#FIFAWWC – 1ère journée, Groupes C & D – Déjà des surprises

Si le Brésil et l’Angleterre ont confirmé leur statut lors de cette première journée, l’Italie a fait encore mieux en s’imposant face à l’Australie qui semblait pourtant favorite. Le Japon s’est lui fait accroché par l’Argentine. Des petites surprises qui nous nous donne encore un peu plus envie de découvrir la suite.

GROUPE C

> Australie 🇦🇺 / Italie 🇮🇹, 1-2 : 20 ans, le bel âge !

7285, c’est le nombre exact de jours qu’il a fallu patienter pour entendre à nouveau l’hymne italien retentir dans la plus grande des compétitions. La Squadra Azzura, qui retrouvait en effet une pelouse d’une coupe du Monde vingt ans après sa dernière participation. 20 ans, l’âge de la maturité ? En tous les cas, ce dimanche, le public valenciennois était venu voir deux formations joueuses sur la pelouse du stade du Hainaut. Italiennes et Australiennes sont loin de se faire prier pour entrer pleinement dans leur sujet. Et les premières à se frayer un chemin vers les buts sont les représentantes transalpines. Elles se montrent très en verve dès le début de partie. A un tel point que les coéquipières de Sara Gama, croyaient tenir l’ouverture du score dès la 9minute. Partie seule aux buts, Barbara Bonansea, légèrement hors-jeu, remporte pourtant son duel face à Lydia Williams. Mais l’arbitre hondurienne, Melissa Borjas, après l’appel à l’assistance vidéo, douche la joie des joueuses de Milena Bertolini. Une piqûre de rappel pour une défense centrale des Matildas aux abois. En face, la charnière adverse est également en délicatesse. Entre autres, l’ancienne joueuse du PSG, Gama qui commet une faute dans la surface de réparation aussitôt sanctionné d’un but sur penalty de la capitaine et star de la sélection océanienne Sam Kerr, marqué en deux temps après un arrêt de Laura Giuliani.

Cette avance d’un petit but, les Aussies la garderont quasiment jusqu’à l’heure de jeu.  Trop souvent malheureuses en phases finales de tournois majeurs, le sort semble s’acharner à nouveau sur les valeureuses italiennes. Mais durant une seconde période extrêmement hachée par les décisions arbitrales à vitesse très modérée, Bonansea en totale réussite sonne la révolte une première fois grâce à un exploit personnel, toutefois bien aidée par un mauvais contrôle de Clare Polkinghorne (1-1). Avant de définitivement donner la victoire aux siennes, dans les derniers instants de la partie, à la 95eminute, sur une tête imparable. L’attaquante de la Juventus a écœuré à elle toute seule la sélection d’Ante Milicic. Un revers 1-2 pour cette dernière qui devra impérativement relever la tête lors du prochain match, ce jeudi face aux Brésiliennes sous peine de ne plus être maîtresse de son destin dans ce Mondial. L’Italie avait interrompu en 1999 sa romance avec la coupe du Monde sur une victoire, c’est par cette belle manière que celle-ci reprend son cours.

La joueuse de la rencontre : Barbara Bonansea

On l’appellera désormais Santa Barbara… Active, acharnée voire à la limite de l’entêtement, ce dimanche était le jour de Bonansea, auteure d’un doublé. Pour le retour de son pays en coupe du Monde, la meilleure façon de laver cet affront du temps qui passe était de lui offrir les trois points de la victoire. Face à des outsiders de ce Mondial, la turinoise et ses amies frappent là un gros coup pour leur entrée en matière.

La déclaration : Milena Bertolini

« Gagner ce match et gagner de cette manière c’est important et quelque chose de formidable. Concernant l’esprit de groupe de notre équipe, au nouveau du mental, c’est sans doute la plus forte de cette coupe du Monde. »

> Brésil 🇧🇷 / Jamaïque 🇯🇲, 3-0 : Chapeau Cristiane !

