#FIFAWWC – France/Nigéria : Pas de calculs pour les Bleues

Ce lundi 17 juin se joueront les premiers matches de la 3e journée de la compétition, synonymes de derniers matches de poules. Pour les Bleues, l’ultime adversaire de ce groupe A sera le Nigéria, champion d’Afrique en titre. Si l’équipe de France de Corinne Diacre est d’ores et déjà qualifiée pour les 8es de finale, elle compte bien réaliser le 3 sur 3 en s’imposant face aux Super Falcons.

Après un match intense contre la Norvège, où les Bleues ont dû produire beaucoup d’efforts pour l’emporter (2-1), les joueuses de Corinne Diacre ont eu cinq jours pour récupérer et se préparer à leur ultime rencontre de groupe, ce lundi face au Nigéria.

Qualifiées mais (très) loin d’être rassasiées

Si avec leurs deux victoires et leurs six points, les Bleues sont assurées de la qualification en huitièmes de finale, elles ne veulent pas s’arrêter à ça. « Déjà qualifiées, on peut imaginer que vous serez plus relâchées contre le Nigéria ? Faut-il calculer pour éviter les USA en quart ? », voilà le genre de questions auxquelles Elise Bussaglia et ses coéquipières ont été confrontées depuis jeudi dernier (officialisation de leur présence en 8es de finale de la compétition). Les réponses ne sont pas tout à fait identiques mais le message est bien le même. L’équipe de France veut rester sur sa dynamique de victoires en remportant sa troisième rencontre face au Nigéria.

Alors oui, Corinne Diacre a annoncé qu’il y aurait peut-être « un ou deux changements » dans l’équipe de départ mais tout en restant dans sa logique et en gardant une équipe compétitive. Eugénie Le Sommer qui a déjà été avertie pourrait être préservée pour éviter une éventuelle suspension sur le 8e de finale. Griedge M’Bock, toujours strappée au genou, pourrait elle, être ménagée sur ce match. On peut aussi imaginer un changement dans le couloir droit et/ou au milieu de terrain pour faire souffler un peu Torrent et/ou Bussaglia par exemple. Pour le moment, seule Corinne Diacre et son staff ont les réponses mais une chose est sûre, les 23 joueuses sont concernées et se tiennent prêtes pour atteindre l’objectif de victoire et de première place du groupe.

Le Nigéria, attention danger ?

Certes l’équipe championne d’Afrique n’est pas la meilleure de ce Mondial mais elle est aussi loin d’être la moins bonne. Actuellement troisièmes du groupe, les Nigérianes veulent obtenir un résultat face aux Bleues pour faire partie des équipes qui continueront l’aventure France 2019. Alors que les deux formations s’étaient rencontrées en avril 2018 et que les joueuses de Corinne Diacre s’étaient largement imposé 8 buts 0, Chiamaka Nnadozie,la gardienne des Super Falcons a annoncé sur FIFA.com que cette fois cela serait différent : « Cela va être un match serré. Elles sont l’une des meilleures équipes de la compétition mais nous allons leur faire savoir que cela ne se passera pas comme ça encore » (en référence à la dernière confrontation entre les deux équipes).

Mais contrairement à ce que pense Nnadozie, les Bleues ne seront pas « détendues ou supérieures en pensant peut-être marquer plus de 8 buts ». En effet, les Tricolores semblent très concentrées sur cette rencontre et reconnaissent volontiers que ce match face au Nigéria ne sera pas simple. Gaëtane Thiney a déclaré que les Bleues abordent ce match « de la même manière que les deux précédents ». Les joueuses de l’équipe de France le savent, le Nigéria peut-être un adversaire redoutable. Athlétiques, fortes dans les duels et avec des armes offensives comme la Guingampaise, Desire Oparanozie ou Asisat Oshoala par exemple, les Nigérianes peuvent être un vrai danger. Les Bleues sont prévenues, le match de ce lundi soir ne sera pas à une partie de plaisir.

Le Roazhon Park en Bleu, Blanc, Rouge

Depuis plusieurs années déjà, le public breton répond présent lors des matches de l’équipe de France féminine. Ce lundi soir ne devrait pas déroger à la règle puisque le Roazhon Park de Rennes affiche complet depuis longtemps déjà (comme le Parc des Princes et le stade de Nice l’étaient sur les deux précédents matches des Bleues).

Un engouement et des supporters qui ne laissent pas les joueuses de l’équipe de France indifférentes et qui peuvent avoir un impact sur leurs performances, comme l’a souligné Gaëtane Thiney : « On sait qu’il va y avoir une ambiance extraordinaire. Il est évident que le public nous permet de nous dépasser et à chaque match, de voir encore plus loin ». Le soutien sera bien là et les familles des Bretonnes, Griedge MBock et Eugénie Le Sommer notamment, sans doute en nombre aussi. Maintenant aux Bleues de Corinne Diacre de régaler encore un peu plus ses supporters en continuant de faire le travail sur le terrain et en se préparant au mieux pour la suite de compétition…


Crédits photos : FFF/Antonio Mesa/AFP

1 commentaire

  • Je pense que ce serait prendre un risque inutile de suspension de faire jouer Eugènie Le Sommer. Faire souffler M’Bock et Torrent
    en les remplaçant par Tounkara et Périsset , qui sont parfaitement capables d’ assumer, me paraît aussi nécessaire . Reste le cas Bussaglia . Elle aura fort à faire dans la suite de la compétition et la mettre au repos me semble indispensable.

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