Et la Coupe du Monde 2023 se déroulera en Australie et en Nouvelle-Zélande

Les différentes fédérations de la FIFA ont voté aujourd’hui pour le pays hôte de la Coupe du Monde 2023. Un résultat qui étonne peu, partant déjà favori…

Alors que le Brésil avait déjà déclaré forfait à cause des restrictions budgétaires liées à la pandémie, c’est ensuite le Japon qui s’est retiré de la course. Après une Coupe du Monde de rugby, puis des Jeux Olympiques reportés, le pays craint de faire face à une résistance à cause du nombre d’événements organisés en si peu de temps. Sur un départ de 10 candidats, il n’en reste alors plus que deux : la Colombie, et l’alliance entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

C’est cette dernière qui était favorite. Inédite, c’est la première candidature conjointe dans l’histoire de cette compétition. Et elle présentait beaucoup de points forts : selon la FIFA, des infrastructures de qualité et un engagement financier garanti. D’après le rapport d’évaluation rendu par la FIFA il y a quelques semaines, c’était l’Australie et la Nouvelle-Zélande qui obtenaient la meilleure note, avec une note globale de 4,1/5. Le Japon suivait de peu avec 3,9, et la Colombie arrivait derrière avec 2,8. Par contre, les différentes composantes transfrontalières à gérer inquiétaient la FIFA.

Pour cette première Coupe du Monde à 32 équipes au lieu de 24, le spectacle promet d’être au rendez-vous. L’Australie et la Nouvelle-Zélande proposaient d’organiser le match d’ouverture à Auckland dans le fameux Eden Park de 50 000 places, et la finale à Sydney dans le Stadium Australia de 70 000 places. Sont prévus 64 matchs en 31 jours, et pour les phases de poule chaque pays recevrait 4 groupes.

Cette décision pourrait permettre notamment de développer la pratique dans le pacifique. Les deux pays sont déjà dans une optique de féminiser leur football, et d’améliorer de plus en plus les conditions des joueuses. En Nouvelle-Zélande par exemple, le nombre de licenciées augmente de 7% tous les ans. Concernant les salaires des hommes et des femmes, les deux pays sont également en avance, et ont déjà instauré l’égalité salariale depuis un moment. C’est le cas pour les équipes nationales de Nouvelle-Zélande depuis 2018, qui bénéficient des mêmes conditions : les joueuses voyagent en classe d’affaire comme les joueurs, touchent les mêmes primes de match… L’Australie a suivi le pas en 2019. Une situation de plus en plus égalitaire, qui risque de le devenir encore plus avec cette Coupe du Monde.


(© Photo – L’opéra de Sydney après l’annonce de la nomination – AFP)

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