Un peu plus tard dans l’après-midi, c’est dans un Stade des Alpes plein (18.000 spectateurs) que Brésiliennes et Jamaïquaines faisaient leur entrée dans la compétition. Pour le public grenoblois présent au stade, le spectacle a été plutôt agréable. Le Brésil favori, a confirmé son statut et régalé ses supporters. Pour les Reggae Girlzqui jouaient elles leur premier match de coupe du Monde, l’entrée est difficile mais reste malgré tout encourageante pour une première participation… Comme on pouvait s’y attendre, le Brésil prend l’ascendant dans la possession et se crée les premières opportunités de la partie. Pour autant, les Jamaïquaines parviennent à quelques percées dans le camp brésilien suite à des inattentions au sein de la défense des Auriverdes. En l’absence de sa superstar Marta, trop juste pour participer à cette première rencontre à cause d’une blessure à la cuisse, c’est une autre joueuse d’expérience de la Seleçãoqui montre la voie à son équipe. À la quinzième minute de jeu, le verrou jamaïcain saute et l’ancienne joueuse du Paris Saint-Germain, Cristiane ouvre le score d’une puissante tête décroisée sur un très bon centre d’Andressa Alves, ancienne du Montpellier Hérault.

Au fil des minutes, Formiga et ses coéquipières montrent un peu plus de leurs enchaînements de passes et de leur potentiel offensif mais également de leurs quelques failles défensives. En face les Reggae Girlztiennent bon, notamment grâce à Schneider, leur gardienne, qui repousse plusieurs tentatives (dont un pénalty au ras du poteau d’Andressa Alves, à la 39e) et permet aux joueuses de Hue Menzies de ne pas encaisser d’autre but avant la mi-temps. Malheureusement, peu après le début de la seconde période, Cristiane se jette et pousse le ballon au-delà de la ligne de but, permettant une avance un peu plus confortable à la Selecão(50e, 2-0). Si l’équipe de Jamaïque ne lâche pas et se procure même encore quelques opportunités, notamment pas Shaw, relativement en vue lors de la rencontre, les Reggae Girlzne parviennent pas à mettre le cuir au fond. En revanche, pas de problème de ce côté-là pour Cristiane. La Brésilienne de 34 ans récidive et s’offre un but sur coup-franc cette fois. Une frappe enroulée du gauche sur laquelle Schneider ne peut rien faire, si ce n’est s’incliner encore une fois face à l’efficacité de Cristiane (64e, 3-0).

La joueuse de la rencontre : Cristiane

Difficile de penser à une autre actrice pour la joueuse de cette rencontre. L’ancienne attaquante du PSG a brillé par son efficacité et prouvé qu’on pouvait bien compter sur elle pour cette coupe du Monde. Cristiane a d’ailleurs presque réussi à faire oublier l’absence de Marta sur ce match. On a hâte de voir la suite…

Groupe D

> Angleterre 🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 / Écosse 🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿, 2-1 : Le derby pour les Lionesses !

Pour ouvrir le bal du groupe D, les voisines anglaises et écossaises s’étaient donné rendez-vous au stade de Nice, ce dimanche 9 juin. Sous la houlette de Phil Neville, les Lionesses prennent assez largement la possession du ballon à leur compte. En début de rencontre, les Écossaises qui jouent une coupe du Monde pour la première fois de leur histoire, subissent et peinent à trouver comment répondre aux assauts anglais. Assez logiquement, l’Angleterre va finir par prendre l’avantage, même si la situation se débloque grâce à une faute de main. À la 14e, l’arbitre fait appel à la VAR et accorde un pénalty à l’Angleterre suite à une main de Nicola Docherty. Nikita Parris le transforme et permet à l’Angleterre de prendre l’avantage (14e, 1-0). Toujours dominatrices, les coéquipières de Lucy Bronze doivent cependant attendre la fin de la première période pour scorer une seconde fois. Après une action « cafouillage » et un dégagement raté de la capitaine écossaise, Rachel Corsie, Ellen White en profite et ouvre du gauche. Sa frappe est hors de portée de la gardienne écossaise (40e, 2-0).

