D1 – Bordeaux – Le podium comme récompense ?

La trêve internationale et une période de quatre semaines sans championnat terminées, c’est retour aux affaires courantes pour les douze équipes de la D1. Pour les bordelaises, ce sera un passage obligé par la réception des ogresses lyonnaises ce week-end. Les girondines, actuelles troisièmes de l’élite ont cinq rencontres pour concrétiser et conquérir une place sur le podium. Un résultat final qui ponctuerait un travail et une saison aboutis. 

Viser le plus haut

10e en 2017, 7e en 2018 et pourquoi pas sur le podium en 2019 ? Un doux songe mais peut vite être réalité pour les protégées de Jérôme Dauba. Elles, qui squattent âprement l’actuelle troisième place du championnat de D1 (avec 30 points) en forte concurrence avec Montpellier (4e, 27 points) et qui relèguent le Paris FC, cinquième, à six longueurs. Et c’est en conquérantes du trio de tête que se comportent les girondines, notamment depuis l’entame de la phase retour.
Car avant d’attaquer cette 18e journée de D1, hormis l’élimination prématurée en 16e de finale de Coupe de France face à Saint-Malo (D2), les Marine-et-Bleu restent invaincues en 2019. Il faut même remonter à novembre dernier pour retrouver la trace d’un revers de Bordeaux dans l’élite(face à Soyaux, défaite 0-1, le 24 novembre lors de la 11e journée).

Une constance et une situation que le coach des bordelaises analyse simplement : « On est redevenus une équipe difficile à bouger après notre petit creux de l’automne.» Une solidité qui sera forcément mise à rude épreuve pour la dernière ligne droite de la compétition.  Mais l’objectif reste de briller le plus haut au classement à l’issue de la dernière journée tout en faisant fi de l’adversité.

Pragmatisme et réalisme

Le mot-clé cette année sur les bords de la Garonne est le terme : pragmatisme.
Le club au scapulaire n’est certes pas celle qui score le plus (20 buts marqués depuis le début de saison, 7e attaque en D1) mais elle est surtout celle qui défend le mieux ses cages (18 buts encaissés), si on exclut le duo Lyon-PSG. Un équilibre attaque-défense dans la droite cohérence de jeu du club cette saison. Une stabilité au sein des lignes avec la confiance accrue de Jérôme Dauba à ses défenseures telles Sousa, Vanessa Gilles, Andréa Lardez ou encore la réinstallation de Delphine Chatelin et Julie Thibaud dans l’arrière-garde des girondines lors des dernières sorties. Si dans le milieu de terrain, Claire Lavogez est un de choix premiers du coach, le turn-over est davantage régulier. Régulier comme l’apport de la meilleure buteuse des Marine dernièrement appelée par Corinne Diacre chez les Bleues, Viviane Asseyi (10 buts) qui constitue une plus-value pour cet exercice 2018/2019. Auteure d’un doublé entre autres, le week-end dernier face à Fleury, en match en retard de la 16journée, offrant ainsi la victoire aux siennes.

L’attaquante est depuis peu associée à la recrue du mercato hivernal, l’internationale turque Melike Pekel, prêtée par le Paris-Saint-Germain. Sur laquelle, le technicien bordelais fonde également de beaux espoirs pour cette fin de saison, notamment buteuse sous ses nouvelles couleurs lors de sa première rencontre de D1 à la mi-février face à Metz, elle représente une option nouvelle dans la tactique des filles du FCGB : « c’est ce qu’on attendait d’elle. On manquait d’efficacité depuis le début de la saison ça soulage aussi Viviane Asseyi. Cela amène une nouvelle panoplie à notre jeu.»

Une fin de saison cruciale

Une chose est sûre, c’est qu’il ne faudra pas s’endormir lors des cinq derniers matchs de championnat. Le calendrier final de l’équipe aquitaine s’annonce très copieux. Cela commence dès ce samedi avec la réception de l’Olympique Lyonnais. Un défi pour les coéquipières de Rose Lavaud, qui selon cette dernière, semblent prêtes à livrer un beau combat et espèrent être récompensées au terme de la rencontre : «  c’est Lyon, c’est la meilleure équipe d’Europe. On a hâte de jouer ce match et de pouvoir vraiment essayer de faire quelque chose sachant qu’on a la réussite avec nous en ce moment. On voit qu’elles ont eu du mal à gagner contre Grenoble , en Coupe de France, qui est en D2. On se dit, pourquoi pas ce coup-ci. »

L’OL, premier adversaire d’une liste où chaque journée aura un petit goût de finale afin d’empocher cette tant convoitée troisième place. S’ensuivront une revanche à prendre face à Soyaux (19e journée), la réception du LOSC jouant sa survie en D1 (20e) ainsi que l’enchaînement des duels face aux deux clubs parisiens, le PSG et le Paris FC. L’agenda de Bordeaux est costaud. « On travaille dur pour ça. On se donne beaucoup de moyens pour y arriver, ça montre la progression de l’équipe et de la section féminines. On a un calendrier qui va être compliqué  mais pour l’instant ça reste une bonne saison. Les prochains matchs, on va les aborder sans aucune pression. », avoue Jérôme Dauba.  Si le bilan de ces ultimes joutes tourne vers le positif, alors le sentiment du travail accompli et la satisfaction d’une saison pleine ne seront guère très loin.  

Le calendrier des prochains et derniers matchs de D1 de Bordeaux cette saison :

> 16/03 : Bordeaux/Lyon
> 30/03 : Soyaux/Bordeaux
> 13/04 : Bordeaux/Lille
> 24/04 : PSG/Bordeaux
> 04/05 : Bordeaux/Paris FC

Crédits photos : Twitter –
FCGB Féminines

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