#FIFAWWC – Groupe D : Filer à l’anglaise ou douche écossaise ?

Le début de la coupe du Monde France 2019 approche à grand pas… Dans un peu plus d’une semaine le coup d’envoi retentira et Foot d’Elles vous propose d’en découvrir un peu plus sur le Groupe D. Angleterre, Écosse, Argentine et Japon vont se disputer les deux voire trois places qualificatives. Une poule dans laquelle le moindre point comptera.

Des championnes du monde japonaises en mode reconquête, des Anglaises qui rêvent du titre, des Écossaises à la découverte du Mondial et l’Argentine en embuscade, tous les ingrédients sont là pour mettre du piment dans ce groupe qui sera sans nul doute âprement disputé et dans lequel se joueront de nombreuses rencontres symboliques.

L’Angleterre ???????

Après trois quarts de finale (en 1995, 2007 et 2011) et une troisième place lors du Mondial canadien en 2015, les « Lionesses » espèrent cette année faire encore mieux. 4e nation au classement FIFA, les joueuses de Phil Neville ne se voient pas ailleurs qu’en finale. Portées vers l’attaque avec un socle de joueuses de grand talent associé à un apport de jeunesse qui ne demande qu’à s’épanouir, c’est dans la peau de favorites que la toute récente championne d’Europe lyonnaise Lucy Bronze et les siennes vont entamer cette coupe du Monde. Invaincues en qualifications, difficile de ne pas croire en leurs chances pour la suite de la compétition. Mais cette alliance de jouvence et d’expérience n’est pas un premier essai pour la sélection des Lionnes. L’année 2019, sera-t-elle enfin celle de la consécration pour les anglaises ?

La liste des 23 :

Gardiennes : Karen Bardsley, Carly Telford, Mary Earps – Défenseures : Lucy Bronze, Alex Greenwood, Steph Houghton, Millie Bright, Demi Stokes, Leah Williamson, Abbie McManus, Rachel Daly, – Milieux : Karen Carney, Jade Moore, Jill Scott, Lucy Staniforth, Georgia Stanway, Keira Walsh – Attaquantes : Toni Duggan, Fran Kirby, Beth Mead, Nikita Parris, Jodie Taylor, Ellen White

L’Écosse ???????

Dès le 7 juin prochain, un nouvel étendard viendra flotter dans le ciel de la coupe du monde féminine. L’Écosse sera l’autre nation britannique présente lors de ce 8e mondial. Ironie du tirage au sort et tout un symbole, pour le premier match de leur histoire dans cette compétition, les écossaises affronteront leurs voisines anglaises à l’Allianz Riviera de Nice, le 9 juin prochain. Exit les regrets des barrages de 2015, comme des grandes les coéquipières d’Erin Cuthbert se sont offert cette qualification avec brio devançant la Suisse en s’accaparant de la première place du groupe 2 de la zone Europe (7 victoires pour un seul revers face aux helvétiques), synonyme de ticket direct pour la France en 2019. Shelley Kerr, la sélectionneure pourra pleinement compter sur les forces vives de son groupe incarnées par Kim Little ou Jane Ross. Et si on voyait des tuniques bleu marine en deuxième phase dans ce Mondial ? Ce ne serait alors que juste récompense du travail effectué depuis l’Euro 2017 aux Pays-Bas.  

La liste des 23 :

Gardiennes : Lee Alexander, Shannon Lynn, Jenna Fife – Défenseures : Kirsty Smith, Nicola Docherty, Rachel Corsie, Jennifer Beattie, Hayley Lauder, Chloe Arthur, Chloe Arthur, Sophie Howard, Joelle Murray – Milieux : Joanne Love, Kim Little, Caroline Weir, Leanne Crichton, Christie Murray, Lizzie Arnot – Attaquantes : Lisa Evans, Jane Ross, Claire Emslie, Lana Clelland, Fiona Brown, Erin Cuthbert

L’Argentine ??

Le chemin pour parvenir à cette coupe du Monde en France, la troisième de son histoire, fut très long pour l’Argentine. Obligée de passer par les barrages, l’équipe sud-américaine se devait  de faire partie de la fête. Mais la relation entre l’Albiceleste et la plus grande compétition féminine de football n’a jamais été très simple. Depuis 2003, année de leurs débuts dans le tournoi, les compatriotes de Sole Jaimes n’ont jamais brillé dans les phases finales terminant à chaque fois à la 4e place de leur groupe comme en 2007. Les protégées de Carlos Borrello voudront certainement décrocher la première victoire dans un Mondial. Ce qui constituerait une énorme source d’encouragement pour ces dernières présentées comme un outsider de leur groupe.

La liste des 23 :

Gardiennes : Vanina Correa, Gabriela Garton, Solana Pereyra – Défenseures : Agustina Barroso, Eliana Stábile, Adriana Sachs, Aldana Cometti, Virginia Gómez, Gabriela Chávez, Natalie Juncos – Milieux : Vanesa Santana, Ruth Bravo, Estefanía Banini, Florencia Bonsegundo, Miriam Mayorga, Lorena Benítez, Mariela Coronel, Mariela Coronel, Dalila Ippólito – Attaquantes : Sole Jaimes, Yael Oviedo, Belén Potassa, Milagros Menéndez

Le Japon ??

« Se méfier de l’eau qui dort », s’il y avait un slogan à choisir pour chacune des sélections présentes, cet adage serait, à coups sûrs, adéquat pour les Nipponnes. Championne du Monde en 2011 et finaliste il y a quatre ans, l’équipe du Japon est à un tournant de son histoire. Les générations sont en cours de passage de témoin. A se focaliser sur la liste des appelées d’Asako Takakura pour la coupe du Monde, on peut observer qu’une quinzaine de joueuses sur les 23 sélectionnées n’auront pas 25 ans au début de la compétition en juin prochain. Parmi elles, des talents purs qui ont notamment fait les beaux jours de la sélection U20 du « pays du soleil levant » vainqueure du Mondial de la catégorie durant l’été 2018 en Bretagne. Moeka Minami et Jun Endo sont des symboles de cette jeunesse décomplexée. Toutefois, les jeunes Nadeshiko pourront compter sur leurs ainées entre autres Saki Kumagai, Mizuho Sakaguchi, ou encore Rumi Utsugi, qui ont soulevé le trophée tant convoité en 2011, pour leur montrer la voie d’un deuxième sacre.

La liste des 23 :

Gardiennes : Sakiko Ikeda, Ayaka Yamashita, Chika Hirao – Défenseures : Chika Hirao, Saki Kumagai, Aya Sameshima, Nana Ichise, Moeka Minami, Asato Miyagawa, Risa Shimizu, Shiori Miyake – Milieux : Hina Sugita, Emi Nakajima, Mizuho Sakaguchi, Yui Hasegawa, Yuka Momiki, Narumi Miura – Attaquantes : Mana Iwabuchi, Yuika Sugasawa, Rikako Kobayashi, Saori Takarada, Jun Endo, Kumi Yokoyama

 


Crédit photo : FIFA
Illustrations : Sandrine Dusang pour Foot d’Elles

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