La deuxième période est assez similaire à la première puisque l’Angleterre garde la maîtrise et est assez peu inquiétée par son adversaire. Mais les joueuses de Shelley Kerr gardent espoir et ont bien raison. Après une mauvaise relance de Steph Hougthon, Lisa Evans percute puis sert Claire Emslie dans la surface de réparation anglaise. Cette dernière contrôle, enchaîne et réduit la marque pour l’Écosse (79e, 2-1). Après cela, le score ne bouge plus et les Lionesses décrochent les 3 points de la victoire.

La joueuse de la rencontre : Nikita Parris

Dans tous les bons coups de l’équipe ou presque, la néo-lyonnaise Nikita Parris est une des joueuses clés de l’effectif anglais. Sur ce premier match elle a été disponible et très remuante. À suivre pour le reste de la compétition.

> Argentine 🇦🇷 / Japon 🇯🇵, 0-0 : Un premier point « mondial » pour l’Argentine !

Après le match d’ouverture, le Parc des Princes accueillait ce lundi sa deuxième rencontre de la coupe du Monde. Une opposition entre l’Argentine et le Japon, avec la Française Stéphanie Frappart au sifflet. Si le Japon a bel et bien la maîtrise du ballon au cours de la première période, les Nadeshiko ne parviennent pas pour autant à se créer d’occasions franches. La faute à une équipe argentine qui joue en 4-5-1 très regroupé et qui donne beaucoup défensivement. L’Albiceleste tient bon et essaie de procéder en contre mais les erreurs techniques et le fait de repartir de si bas dans leur camp, lui complique clairement la tâche. Sole Jaimes, seule en pointe, est souvent servi en profondeur. Des ballons qui ne lui permette pas de le garder et de voir son équipe gagner du terrain. C’est donc sur un score nul et vierge que les deux équipes rentrent aux vestiaires à la pause.

La seconde période démarre sur les mêmes bases que la première. Le Japon a la possession et les Argentines sont de plus en plus acculées à proximité de leur surface de réparation. Mais contrairement aux quarante-cinq premières minutes, les Nadeshiko commencent à trouver les espaces en mettant davantage de rythme et en combinant. Malgré cela, la défense des Ciel et Blanc ne rompt pas. Mieux que ça, les Argentines vont même réussir à (enfin) frapper au but à la 71eminute de jeu. Mais la frappe de Bonsegundo est trop molle pour tromper la vigilance de la portière japonaise, Ayaka Yamashita. En fin de match, les joueuses d’Asako Takakura essaient de trouver les décalages dans les couloirs mais il y a toujours un pied argentin pour repousser. L’Albiceleste n’impressionne pas vraiment dans le jeu même si quelques joueuses peuvent par moment sortir un peu du lot. On pense notamment à sa petite mais « truqueuse » capitaine, Estefania Banini. Ce que l’Argentine a montré ce lundi soir, c’est surtout sa solidarité. Une solidarité qui lui permet de tenir en échec le Japon, 7enation au classement FIFA et de remporter le premier point de son histoire en coupe du Monde. De son côté, le Japon confirme sa maîtrise mais manque clairement de rythme pour déstabiliser une défense bien en place, pour obtenir un meilleur résultat. Tout reste à faire et la deuxième rencontre sera probablement décisive pour la suite.

La joueuse de la rencontre : Estefania Banini

La joueuse argentine, souvent comparé à Lionel Messi pour son petit gabarit, sa vitesse et ses dribbles, a montré beaucoup de ses qualités face au Japon. Banini a su se faire remarquer sur cette rencontre et devrait continuer à le faire dans les jours qui arrivent.


Crédits photos : FIFA, FIGC

Illustration Classements : Foot d’Elles

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