#FIFAWWC, J-100 : Les Bleues plus que centenaires !

Parmi les joueuses de l’équipe de France, cinq ont dépassé la barre des cent sélections sous le maillot floqué du coq (Bouhaddi, Bussaglia, Le Sommer, Renard et Thiney). À 100 jours du début de la coupe du Monde en France #FIFAWWC, Foot d’Elles vous propose un focus sur ces joueuses expérimentées qui sauf « pépin » devraient être présentes dans les 23 Bleues de Corinne Diacre pour le Mondial (du 7 juin au 7 juillet).

Elise Bussaglia, la sage expérimentée

33 ans – 183 sélections, 29 buts, Cliquez sur l’image pour découvrir sa fiche FFF

La milieu défensive de 33 ans a un parcours que peu d’autres joueuses de l’équipe de France ont. En effet, celle qui a répété ses gammes au centre national de Clairefontaine au début des années 2000, a depuis parcouru des kilomètres sans hésiter à traverser les frontières. D’abord en France, à Juvisy (2004-2007), Montpellier (2007-2009), Paris (2009-2012, meilleure joueuse de D1 en 2011), Lyon (2012-2015), puis en Allemagne avec Wolfsbourg (2015-2017) et en Espagne avec Barcelone (2017-2018). Un parcours de petite globe trotteuse qui lui a permis d’acquérir de l’expérience en plus et d’enrichir sa panoplie de fine technicienne. Avec au compteur 183 sélections sous le maillot floqué du coq, 4 participations à l’Euro, 2 aux JO et 2 à la coupe du Monde, la discrète Ardennaise, a un sacré bagage avec elle.
Pas de dribbles à tout va pour Elise Bussaglia, en revanche, la milieu de terrain distille des ballons intelligents et millimétrés des deux pieds, au sol ou dans les airs. Devant la défense, Bussaglia ratisse et récupère de nombreux ballons car malgré son petit gabarit, elle n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, au contraire. En s’engageant avec le Dijon FCO en janvier dernier, la native de Sedan vient retrouver davantage de temps de jeu… et probablement se rapprocher un peu plus de sa troisième participation à une coupe du Monde (après celle de 2011 et 2015).

Eugénie Le Sommer, what ELS.e ?

29 ans – 157 sélections, 73 buts, Cliquez sur l’image pour découvrir sa fiche FFF

Si les chiffres parlent d’eux mêmes lorsque l’on évoque Eugénie Le Sommer, il y a encore bien plus à dire que ces chiffres. Évidemment, on ne peut passer à côté du fait que l’attaquante soit l’une des meilleures à son poste : meilleure buteuse de D1 en 2010 (19), 2012 (22) et 2017 (20), mais aussi co-meilleure buteuse de la Ligue des Champions en 2012 (9), la Lyonnaise de 29 ans bat des records et se rapproche de ceux qu’elle n’a pas encore battu. Déjà remarquée et remarquable lorsqu’elle évoluait au Stade Briochin (2007-2010), ELS a encore fait un bond supplémentaire depuis son arrivée à l’OL en 2010. Alors qu’elle a honoré sa première sélection avec les Bleues il y a maintenant dix ans (février 2009), Eugénie Le Sommer a su s’inscrire dans la durée et fait partie des armes offensives les plus redoutables de l’équipe de France aujourd’hui.

Plus qu’une finisseuse hors pair, la Bretonne d’origine est une joueuse très complète. Rapide, puissante, Le Sommer est très propre techniquement et possède une frappe pure et précise. Comme si cela ne suffisait pas, la n°9 des Bleues a aussi une bonne vision du jeu, est très intelligente dans ses déplacements et a un bon jeu de tête malgré sa petite taille. Alors « what ELS.e » ? On vous l’a dit, Eugénie Le Sommer est très complète !

Gaëtane Thiney, le phénix

33 ans – 151 sélections, 58 buts, Cliquez sur l’image pour découvrir sa fiche FFF

Celle qui a commencé le football à Brienne-le-Château, dans l’Aube, a toujours était douée mais a parfois pris son temps pour révéler toutes ses capacités aux yeux de tous. Comme Marinette Pichon et Elise Bussaglia, Gaëtane Thiney est passée par la case Saint-Memmie (2000-2006), avant de rejoindre l’équipe de Compiègne (2006 à 2008) puis de Juvisy (2008-2017), devenu aujourd’hui le Paris FC. C’est dans l’Essonne que Thiney franchit un véritable cap et s’impose comme l’une des meilleures milieues offensives/attaquantes de l’hexagone. Élue meilleure joueuse de D1 en 2012 et 2014, elle finit également meilleure buteuse du championnat cette même année et brille avec les Bleues.

