De Blanquefort à Bordeaux, l’ascension du club girondin

Autrefois connu sous le nom de l’Étoile Sportive Blanquefort, l’équipe girondine a grandi et franchi les étapes une à une. Rattachée au club des Girondins de Bordeaux depuis un peu plus de trois ans maintenant, l’équipe a atteint l’élite et compte bien s’y installer de façon durable. Actuel troisième de la D1, Bordeaux semble bel et bien avoir les arguments nécessaires pour y parvenir.

Après six saisons passées en D3, puis sept en D2, l’équipe féminine de l’Étoile Sportive Blanquefort Football est devenue celle des Girondins de Bordeaux. Comme un signe (mais pas que) c’est à l’issue de la saison 2015-2016, la première sous le maillot au scapulaire, que l’équipe termine en tête de son groupe de D2 et accède à l’élite pour la première fois de son histoire, avec ses homologues marseillaise et messine.

Des débuts compliqués mais une force prometteuse

Comme c’est souvent le cas pour une première saison en D1, Bordeaux ne casse pas la baraque lors de son arrivée dans l’élite. Mais il obtient malgré tout son maintien sur les ultimes journées du championnat. En danger, les Girondines avaient montré une force de caractère impressionnante lors des dernières rencontres de l’exercice 2016-2017. Alors que beaucoup les voient retourner en D2 à cause des adversaires qui les attendent sur la fin de saison, les joueuses bordelaises s’arrachent et terminent à la dixième place du classement grâce à une victoire contre Marseille (1-0) et deux matches nuls face à Juvisy (1-1) et Paris (2-2).

Une fin de saison dont se souvient la milieu de terrain Solène Barbance, et qui avait fini de la convaincre à s’engager avec le club girondin : « Avant tout, c’est le projet et le souhait de se professionnaliser qui m’avaient convaincu. Avec des ambitions, des infrastructures de grande qualité et cetera. Que l’équipe se maintienne dans une situation un peu désespérée était peut-être un signe du destin supplémentaire pour moi. Ce qu’elles ont fait été extraordinaire et c’était une belle finalité pour repartir de la meilleure des manières la saison suivante ». La native de Rodez a eu du flair.

Bien plus qu’un changement de nom

Avec des résultats plutôt convaincants et une septième place au classement la saison dernière, les Marine et Blanc semblent progresser saison après saison. Si il aura fallu un temps d’adaptation pour que les choses se mettent en place en interne, le fait d’être nommée Girondins de Bordeaux a clairement été bénéfique à l’équipe de Jérôme Dauba. Notamment au niveau des infrastructures, comme le souligne Solène Barbance, arrivée au club il y a un peu plus d’un an : « C’est top ! Nous avons une salle de musculation très complète, des terrains de très grande qualité, un accès idéal au médical avec les kinés et les médecins qui sont auprès de nous à 100% et nous mettent dans les meilleures conditions. Tout cela contribue au développement de l’équipe et à sa professionnalisation ».

S’appeler Girondins de Bordeaux plutôt que Blanquefort, « cela sonne beaucoup plus professionnel et beaucoup plus ambitieux » pour la milieu de terrain bordelaise qui ne cache pas que c’est aussi ce qu’elle recherchait en s’engageant avec le club au scapulaire. Avoir un nom qui parle à tous les amateurs de foot, se rapprocher du professionnalisme et être dans une structure comme celle des Girondins a fait prendre une autre dimension à l’équipe féminine. C’est bien, mais il faut que les joueuses l’assument désormais. Pas de pression pour Solène Barbance qui veut simplement montrer ce qu’elle et ses coéquipières sont « capables de faire sous ces grandes couleurs pour continuer à avancer ensemble ».

Et alors, cette saison ?

À la présentation officielle de la D1, il y a quelques semaines, Ulrich Ramé (directeur sportif des Girondins de Bordeaux) déclarait que l’objectif premier cette année, était de finir dans le Top 6. Avec l’effectif et le début de saison des Marine et Blanc, on a l’impression que les Girondines pourraient même être encore un peu plus optimistes. Si Solène Barbance reste humble et prudente, jouer plus haut dans le tableau ne lui paraît pas impossible…« Je pars toujours dans une optique d’humilité parce que je sais que cela peut très vite basculer. Étant donné l’effectif et le travail effectué, oui je pense qu’on peut envisager de jouer un haut de tableau. Mais il faut rester très prudentes.

Troisième du championnat et invaincue pour le moment, l’équipe girondine le doit probablement aussi à l’équilibre de son effectif en effet. Avec des joueuses qui sont là depuis un moment, des recrues comme Claire Lavogez ou Viviane Asseyi, et quelques étrangères, l’équilibre est bon et la mayonnaise semble prendre de mieux en mieux. Un club investi et attractif, un bon effectif, du travail, voilà qui « permet d’avoir une équipe qui peut prétendre à jouer un rôle plus intéressant que par le passé ». En tout cas, pas de doute dans la bouche de Solène Barbance, les Girondines ont « à coeur de faire une bonne saison et de finir le plus haut possible au classement ».

La question #D1J7 – Ton sentiment sur le match à venir face à Lyon ?

« Le match contre Lyon peut nous permettre de se jauger et de voir un peu où nous en sommes, mais quoiqu’il arrive, une défaite contre le leader ne remettrait pas en question tout le travail qui a été fait depuis le début de la saison. L’année dernière nous avions perdu 2-0 chez elles alors nous espérons faire mieux que ça et les accrocher. En tout cas, nous n’allons pas à Lyon la fleur au fusil. »


Crédits photos : girondins.com

 

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