Clarisse Le Bihan : « Nous sommes plus fortes »

Internationale tricolore chez les moins de 20 ans, Clarisse Le Bihan a retrouvé en septembre dernier sa formation guingampaise avec laquelle elle espère bien franchir un cap cette saison. Pour ce faire, l’EAG devra réussir à titiller les quatre cadors du championnat. A la veille du match primordial contre Montpellier en championnat, Clarisse Le Bihan s’est confiée à Foot d’Elles.

 

 

Guingamp est le club qui a envoyé le plus de joueuses au Canada l’été dernier pour la Coupe du monde des moins de 20 ans. Peut-on craindre que la fatigue physique rattrape certaines Guingampaises cette saison ?

Je ne pense pas. Il y a une très bonne gestion des joueuses au club. On nous offre parfois l’opportunité de souffler un peu, donc pour le moment la fatigue ne se fait pas ressentir. J’espère que ça durera sur le long terme. Sarah M’Barek fait souvent tourner son effectif ce qui permet à certaines filles de prendre du repos et à d’autres d’avoir du temps de jeu. L’avantage avec ce roulement, c’est que toute l’équipe se sent concernée.

 

 

 

Comment juges-tu le début de saison de ton équipe ?

Le début de saison était plutôt compliqué avec deux premières journées contre Lyon et Paris. Cependant, nous avons su réagir et enchaîner les bons résultats. La contre-performance contre Metz lors de la 7e journée nous a un peu contrariées, mais dans l’ensemble, nous sommes satisfaites de notre entame de saison.

Avoir joué Lyon et Paris lors des deux premières journées justement, peut-on voir ça comme une sorte d’avantage au final ?

Difficile à dire… D’un côté nous pouvons dire que nous sommes débarrassées mais de l’autre, nous avons tout de même débuté la saison par deux défaites ce qui n’est pas vraiment l’idéal. Au final, je ne sais pas s’il y a un moment mieux qu’un autre pour jouer ces équipes (Rires).

A titre personnel, tu as déjà scoré à trois reprises depuis le début de la saison. Es-tu satisfaite de tes performances ?

J’étais heureuse d’avoir inscrit un triplé contre Soyaux. Je ne me fixe pas d’objectifs personnels, je veux juste apporter le maximum à l’équipe tout en sachant que nous pouvons toujours faire mieux. Je n’étais pas vraiment satisfaite de ma Coupe du monde cet été durant laquelle je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu. Ça m’a fait du bien de retrouver le rythme, de m’entraîner et de jouer.

Dimanche, Guingamp se déplace à Montpellier pour le compte de la 8e journée de championnat. Le MHSC est-il votre principal rival cette saison ?

C’est l’équipe que nous voulons rattraper et toutes les filles sont impatientes à l’idée de jouer cette rencontre. Nous voulons réduire l’écart qui nous séparait de Montpellier la saison passée. Nous avons le potentiel pour titiller les Montpelliéraines cette saison. Le match va être un bon test. Il va nous permettre de mesurer notre progression.

Finir cinquième à l’issue de la saison, serait-ce une vraie déception pour l’EAG ?

Tout dépendra de notre saison. Si nous avons bien joué et que nous terminons cinquième, ça ne sera pas dramatique. Il faut simplement que nous n’ayons pas de regrets. Si nous terminons cinquième alors que nous avions les possibilités de viser plus haut, dans ce cas nous pourrions être déçues. Une chose est sûre, si nous finissons quatrièmes à l’issue de la saison, nous serions les plus heureuses du monde (Rires).

 

 

 

Tu entames ta sixième saison à l’EAG. Qu’a apporté Sarh M’Barek en arrivant au club l’an dernier ?

Elle a structuré la section féminine de Guingamp. Elle encadre et gère parfaitement notre effectif. Elle a beaucoup apporté au club. Cette saison, nous sommes plus fortes que l’an passé et je pense que nous serons encore meilleures l’année prochaine.

Un petit mot sur l’Equipe de France. Quand tu vois tes coéquipières des U20 intégrer tour à tour l’équipe première, est-ce que ça te donne quelques idées ?

Avant toute chose, je suis contente pour elles (Rires) ! Pour ma part, je ne me préoccupe pas vraiment de l’équipe de France A. Je fais ce que j’ai à faire avec mon club et nous verrons bien si j’ai la même chance que certaines de mes coéquipières. J’aimerais évidemment faire partie un jour de l’équipe première, mais pour le moment, je n’ai pas la prétention de pouvoir l’intégrer. Disons que c’est dans un coin de ma tête.

 

 

Crédit photo: Frédérique Grando