Bleues – L’appétit de victoires vient en gagnant

Plus qu’une simple rencontre de préparation, c’est un nouveau test qui s’annonce pour les Bleues ce jeudi soir (21h00) au stade Francis-Le Basser à Laval (Mayenne). Face à l’Allemagne, Corinne Diacre et ses protégées espèrent surfer sur la vague positive qui les emporte depuis pratiquement un an et qui les emmène tout droit vers la coupe du Monde. Avec comme leitmotiv : une confiance à pérenniser.

Alors que le compte à rebours franchit le cap des J-100 avant le coup d’envoi du Mondial, Corinne Diacre et Amandine Henry se présentaient avec une sérénité apparente face à la presse ce mercredi après-midi, à la veille d’une opposition importante face aux Allemandes à Laval. Les Bleues, invaincues depuis 9 matches, alignent une série de 8 victoires consécutives dont la première nation défaite n’est autre que … l’Allemagne (victoire des Bleues à la SheBelieves Cup, 3-0, le 7 mars 2018). Mais jouer les doubles championnes du monde n’est jamais une mince affaire. Pour l’entraîneure des Bleues, une préparation n’est réussie qu’avec de bonnes performances.

« Continuer à gagner »

A écouter la sélectionneure française, le match inaugural de la coupe du Monde à Paris, c’est presque déjà demain.  Et c’est avec cet état d’esprit que tout le groupe se dirige dans cette dernière ligne droite préparatoire avec la date fatidique du 7 juin prochain d’ores et déjà cochée sur le calendrier.  Mais à chaque jour suffit sa peine et le travail n’a que de résultat uniquement s’il est positif. Et cette positivité s’entretient. « Quelque soit l’équipe alignée, elle doit continuer à performer, produire du jeu et puis continuer à gagner car pour la confiance c’est primordial, surtout contre une équipe comme l’Allemagne, quand on connaît les valeurs de cette équipe », prévient d’emblée Corinne Diacre.

Une besogne qui sera une nouvelle fois aidée par tout un stade quasi-unanimement conquis à la faveur des Françaises. Un soutien indéfectible avec comme principale vertu d’accompagner leur équipe favorite sur cette voie de la victoire dans cette opposition dont l’affluence affiche presque complet. La capitaine Amandine Henry est consciente de cet important support, prémices de l’ambiance qui les attend au début du mois de juin : « jouer devant des stades remplis à la maison, ça donne envie de se transcender et de mouiller le maillot. »

Martina ou le nouveau visage de l’Allemagne

Avant d’affronter l’Uruguay, la semaine prochaine (ce lundi 4 mars à Tours – 21h00), c’est une équipe allemande avec un nouveau visage à sa tête qui va défier les Françaises dans la Mayenne. Martina Voss-Tecklenburg étrennera effectivement ses frais galons de sélectionneure nationale sur le banc du stade Francis-Le Basser. Un poste qu’elle honore pour la première fois après avoir quitté la sélection de Suisse à la fin de l’année dernière et échoué à qualifier ces mêmes Helvètes à l’issue des barrages pour le Mondial. Mais quid de la tactique et de l’animation qu’elle va mettre en place avec sa désormais sélection, ce jeudi soir.


Tous les regards se tourneront à coups sûrs sur ses premiers pas de technicienne de la Mannschaft. Un événement qui n’a certes pas manqué d’interpeller les Françaises mais pas suffisamment pour troubler leur objectif de performance : « Il n’y aura pas un plan anti-Allemagne ce jeudi soir, mais bien un plan français, sur ce que nous nous allons faire du ballon et lorsque nous ne l’aurons pas. Ce sera à nous de développer notre jeu. En tant que sélectionneure aujourd’hui, je suis en tous les cas ravie de retrouver Martina », précise Corinne Diacre.

Pour Amandine Henry, affronter la sélection d’outre-Rhin n’est pas un rendez-vous anodin : « A chaque fois qu’on joue  contre l’Allemagne, on s’attend à une grosse équipe. De par leur histoire et leur palmarès, on leur doit le respect. C’est une équipe assez complète. La coupe du Monde arrivant à grands pas, elles aussi seront motivées à 200%. »

Un rapport de force très attendu

Cette 18e rencontre France/Allemagne sonne fort comme une affiche de coupe du Monde. Mais depuis leur dernière opposition, l’an passé, c’est la confiance qui diffère au sein des deux camps. Si côté français le travail opéré par Corinne Diacre est surtout le fruit d’une constante préparation de deux années, l’Allemagne doit promptement concilier et s’adapter avec le nouvel apport de Martina Voss-Tecklenburg, dont le travail avec l’équipe helvétique a été vanté et reconnu. Ce deuxième test d’affilée face à une des deux meilleures nations mondiales (après les USA en janvier) est aussi le moyen pour les coéquipières d’Amandine Henry de varier les oppositions et les styles de jeu. En revanche, pour les championnes olympiques en titre, ce match en terres mayennaises face à la France augurera une déterminante phase de préparation avant d’affronter successivement la Suède et le Japon au début du mois d’avril prochain.


Une ultime preuve que ce duel franco-allemand n’a guère un goût de banal match amical : Corinne Diacre n’a filtré aucune indication sur un possible turn-over chez les Bleues, notamment dans le secteur offensif. Aucun indice n’a également été dévoilé sur son onze de départ ce jeudi soir : « Tout ce que je peux dire, c’est que toutes les joueuses appelées sont aptes et je n’ai que l’embarras du choix ».


Crédits photos : FFF/DFB/GB

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