Grâce à une bonne protection de balle et des contrôles orientés très marqués, la puissante et athlétique Auboise se met très vite dans le sens du jeu pour gagner du terrain, distribuer ou frapper fort. Écartée de la sélection après la coupe du Monde 2015, la native de Troyes aura dû « attendre » que Philippe Bergeroo ne cède sa place de sélectionneur à Olivier Echouafni (septembre 2016), soit plus d’un an après sa dernière convocation. À l’arrivée de Corinne Diacre, Thiney n’est pas appelée pour les premiers rassemblements, le doute s’installe et alors que beaucoup s’imaginaient qu’elle ne rejouerait plus sous le maillot bleu, la milieu offensive du Paris FC n’a elle jamais rien lâché et toujours travaillé pour retrouver une place avec les Bleues. Aujourd’hui, elle est probablement la numéro 10 dont l’équipe de France avait besoin depuis le départ de Camille Abily. Une compétitrice au mental d’acier, c’est aussi ça Gaëtane Thiney !

Sarah Bouhaddi, le dernier rempart

32 ans – 135 sélections, Cliquez sur l’image pour découvrir sa fiche FFF

Élue meilleure gardienne du monde par l’IFFHS – International Federation of Football History & Statistics – ces trois dernières années (2016, 2017, 2018), Sarah Bouhaddi n’a fait que confirmer son remarquable parcours. Née à Cannes en 1986, elle a d’abord chaussé les crampons sans les gants pendant plusieurs années. C’est finalement à l’adolescence que le poste de gardienne de but devient son poste de prédilection, celui qui lui colle à la peau, celui qu’elle ne quittera plus. Monaco, Clairefontaine, Toulouse, Juvisy, et Lyon depuis 2009.

Si la canenca (Cannoise en provençal) n’a pas autant voyagé que sa coéquipière Bussaglia, elles ont ensemble avec Thiney, remporté leur titre de championnes d’Europe U19 en 2003. Depuis, Bouhaddi a enchaîné les compétitions et les titres. À son actif : quatre participations à l’Euro, deux aux JO, et une à la coupe du Monde avec les Bleues, mais aussi neuf titres de championnes de France, six en coupe de France et cinq en Ligue des Champions avec l’Olympique Lyonnais. Difficile de trouver une gardienne avec autant de vécu, d’expérience et de titres, même si elle aime toujours se jouer de nous en nous faisant parfois des petites frayeurs…

Wendie Renard, la tour de contrôle

28 ans – 105 sélections, 20 buts, Cliquez sur l’image pour découvrir sa fiche FFF

Native de Schoelcher, Wendie Renard n’a pas fait de détour. En 2007, alors qu’elle n’a pas encore 18 ans, la jeune Martiniquaise quitte son île natale pour poser ses valises à Lyon. Un choix et une audace qui vont s’avouer payants puisque Renard va enchaîner les titres, comme on enfile les perles. Avec un temps de jeu plus réduit les premières saisons, Wendie Renard apprend et observe… Après ça elle prend son envol et s’inscrit parmi les pièces maîtresses de l’équipe lyonnaise dont elle devient assez logiquement la capitaine. 24 titres décrochés avec l’OL font d’elle la joueuse la plus titrée et la seule à les avoir tous remporté depuis 2007.
Son mètre quatre-vingt sept et son poste de défenseure centrale lui valent le surnom de « tour de contrôle » mais les qualités de la plus jeune des centenaires (28 ans) vont bien au-delà. Effectivement, sa taille lui permet d’être quasi imbattable à la tête, d’abord défensivement mais aussi offensivement puisqu’elle marque souvent sur les phases arrêtées. 20 buts inscrits sous le maillot floqué du coq, c’est déjà beaucoup pour une défenseure centrale ! Sa vitesse et son placement la rendent très difficile à éliminer et sa qualité de relance et de passes longues font d’elle une défenseure très complète. Si depuis l’arrivée de Corinne Diacre à la tête des Bleues, la capitaine de l’OL a cédé le brassard de l’équipe de France à Amandine Henry, sa partenaire de club, cela n’enlève en rien son importance dans l’effectif des Tricolores. Elle reste à ce jour la véritable patronne de la défense bleue et sans aucun doute l’une des meilleures joueuses du monde à ce poste.


Crédit photos : FFF.fr

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