#FIFAWWC – 3e place – Un dernier pour l’honneur

Elles auraient voulu voir Lyon, elles verront Nice. Ce ne sera en effet pas l’air de la Vallée du Rhône que les Anglaises et les Suédoises humeront ce samedi mais bien l’embrun de la Côte d’Azur. Une dernière représentation pour les deux équipes qui tâcheront de tout faire pour terminer en beauté leur séjour estival en France.

Deux nations, deux ambiances

Les sélections qui se présenteront sur la pelouse de l’Allianz Riviera ce samedi après-midi ont connu des destins bien différents dans ce Mondial. Leur place respective en finale s’est jouée soit à un coup de pied de réparation ou à des montants trop capricieux. Mais l’heure n’est plus aux regrets. Cette troisième place est une dernière source de motivation pour tourner définitivement la page des déceptions. Toutefois, il est intéressant de regarder le cheminement de chacune des équipes qui s’affronteront pour la médaille de bronze de cette 8e coupe du Monde.

La sélection de Phil Neville, défaite par les américaines ce mardi, semblait plus qu’abattue à l’issue de leur demi-finale. Inconsolables, les coéquipières de Steph Houghton n’avaient certainement pas la tête d’ores et déjà tournée vers cette ultime opposition. Après un parcours quasiment exemplaire, malgré un adversaire appelé « États-Unis », se retrouver à jouer la petite finale est presque un synonyme d’échec. De nombreux observateurs outre-Manche ne se cachent pas à définir ainsi le parcours des britanniques. La gestion relative en phases de poules et la montée en puissance progressive des Lionesses au sein du second tour ont galvanisé leur statut de favorites. Fébriles, moins éclatantes et inspirées dans le jeu face à Alex Morgan et compagnie, les protégées de Neville ne souhaiteront certainement pas renouveler cette mauvaise expérience dans les Alpes-Maritimes.

Du côté suédois, le chemin a été plus caillouteux. Après un survol de leurs deux premières rencontres face au Chili et à la Thaïlande, l’ogre baptisé USA condamne l’équipe de Peter Gerhardsson à s’octroyer la deuxième place de sa poule F. Éliminant, non sans peine, le Canada en huitième, l’Allemagne se présente alors à elle pour un choc haut en couleurs. Menée d’un but et malmenée en début de rencontre, c’est avec panache et totale maîtrise que la Suède a finalement réussi son pari et se hisser dans un dernier carré presque inespéré au vu du tableau qui lui été offert. La dernière joute face aux néerlandaises est sans nul doute la moins aboutie par les Jaune-et-Bleu durant cette coupe du Monde. Peu en réussite et surtout très apathiques dans la construction, ce ne sont pourtant pas les situations chaudes qui manquaient ce mercredi devant les buts bataves. De la fébrilité ? Certainement. Toujours est-il que les scandinaves, si elles ravissent le bronze ce samedi, leur honneur sera alors plus que sauf. Néanmoins, en coupe du Monde jusqu’à ce jour, elles sont souvent classées, mais toujours pas gagnantes.

A quel type de match s’attendre ?

Chacune des deux équipes ont eu leur moment fort dans ce Mondial. Avec son match référence. Le quart de finale face à la Norvège, au Havre, fut celui de l’Angleterre. De l’audace, une assurance à ses postes-clés et surtout des joueuses phares débridées. Nikita Parris, Lucy Bronze et Elle White ne se sont pas fait prier pour montrer au monde entier qu’elles étaient des footballeuses de classe mondiale. Leur jeu pragmatique a véritablement éclaté au grand jour lors de cette rencontre. « C’est notre football », arguait le technicien anglais en prônant le réalisme de sa formation. De la spontanéité. Voilà ce qui a manqué face aux USA pour espérer décrocher un ticket en finale. Verra-t-on un visage plus souriant offensivement ? Les Lionnes seront-elles moins farouches ?

En ce qui concerne les adversaires des anglaises, il est quasiment certain que le match précédent face à l’Allemagne, à Rennes il y a tout juste une semaine, a pesé lourd dans les jambes de Sofia Jakobsson et des ses amies. Après une heure et demi de bataille âpre face à celles qui s’apparentaient à leurs bêtes noires en coupe du Monde leur a peut-être coûté la lucidité nécessaire pour passer face aux Pays-Bas, pourtant très peu en verve. Durant la demi-finale face aux Oranje, ce sont bien les joueuses nordiques qui laissent filer la victoire. Une attaque motivée mais en cruel manque de grinta.

Les cartes sont-elles rebattues pour autant. Un mois de compétition, c’est long. Les deux coachs feront-ils tourner leur effectif ?  Jouer une troisième place, cela reste forcément prestigieux. La Suède, finaliste en 2003, a déjà eu l’occasion de monter sur la troisième marche du podium en 1991 lors de la première édition et en 2011 face à l’équipe de France. Pour les anglaises, terminer avec une breloque mondiale autour du cou serait plus qu’une récompense et surtout un événement rappelant leur performance de 2015 au Canada.  

Crédit photos : FIFA.com

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