#FIFAWWC – Bleues : Valérie Gauvin, droit au but

Pour la dernière ligne droite menant à la coupe du Monde, Foot d’Elles vous propose de (re)découvrir, jour après jour, chacune des 23 Bleues qui composent le groupe de Corinne Diacre. Aujourd’hui, la Bleue du jour est Valérie, qui va garnir la palette offensive de la sélectionneure des Bleues pour ce Mondial.

Elle est à l’image de cette équipe de France, talentueuse et prometteuse. La joueuse montpelliéraine, Valérie Gauvin, 23 ans le 1er juin prochain, est consciente que son poste d’attaquante sera certainement le plus scruté durant quelques semaines. Son rôle offensif est on ne peut plus déterminant et prépondérant dans cette compétition qu’est la Coupe du Monde. Mais l’héraultaise d’adoption sait aussi que son nom figure parmi ceux d’autres avants de talent.

C’est à l’âge de 4 ans que la native de l’île de la Réunion s’installe en Métropole. Sa famille se prend alors d’affection pour le sud de l’Hexagone et le département du Gers particulièrement. Très jeune, le football va vite faire partie de la panoplie de ses sports favoris. Une passion qui lui sera rapidement chevillée au corps. Dès l’âge de 12 ans, elle connaît le centre de formation du Toulouse FC, un des clubs phares du championnat de France de D1 d’alors. Ses premiers pas dans l’élite, la réunionnaise les effectuera avec les Violet-et-Blanc en octobre 2012. Pour la voir marquer son premier but en D1, il faudra attendre la 21e et avant-dernière journée de cette même saison 2012/2013, face à Saint-Etienne. A l’issue de cet exercice, lanterne rouge, son club est relégué en D2 mais Valérie sera un pilier de la volonté du TFC pour retrouver les sommets. L’année suivante, elle devient la révélation de la deuxième division avec 32 buts inscrits. Cette efficacité lui permet de décrocher largement les titres de meilleure buteuse et meilleure joueuse du championnat. Une performance qui a éveillé les sens des dirigeants du MHSC qui lui ouvrent les portes de la Paillade en 2014. En sélections, elle a connu toutes les catégories de jeunes avant d’intégrer les « grandes » de l’équipe de France. C’est en octobre 2015 qu’elle revêt pour la première fois le maillot tricolore des A lors d’une courte défaite en rencontre amicale face aux Pays-Bas (1-2) à Paris. Quelques semaines plus tôt à Gwangju en Corée du Sud, avec les Bleues, elle remportait l’Universiade d’été dont elle termine meilleure réalisatrice. En 2016, Gilles Eyquem l’appelle pour disputer le Mondial U20 en Papouasie Nouvelle-Guinée. Accompagnée de Grâce Geyoro, Delphine Cascarino et de Sakina Karchaoui, Valérie Gauvin ne peut éviter la défaite des Bleuettes en finale face à la Corée du Nord. Trois ans se sont écoulés depuis ce résultat malheureux, et avec ces mêmes copines, c’est bien dans un nouvel esprit de conquête qu’elle espère décrocher le plus beau des trophées. Dans quelques semaines, elle sera d’ailleurs la toute première représentante de son île natale à prendre part à un Mondial (masculin ou féminin). Une « fierté » avouée aussi bien par elle que par tous les réunionnais, amoureux de football, qui attendaient impatiemment cet événement.  

 


Crédit photo : FFF/A. Mesa
Illustration fiche : Sandrine Dusang pour Foot d’Elles

4 commentaires

  • Valérie Gauvin a pris confiance en elle depuis quelques mois, cela se traduit par une meilleure efficacité dans son jeu en défense et dans la surface de vérité. Mais il lui reste encore à se faire un peu plus mal pour mettre sa dimension potentielle athlétique au service du jeu et de l’équipe. No pain no gain

  • Depuis son arrivée à Montpellier en 2014, sa saison 2018-2019 n’aura pas été des plus florissantes avec 6 buts marqués et 15 matchs joués sur 22 (avec 8 matchs titularisés). Je lui préfère sa Collègue Clarisse Le Bihan avec 13 buts marqués et 22 matchs joués (21 titularisés). Elle a fait sa meilleure saison et elle est en progression.

  • Droit au but, c’est parce que la meilleure joueuse née à la Réunion pourrait rejoindre le meilleur joueur né à la Réunion (Payet) à l’OM ?

    Blague à part, j’espère qu’elle brillera par son travail et par ses buts et que sa médiatisation en tant qu’avant-centre des Bleues fera avancer le foot dans le sud-ouest qui n’accueille pas la coupe du monde et dont elle est la seule représentante!

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