#FIFAWWC – J2, Groupes C & D – Les premiers qualifiés sont…

Ces jeudi 13 et vendredi 14 juin se jouait la deuxième journée des groupes C et D. Dans le groupe C, l’Australie a impressionné par sa force de caractère, alors que l’Italie a obtenu son ticket pour les 8es grâce à une large victoire face à la Jamaïque (5-0). Du côté du groupe D, le Japon s’est rassuré face à l’Écosse et l’Angleterre a d’ores et déjà validé sa participation à la suite de la compétition.

Groupe C : L’Italie prend les devants

> Australie ??/ Brésil ?? 3-2 : La remontada des Matildas

Dès le coup d’envoi, les Matildas prennent l’avantage au niveau de la possession de balle et se créent les premières opportunités. Pour autant les Australiennes ne parviennent pas à concrétiser cette domination et les occasions ne sont pas vraiment franches. Du côté brésilien, le début de rencontre est un peu difficile et les joueuses de la Seleção perdent le ballon trop vite à cause d’erreurs techniques assez inhabituelles. Malgré cela, le Brésil montre qu’il est capable d’accélérer fort et de faire mal en contre avec des joueuses offensives rapides et créatives, à l’image du trio Marta/Debinha/Cristiane notamment. Alors qu’à la 20eminute de jeu, Esther Staubli l’arbitre de la rencontre fait appel à la VAR pour un éventuel pénalty en faveur de l’Australie, elle décide (à juste titre) de ne pas l’accorder. Six minutes plus tard, c’est dans l’autre surface qu’une faute amène un pénalty. Marta prend Williams à contre-pied et permet au Brésil de prendre l’avantage – un peu contre le cours du jeu – (0-1, 27e). Une ouverture du score qui fait un grand bien à Formiga et ses coéquipières. Onze minutes plus tard, Tamires s’offre un petit pont sur Emily Gielnik puis sert Debinha dans le couloir gauche. Cette dernière centre et trouve la tête de Cristiane qui comme lors du premier match a le timing parfait pour reprendre de la tête et envoyer le ballon hors de portée de Williams, la portière australienne (0-2, 38e). Si dans son jeu, l’Australie manque de changements de rythme pour suffisamment perturber la défense du Brésil, les Matildas ne lâchent pas et parviennent à réduire le score juste avant la mi-temps. Chloe Logarzo dévie le ballon de la tête et Caitlin Foord se jette pour pousser le ballon au fond (1-2, 45+2).


Le début de la seconde période est rythmée et le ballon va d’un côté comme de l’autre. À la 58eminute de jeu, Logarzo égalise pour l’Australie sur un centre tir. Le ballon file devant Kerr qui ne le touche pas mais cela suffit à faire douter la gardienne brésilienne, trop courte pour intervenir (2-2, 58e).  Les deux formations se rendent coup pour coup et offrent au public l’une des rencontres les plus disputées et intéressantes depuis le début de cette coupe du Monde. La « remontada » australienne est en marche et quelques minutes plus tard, la rencontre bascule en faveur des Matildas… Sur un ballon long (et une position de hors-jeu de Sam Kerr), Monica dévie de la tête et prolonge dans son propre but. L’arbitre consulte à nouveau la VAR pour la position de hors-jeu de Kerr mais décide que le but est valable car la capitaine australienne ne fait pour elle pas action de jeu. La fin de la rencontre est tendue mais les joueuses d’Ante Milicic se montrent plus combatives et s’imposent finalement 3 buts à 2, après avoir été menées 2 buts à 0 peu avant la mi-temps.

La joueuse de la rencontre : Chloe Logarzo

Dans un véritable rôle de métronome, Logarzo a été très efficace. Précieuse dans son repositionnement et ses récupérations, l’Australienne a aussi apporté offensivement. Elle a d’ailleurs été récompensée par un but, même si elle cherchait davantage à toucher Kerr qu’à frapper au but.

