#FIFAWWC Valenciennes parée à accueillir le monde du foot

Ce sera la plus septentrionale des 9 villes hôtes de la Coupe du Monde en France. Valenciennes aura la fierté de représenter le nord de l’hexagone durant le mois de la compétition. Un honneur pour cette région française amoureux de tous les footballs mais qui renferme également d’autres richesses historiques et atouts touristiques.

Une région amoureuse de sport

Le dimanche 9 juin prochain, à 13 heures précises, retentira le coup d’envoi du premier des six matchs prévus au stade du Hainaut pour cette Coupe du Monde. L’antre habituel du club local du Valenciennes Football Club (VAFC) va s’habiller durant trois semaines aux couleurs de la Coupe du Monde féminine. Quatre rencontres de poules, un huitième de finale et un quart qui se joueront dans l’écrin de plus de 25 000 places, inauguré en 2011. Une enceinte presque à taille humaine pour un événement planétaire. Une infrastructure qui a notamment vu la victoire des Bleues en septembre 2017 face à l’Angleterre (1-0) devant 20 000 spectateurs conquis et passionnés.

Mais au-delà du football, le sport est dans l’ADN de la capitale du Hainaut. Le VAFC, s’est régulièrement hissé parmi l’élite du ballon rond hexagonal malgré son actuelle position au sein de la Ligue 2 aujourd’hui. Le Nord, terre de foot ? Pas seulement. La reine des classiques cyclistes, « Paris-Roubaix » permet à l’agglomération valenciennoise d’avoir son petit moment de gloire annuel à l’internationale. Autour de la mi-avril,  les meilleurs coureurs du monde la frôlent en sillonnant des voies pavées dont la célèbre  «Trouée d’Arenberg » située à seulement quelques kilomètres de son cœur. Nul doute que tous ces atouts sportifs ont joué un rôle dans le choix final du comité d’organisation pour attribuer à la cité nordiste l’honneur d’accueillir la huitième édition de la Coupe du Monde.

Mélange d’histoire et de modernité

Grâce à son histoire culturelle et industrielle, Valenciennes compte une richesse immatérielle exceptionnelle. Celle que l’on surnomme « l’Athènes du Nord » est connue pour sa propension a inspiré et attiré les artistes. Des sculpteurs et des peintres entre autres venus des Flandres voisines. Son fort passé minier, éteint depuis quelques décennies, laisse en héritage de beaux panoramas mais témoigne surtout du basculement dans une ère de plus en plus moderne. Et la transformation de la ville s’en ressent, les changements s’en vont crescendo. Notamment dans le domaine de la mobilité et du logement. Dotée de deux lignes de tramways, près de quarante lignes de bus couvrant tout son bassin ainsi qu’un important réseau autoroutier à sa périphérie, Valenciennes a des arguments de poids qui offriront de nombreuses options de transports aux dizaines de milliers de spectateurs souhaitant se rendre au stade pour assister aux rencontres dès le 9 juin prochain. La proximité avec la métropole européenne lilloise et l’importante offre hôtelière dans la région sont d’autres aspects non négligeables.

La volonté d’accueillir le Mondial sur les bords de l’Escaut a aussi permis à la naissance d’équipes féminines de football. La preuve avec le VAFC. En septembre 2017, le club professionnel prend la décision d’ouvrir une section féminine par la voix de son président Eddy Zdziech. Un projet qui inclut sa structure mais aussi des clubs environnants. « On s’est étoffé avec l’arrivée des jeunes filles et jeunes femmes. Collaborer avec les clubs voisins ? Oui et nous devrions faire du bon travail ensemble», selon le dirigeant valenciennois.  

L’assurance d’un accueil chaleureux

« On attend ce rendez-vous avec impatience. Nous adorons échanger,
parler, faire la fête avec ceux qui viennent découvrir notre région, notre
ville. Je ne suis pourtant pas née dans le nord mais je suis venue une seule fois dans ma vie, ici à Valenciennes. Et depuis je l’ai adoptée, voilà maintenant près de dix ans »,
se confie Kathleen. Comme elle, nombreux sont les habitants qui attendant les premières joutes sur la pelouse du Hainaut. Le Nord sait accueillir. Et comment ne pas savoir le faire lorsque vous êtes une métropole aussi proche de ses voisins européens, à seulement quelques kilomètres de la frontière belge, ayant les Pays-Bas ainsi que le Royaume-Uni à courte portée. Une ouverture vers l’extérieur qui sonne telle une image de marque que voudront préserver les organisateurs, institutions et les centaines de volontaires locaux qui veilleront à la bonne tenue
de l’événement.

« C’est un véritable événement populaire sur notre territoire. Valenciennes est une terre de football. Ici, c’est une véritable religion que d’aller au stade. C’est un vrai bonheur qui, je l’espère, va pouvoir redonner le sourire aux Valenciennois. Pendant un mois ce sera « Happy face » obligatoire», se confiait l’édile valenciennois Laurent Degallaix, il y a quelques temps à un périodique local. La Coupe du Monde est forcément une occasion unique d’offrir la vitrine que la ville et la région des Hauts de France méritent. Durant quatre semaines, Valenciennes mettra ainsi tous les atouts de son côté pour tenir son rang d’ambassadrice du football et du nord de la France aux yeux du monde entier.

Le calendrier complet des rencontres à Valenciennes :

Dimanche 9 juin (13 h) : Australie – Italie
Mercredi 12 juin (18 h) : Allemagne – Espagne
Samedi 15 juin (15 h) : Pays-Bas – Cameroun
Mardi 18 juin (21 h) : Italie – Brésil
Dimanche 23 juin (17 h 30) : huitième de finale 1er groupe D – 3e groupe B ou E ou F
Samedi 29 juin (15 h) : quart de finale vainqueur match 43 – vainqueur match 44

Crédits photos : GB/FFF

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