#FIFAWWC – Les Bleues maîtrisent l’Uruguay

Après une courte défaite face à l’Allemagne jeudi dernier (0-1), l’équipe de France avait à coeur de montrer autre chose ce lundi face à l’Uruguay. Les Bleues l’ont fait et se sont imposées 6 buts à 0, sans trop forcer. Une victoire qui permet aux joueuses de Corinne Diacre de se remettre sur les rails d’une dynamique positive à presque trois mois du début de la coupe du Monde.

À Tours, dans un stade de la Vallée du Cher à guichets fermés, l’équipe de France a retrouvé le chemin de la victoire et le ballon celui des filets adverses. Avec six buts marqués, les Bleues ont fait le spectacle et ravi les 11.019 spectateurs présents ce lundi soir. Dans le 11 de départ aligné par Corinne Diacre, cinq changements par rapport au match contre l’Allemagne : Majri, Bilbault, Geyoro, Asseyi et Gauvin à la place de Karchaoui, Bussaglia, Thiney, Diani et Katoto.

Courageuse, l’Uruguay fini par craquer

Alors que les Tricolores avaient un peu manqué leur entame de match face à l’Allemagne, elles ont cette fois rapidement pris possession du ballon. Face à des Uruguayennes engagées et prêtes pour le combat, les Bleues doivent pourtant patienter avant de pouvoir se créer les opportunités. Sur un coup-franc de Majri, c’est Valérie Gauvin qui trouve la première le cadre et les gants de la portière adverse d’une tête piquée (10e). Si on sent les joueuses de la Charrúas déterminées à mettre des bâtons dans les roues jambes des Françaises, on se demande aussi combien de temps cela pourra durer. En effet, les joueuses d’Ariel Longo sont pleines de bonne volonté, accrocheuses mais aussi un peu à court physiquement à côté d’une Amandine Henry ou d’une Delphine Cascarino. En cassant le rythme avec de nombreuses fautes et des temps morts, les Sud-Américaines auront retardé l’échéance jusqu’à la 21e minute de jeu. Gauvin décroche, s’oriente et écarte à droite sur Delphine Cascarino. Cette dernière accélère, laisse son adversaire sur place et centre pour Asseyi, qui conclut seule aux 6 mètres. Comme on pouvait le prévoir, l’Uruguay craque…

Plus de buts ?

Après l’ouverture du score, les joueuses de la Céleste seront encore davantage privées de ballon. Les Bleues montrent des choses intéressantes, se créent quelques situations mais sans forcément « casser la baraque ». Si Valérie Gauvin se montre elle intéressante en pointe avec ses décrochages, ses « appel-contre appel » et sa bonne conservation, les Bleues manquent de justesse dans la dernière passe ou sur les centres et l’attaquante montpelliéraine se retrouve parfois trop seule dans la surface pour que les actions tricolores se concrétisent. Finalement, il faut que Bilbault prenne sa chance de loin pour que le score s’aggrave. D’une frappe de l’extérieur du pied, la joueuse du Paris FC propulse le cuir dans la lucarne de Sofia Olivera (36e, 2-0). Un troisième but inscrit par Gauvin juste avant la mi-temps (45+1, 3-0) permet aux Bleues de faire définitivement le break. Trois buts c’est bien mais face à cette équipe uruguayenne, Wendie Renard et ses coéquipières auraient probablement pu faire encore bien mieux. Comme évoqué précédemment, avec plus de lucidité et de précision sur les centres mais également avec un peu plus de présence dans la surface, l’équipe de France devait être en mesure de marquer au moins deux buts supplémentaires, même si trois c’est déjà bien.

Une deuxième moins rythmée

Après Asseyi, Bilbault et Gauvin, c’est encore une joueuse « entrante » qui va inscrire le quatrième but français en tout début de seconde période. À la suite d’une frappe d’Amandine Henry qui heurte le poteau, Grace Geyoro suit bien et pousse le ballon au fond (48e, 4-0). De quoi satisfaire la sélectionneure des Bleues, finalement ravie que les joueuses répondent présentes et lui « complique la tâche » dans ses choix. Au fil des minutes, le rythme de cette seconde période va tomber. La faute à des Uruguayennes asphyxiées, à la limite des crampes, qui jouent de plus en plus bas et laissent donc de moins en moins d’espaces au Bleues. Quarante-cinq minutes plus calmes, mais qui vont malgré tout offrir deux buts de plus au public tourangeau. Un de Valérie Gauvin qui s’offre alors un doublé (67e, 5-0) et l’autre de Maëva Clémaron, entrée en jeu seulement dix minutes plus tôt (83e, 6-0).

Le bilan express

Si on aurait aimé quelques buts de plus et qu’ils semblaient bien à la portée des Bleues, l’équipe de France s’est montrée sereine et convaincante. Bien sûr, il faut relativiser par rapport à l’adversité mais il y a eu de bonnes choses. La défense n’a certes jamais vraiment été sollicitée mais Torrent, Tounkara, Renard et Majri ont fait le job et ont été appliquées dans leurs relances. L’entente dans les couloirs (Torrent/Cascarino et Majri/Asseyi) a été relativement bonne avec quelques dédoublements intéressants qui permettent de donner davantage de variétés dans le jeu et dans les centres. Autre point positif, la disponibilité des milieux de terrain (Henry, Bilbault, Geyoro) et leur complémentarité qui a permis de déstabiliser l’adversaire et de casser les lignes avec du jeu en triangle notamment. Enfin, un petit dernier pour la route mais pas des moindres : les joueuses qui n’avaient pas joué contre l’Allemagne se sont montrées plutôt à leur avantage et prouvent que l’effectif français est peut-être encore plus profond qu’on ne le pensait…

Prochain rendez-vous le jeudi 4 avril pour les Bleues de Corinne Diacre qui affronteront le Japon à Auxerre. Voilà qui sera un joli test à deux mois du début de la coupe du Monde.


Crédit photos : FFF.fr

1 commentaire

  • J’attends plutôt le prochain match contre le Japon, car contre cette équipe d’Uruguay classée 74 ème mondial,, ce n’est pas forcement un exploit de n’avoir mis que 6 buts,car l’Equipe de France B championne de la Turkish Women’s Cup 2019 mettent 10 buts à la Jordanie classée 52ème mondial et 7 buts à la Roumanie classée 41ème mondial. Madame Diacre a une réserve de très bonnes joueuses dans ce groupe B, mais………….
    Si elle était moins maladroite et mieux placée, Gauvin aurait pû mettre au minimum 4 buts dans ce match. Majri a encore montré, qu’elle était un élément indispensable dans cette équipe. Si madame Diacre l’avait fait jouer contre l’Allemagne, on n’aurait peut-être pas perdu……………….

Laisser un commentaire