La déclaration : Caitlin Foord

« Revenir au score et gagner montre que nous avons une équipe qui ne va jamais abandonner. »

> Jamaïque ??/ Italie ?? 0-5 : La Squadra Azzura en 8es de finale

Le début de match est plutôt équilibré mais avec beaucoup d’imprécisions des deux côtés. Si Jamaïquaines comme Italiennes se procurent quelques situations sur le but adverse, c’est un pénalty accordé pour une faute sur la remuante Bonansea qui va faire bouger le tableau d’affichage. Schneider dévie la tentative de Girelli en corner mais le pénalty est à retirer car la gardienne des Reggae Girlz est sortie de sa ligne. Le deuxième essaie de l’attaquante est le bon et l’Italie ouvre le score (0-1, 11e). Après cela, chacune des équipes a ses temps forts mais le manque de précision est toujours présent et empêche les deux formations de se créer de véritables occasions de but. Finalement, c’est sur une nouvelle phase arrêtée que l’Italie trouve la solution. Sur un corner des Transalpines, le ballon file devant tout le monde, sauf… Girelli qui surgit et double la marque en scorant de la cuisse (0-2, 25e). Mieux organisée l’équipe italienne prend un peu plus la possession et le jeu à son compte en profitant des largesses de marquage ou de cadrage des Jamaïquaines. C’est donc assez logiquement que Sara Gama et ses partenaires mènent par deux buts d’avance à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Italiennes reviennent fort et Cristiana Girelli profite d’une mauvaise sortie de la gardienne jamaïquaine, Schneider, pour s’offrir un triplé (0-3, 46e). Avec trois buts de retard, les Reggae Girlz veulent mais n’y arrive pas. L’équipe de Hue Menzies a bien du mal à ressortir les ballons et à faire trois passes de suite, alors que de son côté l’Italie gère son avance et commence à faire tourner avec un premier changement (57e). À l’heure de jeu, les Jamaïquaines parviennent enfin à garder un peu plus le ballon et profitent de certains espaces mal couverts par les Italiennes, pour se rapprocher du but de Giualini. Sur un centre tir, Blackwood touche même la barre transversale… Et pourtant, c’est de l’autre côté du terrain que le ballon va encore finir dans les filets. Entrée en jeu à la 65e, Galli reçoit le ballon aux 20 mètres. Alors que personne ne sort sur elle, la milieu envoie une frappe sèche que Schneider n’arrive pas à stopper (0-4, 71e). Khadija Shaw et ses coéquipières essaient de sauver l’honneur mais une fois de plus, la défense jamaïquaine se fait surprendre. Aurora Galli, encore elle, fait un superbe appel dans le dos de la défense, enchaîne la frappe et s’offre un doublé en l’espace de dix minutes (0-5, 81e). Avec une deuxième victoire et six points au compteur, l’Italie s’ouvre les portes des 8es de finale.

La joueuse de la rencontre : Cristiana Girelli

Avec un coup du chapeau sur ce match, c’est assez logiquement que les regards se tournent vers l’attaquante italienne, même si d’autres méritent aussi. On pense notamment à Manuela Guigliano, passeuse décisive à trois reprises ou encore à Sara Gama, prête à sacrifier une dent pour que son équipe ne concède pas de but.

GROUPE D : L’Angleterre assure, le Japon se rassure

> Japon ??/ Écosse ???????  2-1 : Le réveil japonais douche l’envie écossaise

C’était la rencontre des bêtes blessées. Une sélection japonaise touchée à l’amour propre après son non-match face à l’Argentine et l’Écosse tombant d’entrée face à l’Angleterre. Pour la première citée, l’enjeu était sans doute plus important. Les Nadeshiko n’ont pour autant pas pris de haut leurs adversaires britanniques. Sérieuses et disciplinées, ce match face aux néophytes devait leur donner des certitudes pour la suite de la compétition. Souhaitant tout de suite se mettre à l’abri d’une nouvelle déconvenue, les filles d’Asako Takakura ne perdent pas de temps. Dès l’entame du match, les joueuses asiatiques combinent fluidement. Yuka Sugasawa et Emi Nakajima alertent promptement la défense adverse. Mana Iwabuchi fait de même voire mieux. Lancée plein axe, la milieu de terrain nipponne fait trembler les filets de Lee Alexander grâce à une frappe surpuissante sous la barre transversale (1-0, 23e). Un quart d’heure plus tard, Yuika Sugasawa est légèrement accrochée par la capitaine des Marine (en rose ce vendredi) Rachel Corsie dans la surface de réparation. Le penalty qui suit est d’ailleurs transformé par la victime (2-0, 37e). Juste avant la pause, l’addition aurait pu être plus salée si l’équerre des buts d’Alexander n’avait pas repoussé le tir d’Hina Sugita.

