#FIFAWWC – Groupe E : deux « powerhouses » du football, et deux challengers en embuscade

Le début de la coupe du Monde France 2019 approche à grand pas… À sept (7) jours du coup d’envoi, Foot d’Elles vous propose d’en découvrir un peu plus sur le Groupe E. Un groupe assez hétérogène, capable de beaucoup de surprises, comprenant le Cameroun, le Canada, les Pays-bas et la Nouvelle-Zélande. Présentation.



Sur le papier, le groupe E n’est pas forcément celui qui nous réservera le plus de surprises : le Canada et les Pays-Bas tiennent le haut du panier, tandis que la Nouvelle-Zélande reste une menace. Le Cameroun arrivera bon dernier si on en croit le classement Coca-Cola. La poule semble déjà jouée, seul les deux premières places du classement peuvent nous réserver une légère surprise.

Le Canada 🇨🇦 : la valeur sûre

Les Canadiennes ne disposent pas de l’équipe la plus forte physiquement ou la plus technique, en dépit de l’effort mis sur la formation des éléments clés en Europe – Beckie, Lawrence, Buchanan, entre autres -, mais elles font partie des équipes qui ont réussi leur transition entre eux générations : les cadres servent à donner l’impulsion et le contrôle nécessaire à l’épanouissement des jeunes recrues. Les Canucks ont survolé le tournoi de la CONCACAF avant de buter contre la superpuissance Américaine. En 2019, l’équipe emmenée par Christine Sinclair et le Danois Kenneth Heiner-Møller, qui a remplacé au pied levé l’énergique John Herdman à la surprise générale, n’a concédé qu’un seul but et aucune défaite. Avec des performances en demi-teinte à leur propre Coupe du Monde en 2015, principalement sous le coup d’une énorme pression – que l’on espère ne pas voir déteindre sur les Bleues

-, l’équipe a vu partir une génération et surtout mûrir ses jeunes recrues de 2015. Ce sera aussi le baroud d’honneur mondial pour Christine Sinclair, à 4 buts de battre le record tenu par Abby Wambach de la plus grande buteuse de tous les temps. En revanche, l’effectif Canadien devra se passer des qualités de Diana Matheson et de l’expertise d’Erin McLeod, toutes deux forfaits sur blessure pour leurs dernières chances de participer à une Coupe du Monde. 

La liste des 23 : 

Gardiennes : Stephanie Labbé, Kailen Sheridan, Sabrina D’Angelo – Défenseures : Allysha Chapman, Kadeisha Buchanan, Shelina Zadorsky, Rebecca Quinn, Jayde Rivière, Ashley Lawrence, Shannon Woeller, Lindsay Agnew, Jenna Hellstrom – Milieux : Julia Grosso, Desiree Scott, Sophie Schmidt, Gabrielle Carle, Jessie Fleming – Attaquantes : Deanne Rose, Jordyn Huitema, Christine Sinclair, Nichelle Prince, Janine Beckie, Adriana Leon. 

Les Pays-Bas 🇳🇱 : la Rédemption

En petite forme depuis leur fantastique et inoubliable victoire pendant leur Euro en 2017, les Pays-Bas gèrent sur le buzzer leur qualification pour la Coupe du Monde en battant la Suisse aux play-offs avec un score agrégé de 1 – 4. Les Oranjes disposent néanmoins d’un effectif solide, dont certaines sont venues se frotter à l’UWCL – on pense par exemple à l’explosive Shanice Van Den Senden qui est venu apporter toute son énergie à l’effectif lyonnais et est venue soulever la coupe de la Champions League -. Mais il y a aussi une envie de rédemption : c’est la deuxième Coupe du Monde disputée par les Oranjes. Il y a quatre ans, elles se sont inclinées en 8e de finale contre le Japon. De toutes les équipes, ce sont bien les Pays-Bas qui ont le plus évolué  entre 2015 et aujourd’hui, et qui sont le plus à même de nous surprendre dans ce groupe. 

