#FIFAWWC – M-1 « Le public est impatient que ça commence »

Pour Bernadette Constantin, ancienne joueuse internationale (44 sélections), capitaine des Bleues à plusieurs reprises et secrétaire général de son club de toujours l’ASJ Soyaux, le public va répondre présent pour la Coupe du monde féminine de football en France, dans un mois. Elle sera derrière les Bleues, et attend qu’elles soient investies à 100%.

Nous sommes à un mois pile du lancement de la Coupe du monde féminine de football en France, que cela vous inspire-t-il ?

Bernadette Constantin : – « Je suis heureuse. Très heureuse que cela se passe chez nous. Et j’ai une grande pensée pour Marilou Duringer (joueuse puis dirigeante, présidente du FC Vendenheim et première femme à faire partie d’un Conseil fédéral d’une grande fédération) qui, en 2008 déjà, était au Conseil fédéral et rêvait de la Coupe du monde à domicile. Ce sera super pour le football féminin et le football en général.

Quel est votre meilleur souvenir du Coupe du monde ?

2011 en Allemagne! Le but de dernière minute du France-Angleterre, quelle émotion ! (Menées depuis la 59e minute et le but de Jill Scott, les Bleues reviennent dans le match grâce à Élise Bussaglia deux minutes seulement avant la fin du temps réglementaire (88e) et s’imposent aux tirs au but décrochant le ticket pour les demi-finales, ndlr).

C’était humainement et sportivement des moments extraordinaires ! J’étais avec l’équipe de France, avec la délégation. On a envie de revivre des moments comme ça…

Justement, vous serez où cette année, pendant la Coupe du monde ?

Spectatrice ! Je serais dans les tribunes pour chaque match de l’équipe de France comme beaucoup de gens de l’ASJ Soyaux. J’ai pris des congés pour les matchs de poule, et pour la suite mon employeur (Bernadette Constantin et responsable du service des sports de la Ville de Soyaux) est prévenu : je poserai des jours pour suivre l’équipe de France !

Corinne Diacre a dévoilé la liste des 23 joueuses jeudi dernier sur le plateau de TFI, une première historique… Qu’en avez-vous pensé, sur la forme, et le fond ?

La classe ! Ca montre l’évolution de notre discipline en France et c’est une vraie prise en considération.

Sur le fond, j’ai été entraîneuse et je sais la difficulté de faire des choix. Les résultats nous diront si la sélection est bonne, mais il faut bien choisir. Jusqu’à présent ce qu’on a pu voir de cette équipe de France était plaisant, plein d’énergie, de beau jeu… Il faut que ça continue.

Que pensez-vous de cette équipe, comptez-vous sur certaines joueuses en particulier ?

Certaines joueuses nous marquent car elles sont des piliers de l’équipe depuis longtemps, avec beaucoup de charisme, ce sont des fers de lance, comme Amandine Henry, Eugénie Le Sommer ou Wendy Renard.

Parmi les plus jeunes, je ne voudrais pas citer de noms mais il y a de belles surprises, comme Delphine Cascarino qui a beaucoup d’énergie et de talent. C’est une très belle surprise ! Je pense aussi à Kadidiatou Diani.

Vous avez un message pour les joueuses ?

Continuez à vous investir comme vous l’avez fait lors des matchs de préparation, et tout le pays va être derrière vous !

Qu’attendez-vous de cette Coupe du monde ?

Un investissement de la part des joueuses comme on a pu le voir jusqu’au match contre le Canada. On sent le don de chaque joueuse, et un collectif se dégage des matchs qu’on a pu voir. Le public va vibrer, c’est sûr !

Au niveau de l’organisation, la France a décroché l’événement, pensez-vous que les supporters vont suivre ?

Oui, l’équipe de France va être encouragée. Brigitte Henriques et Noël le Graët ont fait un gros travail et je crois que le public devient impatient et a envie que ça commence. On sent que les gens en parlent, et pas que dans les stades de foot. Il va y avoir de l’engouement.

Vous avez un pari sur le dernier carré ?

Je ne m’amuserais pas à cela : je n’ai pas envie de porter la poisse ! A chaque tour ses émotions… »

Propos recueillis par Lucie Tanneau pour Foot d’Elles

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