En seconde période, l’équipe de Shelley Kerr a d’autres ambitions. Davantage portée vers l’avant (avec une majorité de joueuses à vocation offensive), elle tente de faire déjouer une sélection asiatique en relative gestion du score. L’ultime quart d’heure du match est un peu plus délicate pour les championnes du Monde 2011. Erin Cuthbert, principale animatrice offensive de sa sélection, touche le montant d’Ayaka Yamashita. Mais comme face à l’Angleterre, l’Écosse est récompensée de son abnégation. Entrée en cours de jeu, il n’a fallu qu’un quart d’heure à Lana Clelland pour réduire le score à deux minutes de la fin de la rencontre (2-1, 88e). Une réalisation sans grandes conséquences. Les Japonaises sont désormais lancées dans ce groupe D, Lisa Evans et les siennes attendront encore un peu pour récolter leur premier point dans une phase finale mondiale.

La joueuse de la rencontre : Yuika Sigasawa

Disponible et précieuse devant, elle a provoqué et marqué. C’est elle qui provoque le penalty qu’elle s’est empressée de transformer. L’attaquante de 28 ans a rendu une copie plus propre que la rencontre de dimanche dernier face à l’Argentine. Avec Jun Endo et Mana Iwabuchi, elle a formé un trident offensif très intéressant à voir évoluer sur la pelouse du Roazhon Park.

 La déclaration : Shelley Kerr

« Nous avons encaissé deux buts sur des erreurs. Mais le Japon a mérité sa victoire, nous jouons contre des joueuses de classe internationale. C’est notre première coupe du Monde et nous savons que nous devons progresser et nous améliorer. Et puis il nous fallait se déplacer beaucoup plus vite sur le terrain. C’était mieux en seconde mi-temps. J’espère que nous ferons un bon match contre les argentines et que nous verrons les phases à élimination directe. »

> Angleterre ???????/ Argentine ??  1-0 : Ça passe pour les Lionesses

La dernière rencontre du jour voyait s’affronter l’Angleterre, vainqueure de l’Écosse lors de la 1ère journée, et l’Argentine qui avait elle tenu en échec le Japon, lundi dernier. Les joueuses de Phil Neville ne tardent pas à rentrer dans leur match et se montrent tout de suite très incisives. Alors que l’Argentine peine à tenir le ballon et fait preuve de trop de précipitation, les Anglaises s’installent elles de plus en plus dans le camp de leur adversaire. Après un bel enchaînement côté gauche, Greenwood est fauchée dans la surface et l’arbitre accorde un pénalty aux Lionesses. Nikita Parris s’élance mais Correa est à la parade et dévie sur le poteau (28e). Quel arrêt de la gardienne argentine ! Toujours 0-0 au tableau d’affichage et toujours le même constat : L’Argentine essaie de défendre du mieux possible et « balance », l’Angleterre peine elle à trouver la faille et lorsqu’elle en trouve une, les Lionesses se heurtent à un mur. Un mur nommé Correa ! À n’en pas douter, la portière argentine joue un rôle essentiel pour son équipe et c’est en partie grâce à elle que les deux équipes se retrouvent à égalité à la mi-temps.

La deuxième période démarre sur les mêmes bases que celles de la première. Les tentatives de Parris et Scott sont repoussées (ou stoppées) par Vanina Correa et les Argentines tiennent bon… Enfin, jusqu’à la 61eminute. Kirby percute et décale Mead dans le couloir gauche. Cette dernière centre au sol et Jodie Taylor n’a plus qu’à pousser le cuir au fond pour offrir un « oufff » de soulagement aux Anglaises et à leurs supporters (1-0, 61e). Après cela, la physionomie du match ne change pas et ressemble de plus en plus à un attaque-défense. Le score ne bouge plus. Résistante malgré tout, l’Argentine n’aura pas réussi à réitérer la même performance que contre le Japon. Pour l’Angleterre, le seul et unique but inscrit ce vendredi, change tout. L’équipe de Steph Houghton est maintenant qualifiée pour les 8es de finale de la compétition.

La joueuse de la rencontre : Vanina Correa

Qui d’autre que la gardienne argentine ? Sans elle, le score aurait été bien plus conséquent, c’est sûr et certain. En face à face direct face à Mead en première période, Correa s’est imposée. Sur le pénalty de Parris, l’Argentine nous montre une détente horizontale impressionnante et réalise un splendide arrêt. Sur les frappes plus lointaines et sur le jeu aérien ? Présente également ! Un match plein pour la gardienne sud-américaine.


Crédits photos : FIFA/Getty

Classements : Sandrine Dusang pour Foot d’Elles

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