#FIFAWWC : Les attentes à 4 mois du début !

Ca y est, nous y sommes : encore 4 mois et débutera l’évènement football de l’année. Chaque édition de la coupe du Monde est porteuse de ses propres promesses, mais voici les 4 plus grandes attentes et prédictions de Foot d’Elles pour France 2019 ! 

 

Des surprises dans les résultats

La première attente est donc la plus logique : considérant que le classement FIFA ne reflète plus vraiment la réalité de la forme des équipes. Ainsi, si aucun groupe n’a l’air d’être « le groupe de la mort », avec une difficulté relativement équilibrée, l’exploit est réellement permis. On l’a vu à Rio, on l’a vu pendant les qualifications et la préparation de certaines grosses équipes, qui n’ont pas nécessairement réussi leur transition. Si la France a atteint un pallier très intéressant entre la performance et le bon esprit sous l’ère Diacre, la surprise peut aussi venir de ces équipes qui montent. Il y a également des points d’interrogations, par exemple avec la Corée du Nord ou les équipes qui ne sont pas assez couvertes médiatiquement pour que l’on puisse se faire une idée de leur puissance – en plus de rappeler qu’il y a encore du chemin à faire. 

Aujourd’hui, en 2019, les talents individuels ne font pas tout : la victoire revient aux équipes de caractère. Ce que Corinne Diacre apporte à l’équipe de France, ainsi que les joueuses elles-mêmes, vont très probablement nous mener au-delà du quart de finale maudit. Même contre les Américaines, à Paris – fingers crossed. 

La fin de l’hégémonie américaine

Deuxième attente, logique par rapport à la première, la fin du règne américain. Rio étant une déception, les derniers matches contre des équipes autres que celles de la CONCACAF ne sont pas très concluants pour les joueuses de Jill Ellis. A l’heure actuelle, à moins d’un wake up call ambitieux, on voit très mal les tenantes du titre parvenir à décrocher une quatrième étoile.

L’analyse de la forme actuelle de l’équipe Américaine se trouve ici !

Mais pour l’instant le verdict est sans appel : les figures importantes et qui ont connu les pires moments de l’USWNT n’ont pas su être remplacées et le manque de communication actuelle ne permettra pas de miracles. Certes, les Stars and Stripes ont tendance à se révéler à travers la compétition. Mais pour cela, il faut une raison de se battre en-dehors de vouloir gagner la compétition.

Un dispositif média ambitieux

La FIFA a décidé de mettre un peu la main à la pâte pour être à la mesure de ses ambitions et atteindre ses objectifs d’audience, qui sont, on le rappelle, fixés à un milliard de téléspectateurs. Des millions d’euros sont en jeu, ne serait-ce que dans l’organisation de l’événement, en plus des récompenses pour les équipes médaillées. 

Il faudra aussi compter sur des dispositifs médias exceptionnels. En France, le groupe TF1 dispose des droits de diffusion, mais ce seront aussi des médias du monde entier qui se donneront rendez-vous dans l’Hexagone – et certains feront leurs premiers pas dans une compétition de cette taille -. 

En 2015, c’était Fox Sports qui avait raflé la mise avec un plan média inédit – et les audiences télés avaient parlé, puisque la finale USA – Japon avait été l’événement football le plus vu de toute l’Histoire américaine -. Non seulement la couverture avait été assurée, mais des spots de publicité spécifiques avaient été développés pour la promotion de l’équipe nationale.

Le paysage médiatique et promotionnel change rapidement. Plusieurs campagnes ont vu le jour, notamment avec l’équipe de Manchester City, qui promeut le Beau Jeu, mais surtout l’égalité et une façon différente de voir les joueuses de football. Gageons que le pays hôte sache s’équiper d’une réelle stratégie de communication pour exploser les scores d’audimat. Parce que c’est ce dont ont besoin les équipes et les joueuses.

La capitalisation sur le football pratiqué par les femmes

Même si le groupe TF1 vend la minute de publicité moitié moins chère que pour un match de football masculin, nous sommes à un tournant. Si 2011 a été un échec pour la cruciale capitalisation nécessaire à l’équipe de France, les Bleues de Diacre sont sur la bonne voie pour laisser leur marque dans l’esprit des Français, évidemment en corrélation avec leur parcours pendant la compétition.

Mais comme l’heure est à la fête, non seulement pour les matches mais aussi pour les activités en marge, l’implication de la FIFA et du LOC et surtout la prise de conscience, ces 4 dernières années, du pouvoir d’influence et de la volonté des joueuses de tous les horizons à se battre pour toutes les femmes, et pas seulement les sportives. L’absence d’Ada Hegerberg et des Danoises sont les témoins les plus récents de ce type de prise de conscience. 

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien une tendance mondiale que nous observons. Les lignes bougent, le féminisme et l’égalité ne sont plus des gros mots. La Coupe du Monde féminine de la FIFA 2019 est juste l’événement qui peut mettre en branle un mouvement encore plus grand, encore plus beau. Et pour cela, peu importe le maillot.

 


Photos : Glamour, Flora Dubois et Lisa Durel-W. pour Women’s Soccer France

1 commentaire

  • TF1 ayant revendu la majeure partie des rencontres , à l’ exception des matches de l’ équipe de France, au groupe Canal , et sachant que les nouveaux abonnés ne se bousculeront pas pour
    voir du foot féminin , les téléspectateurs manqueront une bonne partie de la compétition et c’est regrettable. Ceux qui disposeront de bouquet via satellite ou opérateurs internet, pourront
    éventuellement se tourner vers des chaînes étrangères , mais ça ne concernera que ceux qui suivent le foot féminin .

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