reviendra à l’ingénieure en génie civil qui conclut en beauté : « Les Footeuses d’Ambiance, c’est plus qu’une association, c’est plus que du foot. Pour moi, c’est une bande d’amies sur qui on sait qu’on peut compter et ça c’est tout ce qui me plaît ».


Crédits photos : Les Footeuses d’Ambiance


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