#FIFAWWC Nice s’appuie sur son savoir-faire avant la coupe du monde

Nice accueillera six matchs de cette première coupe du monde féminine en France, dont les Bleues pendant les matches de poule. La Sudiste, habituée des grands événements, anticipe surtout l’héritage dont bénéficieront notamment les écoles de la ville.

La routine. Nice comptait déjà parmi les villes-hôtes de l’Euro 2016 de football en France en 2016. Pour la ville, l’accueil de six matchs de la coupe du monde féminine de football sera donc comme un bis repetita. « L’Allianz Riviera faisait partie des stades, avec ceux Bordeaux et Lyon notamment, qui avaient été refaits à neuf pour l’Euro 206, nous étions donc prêts pour cette Coupe du monde », rappelle José Cobos, adjoint au maire de Nice délégué à l’événementiel et au mécénat sportif. Tribunes, salle de presse, vestiaires, pelouse, lumières, l’Allianz Riviera est aux normes demandées par la Fifa pour l’événement.

Le reste de la ville ? Aussi ! « Nous avons du refuser le concert de Phil Collins au stade Charles-Ehrmann, anciennement stade de l’Ouest, car ce stade sera l’un des terrains d’entraînement des équipes accueillies dans la ville », avoue l’adjoint au maire, « c’est dommage, mais ça fait partir de la préparation et nous voulons que cet événement soit une réussite », souligne-t-il.

Le J-100 niçois a déjà été célébré comme il se doit. Avec la venue de la ministre des sports Roxana Maracineanu, de la tenniswoman Alizé Cornet, de l’ancien footballeur Patrick Vieira… Nice s’est fait remarquer parmi les neuf villes hôtes. Les discussions sont en cours pour poursuivre sur la lancée : la ville mettra sur pied un village d’animations à proximité de la Promenade des Anglais pendant la compétition, mais le programme n’est pas encore connu.

12 000 billets vendus pour France-Norvège

Pour l’heure, Nice pense surtout à l’héritage que laissera la coupe du monde dans sa ville. « Nous organisons de nombreux événements dans les écoles pour évoquer la coupe du monde et faire progresser le sport féminin », présente José Cobos. « Après la coupe du monde nous organiserons un match de la Ladies Cup, et nous souhaitons que l’événement soit une réussite pour encourager ces deux mots, sport et féminin », affirme-t-il.

Son ambition : « faire mieux que le dernier organisateur de la Coupe du monde », le Canada en 2015. « Au Canada, 24 000 spectateurs ont assisté aux rencontres en moyenne, nous espérons attirer davantage de spectateurs. » Après le France-Brésil organisé le 10 novembre dernier dans la ville, qui a vu une belle victoire des Bleues (3-1) mais aussi un engouement réel du public, l’adjoint au maire y croit.

Les premières réservations confirment ses espoirs. « 12 000 billets ont déjà été vendus pour Angleterre-Ecosse, et 12 000 également pour France-Norvège (dans un stade de 35 900 places, ndlr) », comptabilise José Cobos (chiffres au 1er mars). « Sachant que pour le moment ce sont surtout les supporters étrangers qui ont acheté les packs de billets pour être sûr de ne pas rester sur le carreau une fois en France », analyse l’élu. La mise en vente des billets individuels le 7 mars devra confirmer la tendance. « Avec des billets à partir de 9 € je crois qu’on arrivera à battre cette moyenne canadienne de 24 000 spectateurs », répète-t-il. L’Allianz Riviera sera le troisième plus grand Stade de la compétition.

Au niveau de la sécurité, une thématique chère à la ville du Sud, qui a testé un dispositif de reconnaissance faciale pendant le dernier carnaval de Nice, les discussions sont principalement gérées par la préfecture, en partenariat avec la Fifa. La ville n’exclut pas de réutiliser le dispositif, très contesté, mais la décision n’est pas encore tranchée.

« Pendant l’Euro 2016, Nice est la ville qui a eu le plus fort taux de popularité, avec de nombreux événements et animations organisés, nous voulons recommencer cette fête », conclu l’élu. Avec l’équipe de France en guest-star, les plages et le climat, et la petite finale le 6 juillet, la ville devrait parvenir à ses fins.

Le calendrier complet des rencontres à l’Allianz Riviera

Dimanche 9 juin (18 h) : Angleterre – Écosse

Mercredi 12 juin (21 h) : France – Norvège

Dimanche 16 juin (15 h) : Suède – Thaïlande

Mercredi 19 juin (21 h) : Japon – Angleterre

Samedi 22 juin (21 h) : huitième de finale 2e groupe A – 2e groupe C

Samedi 6 juillet (17 h) : match pour la troisième place

 

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Lucie Tanneau
crédit photos @ Ville de Nice – Julien Véran

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