Fleury, une équipe qui monte

Val d’Orge il y a deux ans, le club essonnien a changé de nom et de couleurs depuis son accession à la D1 à l’issue de la saison 2016-2017. Aujourd’hui, le FC Fleury 91 Coeur d’Essonne veut s’inscrire durablement dans l’élite du football français et fait tout pour s’en donner les moyens. Focus.

Ce week-end, pour le compte de la 5e journée de championnat, le FC Fleury 91 accueillera son voisin du Paris FC. Déjà un deuxième derby francilien pour les joueuses de Jean-Claude Daix qui s’étaient inclinées sur le plus petit des scores face au Paris Saint-Germain lors de la 1ère journée (0-1). Depuis, les Floriacumoises ont marqué des points grâce à des victoires contre Metz (2-0) et Montpellier (1-0), puis à un match nul face à Bordeaux (1-1). De quoi bien se mettre en route…

Plus rien d’un promu

Depuis son passage de Val d’Orge à FC Fleury 91, l’équipe essonienne semble avoir fait un véritable bond. Un maintien bien mérité à la fin de l’exercice 2017-2018, un recrutement de choix lors du mercato cet été et on oublierait presque que l’équipe désormais emmenée par Jean-Claude Daix, n’est là que depuis un peu plus d’une saison seulement. Une satisfaction pour Daniel Carric, Président de la section féminine : « Évidemment pour notre première saison en D1 l’objectif était le maintien alors nous sommes heureux de l’avoir atteint. Maintenant, nous essayons de recruter intelligemment dans le but de progresser et d’anticiper les choses pour préparer les saisons à venir ».

« Nous sommes heureux de notre recrutement »

Promu la saison dernière ? Le début de saison des Floriacumoises le ferait presque oublié aussi. En effet, après quatre journées disputées en championnat, le FC Fleury 91 occupe la 4e place du classement derrière l’Olympique Lyonnais, le Paris Saint-Germain et les Girondins de Bordeaux. Les arrivées de Nadjima Ali Nadjim (Bordeaux), Kelly Gadea (Marseille), Marie-Charlotte Léger (Montpellier), de la Franco-Américaine Rachel Corboz et des deux Canadiennes (Alex Lamontagne et Mélissa Roy) ne sont sans doute pas pour rien dans le succès de l’équipe depuis la reprise. « En plus de leurs qualités de footballeuses, les joueuses qui nous ont rejoint cet été parlent toutes français alors la barrière de la langue n’est pas un problème. Nous sommes heureux de notre recrutement avec des joueuses qui ont de l’expérience. Notamment Kelly Gadea qui arrive de Marseille et qui nous fait un bien énorme. » appuie Daniel Carric. Si la route est encore longue et certainement semée d’embûches, le groupe essonnien fait son effet et semble bien parti pour tenir la dragée haute à ses concurrents de D1.

Se donner les moyens de…

Mais alors comment Fleury, dont l’équipe masculine évolue en National 2, parvient-il à s’en sortir aussi bien ? Comment le club réussit-il à attirer des joueuses pour rendre son équipe encore plus performante ? Comme on peut s’en douter tout ne s’est pas construit en une année et sous l’entité du Val d’Orge le club avait déjà fait en sorte de se structurer pour gagner du temps dans l’avenir. « Avec l’apport du FC Fleury le but est de continuer dans cette démarche et d’améliorer les points qui nous semblaient déficients. Nous avançons mais il y a encore pas mal de boulot, notamment au niveau de la formation. » souligne le Président de la section féminine.

« Les contrats fédéraux deviennent obligatoires »

Avec un budget annuel situé entre 450 000 et 500 000 euros, le club floriacumois essaie donc de trouver le juste équilibre entre les dépenses et les recettes pour s’inscrire durablement parmi l’élite du football français. Les joueuses du FC Fleury 91 ont quasiment toutes un contrat fédéral, pour se rapprocher d’un système plus professionnel mais aussi pour des raisons d’organisation, comme nous l’explique Daniel Carric : « Les contrats deviennent obligatoires compte tenu de l’évolution de la D1 et du fait que Canal+ diffuse de nombreux matches le samedi. Pour les rencontres à l’extérieur, nous sommes obligés de partir le vendredi alors si les filles travaillaient ce serait problématique. » Pour contre-balancer ces frais, les féminines de Fleury compte sur l’apport du Président Bovis « qui est un soutien énorme » mais aussi sur l’engouement grandissant autour de l’équipe féminine grâce au maintien obtenu la saison passée et à la médiatisation de la pratique : « Cela nous a permis de trouver pas mal de sponsors et de partenaires, mais nous restons néanmoins parmi les petits budgets du championnat. »

Le FC Fleury 91 Coeur d’Essonne séduit et devient de plus en plus attractif pour le public et pour les joueuses. Le Président de la section féminine reconnaît même qu’en règle générale « ce sont les filles qui demandent à rejoindre le clubplutôt que le club qui va les chercher. » À Fleury, il y a aussi un atout charme avec l’esprit familial du Val d’Orge conservé, « parce même si ils sont importants, il n’y a pas que les résultats qui comptent dans le football. » En tout cas, performance et esprit familial semble être la combinaison gagnante pour le FC Fleury 91. Souhaitons lui que cela dure le plus longtemps possible.


Crédits photos : Giovani Pablo Photography, Facebook FC Fleury 91 Coeur d’Essonne

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