La liste des 23 : 

Gardiennes : Sari Van Veenendaal, Lize Kop, Loes Geurts. – Défenseures : Desiree Van Lunteren, Stefanie van der Gragt, Merel van Dongen, Kika van Es, Anouk Dekker, Danique Kerkdjik, Dominique Bloodworth, Liza van der Most. – Milieux : Sherida Spitse, Daniëlle van de Donk, Victoria Pelova, Jackie Groenen, Inessa Kaagman, Jill Woord – Attaquantes : Shanice van de Sanden, Vivianne Miedema, Lieke Martens, Renate Jansen, Ellen Jansen, Lineth Beerensteyn

La Nouvelle-Zélande 🇳🇿 : le point d’interrogation

Les Kiwis sont emmenées depuis octobre 2018 par Tom Sermanni. Et des Coupes du Monde, le technicien Ecossais en a vues passer : deux fois avec l’Australie sous sa commande, une fois en tant qu’assistant coach avec le staff de John Herdman au Canada, pour la dernière Coupe du Monde. Jusqu’ici, malgré des qualifications régulières aux compétitions mondiales, les Néo-Zélandaises n’ont jamais dépassé les phases de poule. A leur décharge, les hommes n’ont pas fait mieux. La combativité des Kiwis, couplé avec l’envoi de certaines joueuses à l’international, notamment en NWSL ou en Angleterre – et évidemment, Erin Nayler à Bordeaux ! – peuvent leur permettre d’espérer accomplir l’exploit. Elles finissent d’ailleurs leur campagne de préparation en surprenant tout le monde, avec leur victoire contre l’Angleterre.

La liste des 23 : 

Gardiennes : Erin Nayler, Victoria Esson, Nadia Olla – Défenseures : Anna Green, CJ Bott, Meikayla Moore, Rebekah Stott, Ali Riley, Abby Erceg, Sarah Morton, Stephanie Skilton – Milieux : Ria Percival, Annalie Longo, Betsy Hassett, Katie Bowen, Katie Duncan, Daisy Cleverley, Olivia Chance – Attaquantes : Emma Kete, Sarah Gregorius, Rosie White, Hannah Wilkinson, Paige Satchell. 

Le Cameroun 🇨🇲 : le petit Poucet

Petit Poucet de cette poule, les Camerounaises, placées 46e du classement FIFA, auront bien du mal à s’imposer dans la compétition tant le niveau est relevé. Pour autant, la dernière compétition les a vues s’incliner en 8e de finale. Leur tâche sera ardue et il faudra impérativement battre la Nouvelle-Zélande – ce qui n’est pas non plus impossible – pour espérer rêver d’étoiles. Mais les Lionnes Indomptables ont les crocs : elles sont en chasse, comme le dit la gardienne Mireille Mambingo. Et le fait est qu’une lionne ne rentre pas à la maison les pattes vides. Parmi l’effectif camerounais, on peut compter sur l’expérimentée Estelle Johnson, qui possède la double nationalité Américano-Camerounaise et a décidé de donner son allégeance au pays Africain – elle évolue aujourd’hui sous les couleurs du Sky Blue FC, en NWSL. La montpelliéraine Esther Mayi Kith ne sera pas de la partie. Mais il y a quelque chose dans ces équipes qui ne bénéficient pas d’un programme aussi solide qu’en Europe : de l’espoir, de la foi, et aussi quelque chose de pur dans leur joie de jouer. 

La liste des 23 : 

Gardiennes : Annette Ngo Ndom, Isabelle Mambingo, Marthe Ongmahan – Défenseures : Christine Manie, Yvonne Leuko, Augustine Ejangue, Estelle Johnson, Aurelle Awona, Claudine Meffometou, Ysis Sonkeng – Milieux : Raissa Feudjio, Jeannette Yango, Charlène Meyong, Ninon Abena, Marlyse Ngo Ndoumbouk, Genevieve Ngo Mbeleck – Attaquantes : Gabrielle Aboudi Onguéné, Madeleine Ngono Mani, Gaëlle Enganamouit, Henriette Akaba, Alexandra Takounda, Michaela Abam.

Images : Illustrations par Sandrine Dusang pour Foot d’Elles, Lisa Durel-Wilcox pour Women’s Soccer France

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