#FIFAWWC : tirage, groupes, calendrier, réactions

Hier se tenait le tirage au sort de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, en compagnie de FIFA Legends et de personnalités, dans une Seine Musicale pleine à craquer. Lever de rideau sur la compétition la plus attendue de 2019 !

Les groupes de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA

Sans plus attendre, découvrons les groupes. Si pour beaucoup, nous avons les yeux rivés sur la France, les groupes sont plutôt équilibrés. On ne parlera pas nécessairement de « Groupe de la Mort » : si les grands favoris devraient tirer sans trop de problèmes leur épingle du jeu, la dynamique actuelle du Football à travers le monde pourrait tout faire basculer – on se souviendra de la descente aux enfers de l’USWNT en quart de finale à Rio, le triomphe des Pays-Bas à l’Euro et leurs difficultés à se qualifier pour la Coupe du Monde. Les géants comme le Brésil et le Japon affichent une petite forme depuis quelques temps, tandis que les nations européennes campent sur leurs positions. S’il est un peu tarte à la crème de dire que tout peut arriver dans cette compétition, il n’en reste pas moins que nous pourrions avoir quelques belles surprises cet été.

 

Calendrier de la Coupe du Monde

Attention les yeux ! Voici le calendrier définitif de la FIFA ! Et préparez-vous à faire quelques kilomètres pour profiter pleinement de toutes les affiches. A noter le léger cafouillage entre le calendrier annoncé et le calendrier définitif, qui verrait s’affronter en quart la France et les USA. Aucune raison réellement invoquée pour justifier ce changement.

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Réactions

Cet article sera mis à jour avec les réactions des différents coaches que nous avons rencontrés !

Afrique du Sud – Desiree Ellis

« Il y a eu un soutien incroyable de la part de tout le pays. Le président nous a appelé pour nous féliciter et nous assurer de son soutien. Nous sommes extrêmement excités. Certaines de nos joueuses sont parties à l’étranger, aux USA et en Australie et nous avons poursuivi notre préparation en nous mesurant aux plus grandes nations, cela montre l’investissement de notre fédération dans l’équipe. Nous avons perdu contre le Nigéria en Coupe des Nations, mais c’est le jeu des PK, mais c’est le couronnement d’une très bonne année de préparation. Le futur du football est brillant pour le football en Afrique et en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud est entré dans la course à la Coupe du Monde 2023, il était dès lors capital pour nous de nous qualifier pour cette édition. Nous voulons faire en sorte de marquer la compétition, que les fans et supporters se souviennent de nous et que nous ne soyons plus jamais ignorés. Nous retournons jouer contre les US et le Pays-Bas pour finir la préparation, mais tout l’enjeu pour les joueuses sera de confirmer et transformer nos plans. »

Corée du Sud – Yoon Deok-yeo

« Nous avons déjà joué contre la France en 2015, pendant la Coupe du Monde Féminine de la FIFA (En 8e, où la France avait remporté le match 3-0, à Montréal, ndlr). L’équipe est toujours performante et il ne faut pas oublier que c’est aussi l’équipe hôte. Nous devons nous préparer pour le match d’ouverture, il y aura de nombreux supporters Français et ce sera sans doute le match le plus difficile. Mais je veux montrer que la Corée du Sud est loin d’être une équipe dont il est facile de triompher. »

Jamaïque – Hue Menzies

« Pour nous, l’équipe la plus prestigieuse contre laquelle nous allons nous mesurer dans notre groupe est le Brésil. C’est un rêve devenu réalité. Nous adulons ce pays et sa façon de jouer et bien évidemment, jouer contre des joueuses comme Marta, c’est une étape exceptionnelle pour nous. Nous avons également l’Australie et l’Italie et nous ne serons pas tendres avec ces équipes. Nous sommes prêts pour la compétition. Nous n’allons pas venir en France pour nous la raconter, au contraire. Nous sommes là parce que nous avons envie de nous donner et nous sommes prêts à surprendre tout le monde. Peut-être que les gens n’attendent rien de nous, mais nous allons montrer que nous sommes capables de nous mesurer à toutes les équipes. »

