#FIFAWWC – Une France victorieuse en plein réglage

La Thaïlande s’est présentée comme le pénultième adversaire des Bleues avant la Coupe du Monde, ce samedi à Orléans. Un succès final 3-0 pour ce premier affrontement face aux footballeuses asiatiques qui s’est surtout dessiné en deuxième période. Un match qui a permis à certaines joueuses accréditées du statut de suppléantes de montrer leur potentiel et leur motivation à quelques jours du grand événement. Malgré le contexte, la copie rendue est plus ou moins mitigée.

Des changements à tous les étages

Il ne fallait pas chercher l’équipe-type des Bleues sur la pelouse du Stade de la Source à Orléans ce samedi pour cet avant-dernier match de préparation. La plupart des Lyonnaises, ménagées après leur récent sacre européen à Budapest, étaient absentes de la rencontre. Delphine Cascarino fut l’unique rhodanienne présente sur le pré vert. Néanmoins, cela ne semblait pas être le seul argument de Corinne Diacre pour mettre une pincée de nouveautés dans le onze de départ.  Julie Debever, Charlotte Bilbault ou encore Pauline Peyraud-Magnin, sont les symboles de fraîcheur au coup d’envoi. Enfin fraîcheur … Les Bleues en pleine préparation depuis deux semaines vont rapidement sentir les effets de leurs efforts consentis depuis la deuxième semaine du mois de mai.

Face à une équipe asiatique, majoritairement sur le reculoir dès les premières secondes, la philosophie tricolore est ouvertement affichée : aller vers l’avant en confisquant le ballon. Successivement, Valérie Gauvin et Viviane Asseyi essayent de rendre  fertile cette possession et  loger le cuir dans les cages de la héroïque portière thaïlandaise, Charoenying. Dans le premier acte, si le travail des latéraux est intensif la finition n’est toutefois pas au rendez-vous. Thiney s’invite également à la fête offensive. Mais si la joueuse du Paris FC réussit à régler la mire,  Viviane, elle, ne peut que trouver la barre transversale à quelques instants de la pause.

De l’autre côté, les valeureuses « Eléphantes » ont quant à elles l’occasion rare de semer le danger devant les buts de Pauline Peyraud-Magnin par l’intermédiaire de leur capitaine Sungngoen bien lancée en profondeur. Mais son tir trop croisé va constituer l’unique situation dangereuse de la sélection visiteuse. L’arrière-garde bleue a passé une fin de journée très tranquille.

Une histoire de penalties

Les statistiques sont formelles, les Bleues ont énormément tenté et frappé au but. Mais les automatismes restaient à trouver. Une chose est sûre, de l’entrain, les filles de Corinne Diacre en ont mis dans cette opposition. Les changements effectués dès le début de la seconde moitié du match ont pourtant été bénéfiques. Marion Torrent et Delphine Cascarino ont respectivement cédé leur place à Eve Périsset et Emelyne Laurent. C’est tout le flanc droit qui est alors modifié, avant de voir Elise Bussaglia, capitaine d’un jour, ouvrir le score à l’heure de jeu (1-0). C’est sur cette nouvelle dynamique que la coach des Bleues décide de l’entrée de Kadidiatou Diani (à la place de Gauvin), de Maéva Clémaron (Bussaglia) et de Grace Geyoro (Thiney).

Sur le terrain, la vitesse et la fraîcheur des entrantes feront vite la différence. La vélocité de Laurent ainsi que la disponibilité et la détermination de Diani allongent la liste des occasions françaises sur les buts de la 34e nation du classement FIFA. L’attaquante du PSG, qui reste sur des prestations très convaincantes en sélection réalise un doublé en toute fin de rencontre (son deuxième de l’année 2019 après celui face aux États-Unis en janvier dernier) et clôt ainsi la marque (3-0). Entre temps, Grace Geyoro visant la barre et Eve Périsset qui a vu son tir arrêté par la gardienne adverse ont toutes les deux perdu l’occasion d’aggraver le score sur deux penalties successifs.

A l’issue de la rencontre, interrogée sur la préparation des françaises pour ce Mondial, Kadidiatou n’hésite pas à avouer qu’elle et ses coéquipières, « ont vraiment des jambes lourdes » après plus de deux semaines de travail physique en Bretagne et à Clairefontaine. Le manque de justesse et de lucidité devant les buts ce samedi après-midi en sont sans doute les preuves. Néanmoins, c’est peut-être le prix à payer pour entrer de plain-pied dans la compétition où aucun match ne sera à prendre à la légère. Afin de peaufiner tous ces petits défauts, il reste alors un ultime match de préparation face à la Chine, ce vendredi 31 mai à Créteil (21 heures).

Corinne Diacre : « Les deux penalties ratés sont à l’image de la rencontre. Au total, nous faisons 33 centres et plus de 37 tirs. On ne peut pas faire mieux en inefficacité. Mais, les filles qui sont entrées nous ont beaucoup apporté et c’est une bonne chose. Car la coupe du Monde va se gagner avec vingt-trois joueuses et non seulement douze ou treize. Aujourd’hui, on ne pouvait faire ce que l’on voulait mais on continue notre série. »


Crédits photos : FFF

 

4 commentaires

    • Moi aussi Asseyi m’a fait une grosse impression quand, à 1 m de la cage elle n’arrive pas à pousser gentiment le ballon au fond…
      Personne ne travaillera les penaltys car dixit Diacre cela ne sert à rien car travailler les penaltys ne reproduit jamais les conditions réelles. On se demande bien alors pourquoi elle fait entraîner ses joueuses, puisque un entrainement ne correspond jamais aux conditions d’un match… lol

  • C’est le match que l’on s’ attendait à voir. Après une préparation intensive physiquement c’est normal qu’elles ont été dans le dur. Chez les nouvelles, j’ai aimé Debever , qui bien que manquant un peu de vitesse, a su contrer avec calme et détermination les quelques velléités thailandaises. Charlotte Bilbault aussi a montré qu’il faudra compter avec elle. Quant à Sakina Karchaoui , après une première mi-temps un peu décevante, elle a démontré dans la seconde qu’elle avait une technique et une vitesse qu’elle devra mettre beaucoup plus en valeur dans les prochaines échéances . Ce qui m’ inquiète le plus, c’est cette préparation tronquée des Lyonnaises . Comment seront-elles au fil de la compétition ? Au final , le quatuor Le Sommer, Assseyi, Diani et Cascarino me semble être les attaquantes les plus efficaces pour faire trembler les filets adverses .

    • Debever a la vitesse d’un tracteur, elle s’est fait passer au moins 2 fois par les thaïlandaises 34ème classement FIFA. Elle ne tiendrait pas une seconde contre une équipe d’un top 10, ou même contre une nigériane (Nigeria 38ème) telle que Oshoala…

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