Fanny Hoarau : « Une nouvelle étape de franchie »

Entre les nombreux départs et les nombreuses arrivées prévus du côté du Rodez Aveyron Football, une a tout particulièrement retenue notre attention, celle de la jeune espoir française de 19 ans, Fanny Hoarau. Après trois saisons passées à Vendenheim, l’internationale tricolore chez les U-20 compte bien s’imposer au RAF dès la saison prochaine.

 

 

Quelles raisons t’ont poussée à rejoindre le club de Rodez pour la saison prochaine ?

J’avais envie de retrouver la D1. Rodez est une équipe qui joue bien et j’en sais quelque chose, puisque c’est cette même équipe qui nous a plus ou moins envoyé en D2 il y a deux saisons de cela lorsque j’évoluais à Vendenheim (Rires). C’est en quelque sorte une nouvelle étape de franchie dans ma jeune carrière, puisque j’arrive dans un club plus « stable », qui va jouer sa cinquième saison consécutive en D1.

Quels objectifs t’es-tu fixés avec ton nouveau club ?

Jouer le plus possible avant tout ! Je joue latérale gauche en général, mais je peux aussi monter d’un cran et jouer au milieu. Si je devais évoluer à ce poste au RAF, je ferais mon possible pour apporter un peu plus offensivement par mes centres, ma percussion et, pourquoi pas, mes buts ! J’aimerais bien marquer aussi ! (Rires)

 

 

 

Tu vas retrouver la D1, un an après l’avoir quittée. Quels souvenirs en gardes-tu ?

J’en garde de bons souvenirs, même si nous n’avons pas forcément réussi une superbe saison avec Vendenheim il y a deux ans. La D1 ce n’est quand même pas rien, le niveau est diamétralement opposé à celui de la D2, dans l’impact physique notamment. Jouer contre des équipes comme Paris ou Lyon, même si nous avons pris quelques raclées, ça reste de très bons souvenirs. On ne peut que progresser lorsque l’on rencontre des joueuses comme Louisa Necib, Elodie Thomis et j’en passe.

Vendenheim a raté de peu la montée en D1 cette saison, en terminant deuxième du groupe A derrière Algrange. Serais-tu restée à Vendenheim si le club avait été promu ?

C’est difficile à dire. Vendenheim n’est pas un club très stable, notamment d’un point de vue financier. Il y a beaucoup de jeunes joueuses qui sortent du pôle et de fait, l’équipe n’est pas très expérimentée. J’avais besoin d’aller dans une équipe qui m’apporterait plus de garanties.

Le fait d’être appelée avec l’équipe de France des moins de 20 ans, qu’est-ce que cela t’apporte ?

C’est un plus indéniable. Jouer contre les Etats-Unis par deux fois a été une vraie chance, ça m’a permis de découvrir un niveau autre que celui que je connaissais déjà en France. Je suis très heureuse d’avoir été retenue pour ces deux matches et pour le prochain stage qui aura lieu en juillet. J’espère que j’irai à la Coupe du monde au Canada cet été avec les U-20, ce serait génial.

 

 

 

 

 

Crédits photos:philfcvendenheim