Ecosse – Shelley Kerr

« Bien sûr, tout le monde est déjà en train de parler de la rivalité entre l’Angleterre et l’Ecosse (rires). Mais nous ne pouvons pas nous permettre – et je suis sûre que c’est exactement la même chose pour l’Angleterre – de nous laisser distraire par un seul match, parce qu’avec le Japon, qui a remporté la Coupe du Monde en 2011 et la médaille d’argent en 2015, ainsi que l’Argentine, la compétition va être rude. Le fait de devoir se déplacer aussi pour chaque match, c’est un facteur qui complique les choses. La clé pour moi désormais est la préparation. Il n’y a aucun doute là-dessus : le premier match sera très difficile pour tout le monde, mais l’enjeu est de ne pas se laisser distraire et concentrer toute notre attention sur un seul match. Je ne me faisais absolument aucun souci concernant ce tirage au sort, après tout, c’est le hasard, et on ne peut rien y faire. Il est inutile de se laisser impressionner à propos de quelque chose que l’on ne contrôle pas. Je pense que c’est excitant, en réalité. En tant que manager et entraîneure, joueuse aussi, c’est extrêmement excitant, parce qu’on sait que nous allons mettre en jeu nos meilleurs éléments. Il faut embrasser cette atmosphère. Je pense que les réactions sont toutes les mêmes, en réalité : les coaches étaient impatients de connaître leurs adversaires, pour commencer à préparer des plans et une préparation encore plus concrète. Certes, nous souhaitons que l’Ecosse (qui dispute sa première Coupe du Monde, à l’instar de l’Afrique du Sud et de la Jamaïque, ndlr) devienne une habituée de ce type de rendez-vous internationaux. Nous avons essayé de captiver et mobiliser tout le pays en jouant avec la manière et je crois que nous y sommes parvenus. Maintenant, nous allons venir en France avec qu’une idée en tête : la compétition. »

France – Corinne Diacre

« De larges victoires en phase de préparation, cela ne veut rien dire. Quand on sera dans la compétition, ce sera complètement différent. Maintenant, nous avons plus de visibilité et nous allons poursuivre la préparation en ce sens, il nous reste encore quelques dates avant le début de la compétition. Le Nigéria est quand même champion d’Afrique, même si nous les avons battues. Leur défait chez nous a été salvatrice. La Norvège a fini première de son groupe. La République de Corée est un peu moins connue mais reste sur des matches probants. Sur la préparation, nous avons souhaité explorer différentes cultures footbalistiques. Aujourd’hui, malgré tout, nous ne nous sommes pas trop trompés, le seul continent manquant est l’Asie et nous allons rectifier le tir dans les prochains mois. Le succès de cette Coupe du Monde au niveau de la fréquentation dépend d’abord de la Fédération et du comité local, ce sera aussi à nous de savoir performer sur la compétition. Les stades sont déjà remplis à 25%, avant même le tirage au sort, on espère que cela va aller très vite.

Les suppositions sur les groupes, c’est parfois une perte de temps et d’énergie, alors nous allons y aller étape par étape, groupe par groupe. L’objectif est de se préparer pour le match d’ouverture, au maximum, avec une équipe compétitive qui serait capable de ne pas être affaiblie par l’absence de une, deux, ou trois cadres, par exemple. J’affine encore la liste. Il y a eu des bonnes réactions suites à la non-sélection de certaines, c’est parfois salvateur.

Se mettre la pression, ce n’est pas productif. Nous avons des objectifs, nous connaissons nos adversaires, l’impatience du tirage est levée. Je suis sereine. »

Propos recueillis par Guillaume Barret, traduits et adaptés par Lisa Durel

 

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