Bouygues Construction, une entreprise aux couleurs de la Coupe du Monde

Un vendredi après-midi du mois de juillet, 30 degrés. Des hommes en costume cravate au bord de terrains de foot, criant pour encourager les joueurs. Ça dénote un peu, et ça surprend encore plus quand la majorité des joueurs sont en fait des joueuses. Mais où sommes-nous ? Au tournoi annuel mixte Welink, un événement qui réunit des salariés de différentes filiales de Bouygues Construction autour d’un ballon de foot. Coup d’envoi.

Welink, quésaco ?

Réseau lancé en 2013, il regroupe les femmes managers de Bouygues Construction. Son objectif ? « Créer un espace sympa et bienveillant d’échanges, pour que les femmes ne se sentent pas seules au sein de l’entreprise, briser leur isolement pour qu’elles puissent se faire un réseau. » explique Isabelle Dubois Wetterwald, co-présidente de Welink. L’initiative part d’un constat : Bouygues Construction ne comprend que 22% de femmes, et celles-ci représentent seulement 5 à 7% des postes de managers et de direction. Le réseau est également organisé en Angleterre et en Suisse, et englobe 60 pays et plus de 600 femmes.

Ce groupe mène des actions diverses. Des ateliers entre midi et deux pour apprendre aux femmes à affirmer leurs ambitions et à oser, des petits déjeuners ouverts où on échange sur les stéréotypes genrés, des interventions dans les collèges et lycées pour montrer qu’il n’y a pas de métier d’hommes ou de femmes et convertir les filles qui voudraient se lancer… Dans un premier temps qualifiées de « réseau tupperware », de « club de tricot » ou encore de « chiennes de garde », elles ont ensuite su démontrer qu’elles étaient là « pour le bien-être de la boîte », comme le rappelle Isabelle.

Le tournoi annuel où mixité est la règle d’or

Pour la 4ème année consécutive, le réseau organise un tournoi de foot. D’abord réservé exclusivement aux femmes, la mode est désormais à la mixité. Des équipes de cinq, avec quatre femmes et un homme, voilà la condition pour s’inscrire. Ce dernier n’a d’ailleurs pas le droit de marquer, ni de tirer les pénaltys. « On fait de la mixité inversée, pour que les hommes se rendent compte que quand on est en minorité on vit les choses différemment et on a besoin de s’entraider. » explique la co-présidente. Pour Philippe Bonnave, PDG de Bouygues Construction, ces tournois peuvent contribuer à la baisse du sexisme dans les entreprises.

Les supporters anglais venus nombreux.

Et en cette journée de tournoi, mixité est le maître-mot, dans tous les sens du terme. D’abord, la mixité entre sexes, qui semble importante pour tous. En témoigne Virginie, de l’équipe « J’peux pas j’ai foot », qui n’avait jamais touché un ballon auparavant : « C’est sympa de faire un sport d’équipe. Et les garçons sont quand même importants, l’an dernier sans garçon on avait tout perdu ! » plaisante-t-elle.

Mixité au niveau des nationalités aussi, puisque cette année le tournoi accueille des équipes anglaises, qui ne sont pas venues pour perdre. « Nous sommes contents de pouvoir rencontrer les équipes françaises avec qui nous travaillons mais que nous ne voyons jamais, c’est une chance ! » confient Andreea et Andriana.

Enfin, mixité des niveaux, puisque les apprentis footballeurs ont pu jouer aux côtés de Mélissa Plaza, ancienne internationale. « C’est décidé je reviens l’année prochaine, j’ai trouvé ça hyper chouette de leur faire des passes décisives, de les faire marquer. Quand on voit toute cette joie c’est génial ! En plus, je pense que la plupart des hommes ici sont contents de jouer avec les filles ! » s’enthousiasme l’ancienne joueuse professionnelle. Une pensée confirmée par Xavier Zeno, de la filiale Bouygues Energies et Services et de l’équipe Sea Soccer Sun, qui a lui-même cherché des filles pour créer son équipe : « On avait déjà fait un 10km en mixité, c’est très sympa ! En plus là on joue avec ses collègues, ça permet de faire un peu de teambuilding ! »

Une année sous le signe de la Coupe du Monde

Cette année, Welink met l’accent sur le thème de la Coupe du Monde : conférence de Mélissa Plaza, exposition photos des derniers tournois, diffusion du documentaire Little Miss Soccer… juin a été un mois qui a tourné autour du ballon rond ! Et ce, grâce à Suzana Ayache et Christelle Riguet, qui se sont démenées pendant deux mois pour amener la Coupe du Monde au sein de Bouygues Construction. Pour clore cette belle programmation, le tournoi s’est déroulé le vendredi 5 juillet, et aucun patron n’a demandé aux collaborateurs de poser une demi-journée de congés. Eh oui, le tournoi mixte fait partie intégrante du travail !

19 équipes dont cinq venues directement d’Angleterre, ambiance garantie à l’Urban Soccer, malgré les 30 degrés estivaux ! Et c’est en effet ce qui rythme l’après-midi sportive : bon état d’esprit, pas de hiérarchie sur le terrain, des cris d’encouragement, de joie et de déception, du beau jeu et surtout des rires ! Et cette bonne ambiance, Philippe Bonnave, PDG de Bouygues Construction,  venu là comme chaque année pour remettre les récompenses, s’en réjouit : « Le niveau est impressionnant ! »

L’équipe gagnante.

Au terme de cette chaude après-midi, deux équipes anglaises ont accédé aux demies finales. La finale entre l’équipe « Bichacha » et la « Team 5 » a finalement vu la première s’imposer aux tirs au but. Pour finir sur une belle note, goûter pour tout le monde après tous ces efforts. Au vu des sourires radieux, les salariés de Bouygues Construction ont l’air ravis. « L’année prochaine on fera des entraînements », « on va en faire le midi, ça peut être sympa », peut-on entendre dans les petits groupes. Alors pari gagné pour Welink, dans la mixité et la convivialité !

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