#FIFAWWC – Bleues : Amel Majri, une gauchère très adroite

Pour la dernière ligne droite menant à la coupe du Monde, Foot d’Elles vous propose de (re)découvrir, jour après jour, chacune des 23 Bleues qui composent le groupe de Corinne Diacre. Aujourd’hui, la Bleue du jour est Amel Majri, milieu de terrain de formation, qui évoluera en tant que latérale gauche durant le prochain Mondial.

«It’s amazing! She should play with us! » Traduisez : “C’est incroyable ! Elle devrait jouer pour nous !” Ces propos viennent de la bouche des journalistes américains, interloqués, venus observer le match amical de leur sélection face à la France au Stade Océane du Havre au mois de janvier dernier, s’extasiant devant les divers gestes techniques qu’enchaîne Amel Majri devant ses adversaires outre-Manche. Sur le côté gauche de la défense tricolore, sa maîtrise est totale. Pourtant, celle qui évoluera durant le Mondial dans le rôle de latérale chez les Bleues est bel et bien une milieu de terrain de formation et au sein de son club de l’Olympique Lyonnais.  

Native de Monastir en Tunisie, elle a un an lorsque sa famille s’installe en France. Son histoire avec le ballon rond est née quelques années plus tard avant d’entrer véritablement dans l’univers du football en signant sa première licence à l’AS Minguettes à Vénissieux dans la banlieue lyonnaise évoluant dans les jeunes équipes mixtes de son club. Une passion pour le cuir partagé avec sa sœur jumelle, Rachida qui est aujourd’hui coach d’une section féminine d’un club voisin. Repérée rapidement, Amel intègre la section féminine de l’OL. Tout juste âgée de 18 ans, elle joue son premier match avec les grandes du club rhodanien lors de la saison 2010-2011. Sélectionnée avec les U20 de la Tunisie, c’est l’équipe de France B qui lui ouvre d’abord ses portes avant que Philippe Bergeroo ne la fasse démarrer en 2014 avec les Bleues pour la première fois en s’offrant par ailleurs le luxe d’inscrire un but pour débuter sa carrière internationale (face à la Hongrie). Honorée par le trophée UNFP de la meilleure joueuse de D1 en 2016, nommée en 2018 parmi les premières prétendantes pour le Ballon d’Or, son impressionnant palmarès personnel s’étoffe au fur et à mesure des exploits de son club aussi bien à l’échelle nationale qu’européenne. Sa technicité, son expérience (2019 sera l’année de son deuxième Mondial) et sa capacité d’adaptation seront des atouts majeurs pour tenir et garder au mieux son flan gauche.

 


Crédit photo : FFF/A. Mesa
Illustration fiche : Sandrine Dusang pour Foot d’Elles

 

1 commentaire

  • J’ai du mal à comprendre madame Diacre à la faire jouer absolument latérale gauche, alors qu’elle a ce qu’il faut avec Karchaoui et Bacha (non retenue pour cette Coupe du Monde) pour ne citer qu’elles. Je pense qu’elle serait mieux milieu de terrain ou en attaque avec Le Sommer avec qui elle s’entend très bien. Elle a une santé de fer, un bon dribble, une bonne vitesse à mettre à mal les défenses adverses et possède une bonne lucidité dans ses passes et centres.

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