#FIFAWWC – Des Bleues impériales face au Japon

Les semaines s’enchaînent et l’événement approche. Le mondial se présente déjà dans deux mois. Et les joueuses de Corinne Diacre affrontaient le Japon ce jeudi au stade de l’Abbé Deschamps à Auxerre (Yonne) pour un test grandeur nature. Une victoire plaisante sur le score de 3 buts à 1 face aux Asiatiques pleines de sérieux et de rigueur. Un seul bémol, la blessure de Pauline Peyraud-Magnin qui vient ternir une belle soirée bourguignonne.

Une attaque survoltée

Il ne fallait pas arriver en retard pour assister à cette rencontre des Bleues face aux Japonaises. Incisives et inspirées offensivement dès les premières secondes de ce match, Amandine Henry et les siennes construisent et arrivent facilement à se trouver. Dès la troisième minute, les françaises débloquent le score sur un centre parfait de Marion Torrent conclu par une tête parfaitement dosée par Valérie Gauvin, qui franchit la ligne de justesse (1-0). La vitesse des Bleues met à mal l’arrière-garde du pays du soleil levant. Durant cette soirée yonnaise, les occasions pleuvent sur les cages d’Ayaka Yamashita. Le travail accru des latérales, et l’application offensive collective asphyxient les coéquipières de Saki Kumagai.

Dans la lignée de ses dernières rencontres disputées chez les Bleues, Kadidiatou Diani a livré un match exemplaire aussi bien dans l’apport offensif que lors des phases de repli effectuant des tacles et autres retours à en faire pâlir ses partenaires de la charnière centrale. Son but en toute fin de match (83e) vient ponctuer un exercice parfait. L’attaquante parisienne a fait bien plus que de marquer des points sur la pelouse du stade de l’Abbé Deschamps.

Pour son retour sous le maillot brodé du coq, Eugénie Sommer s’est offert le luxe d’inscrire son 74e but en sélection. A la suite d’un corner bleu, sa demi-volée enclenchée aux abords des 16 mètres est déviée par Narumi Miura pour enfin sacrifier la portière nipponne (33e).  Plus le match avançait, plus les opportunités s’offraient à elle. Fêtant de la plus belle des manières sa 158e sélection.

La réunionnaise Valérie Gauvin a été choisie comme pivot par Corinne Diacre. Dans ce rôle d’unique attaquante de pointe, la pensionnaire du MHSC s’est montrée plutôt à l’aise dans cette peau de véritable numéro 9. Attirant une majorité de ballons et davantage en vue en première période, la finition lui manquait afin de fructifier son compteur personnel. A l’heure de jeu, elle cédera sa place à Delphine Cascarino.

Un milieu fiable, une défense  tranquille

Outre la prestation face à la modeste nation uruguayenne, il y a quelques semaines à Tours,  la France était surtout attendue au tournant après sa défaite décevante face à l’Allemagne. De nombreux observateurs se demandaient comment les Bleues allaient se comporter face à un adversaire de ce calibre. Le Japon  (7e au dernier classement FIFA), certes en plein renouvellement de génération, promettait toutefois une opposition disputée. Subissant les attaques françaises, le bloc asiatique a pourtant joué très haut en début de match. Mais s’est peu à peu éteint au fil des minutes. Grâce un jeu pauvre en déchets dans les transmissions françaises, les occasions japonaises se comptent sur les doigts d’une main.

Physiquement supérieures, dominatrices dans le domaine aérien, les duels sont quasiment tous à la faveur de l’équipe de France. Les efforts fournis par le milieu de terrain en est le parfait exemple. Amandine Henry et Gaëtane Thiney ont été les pistons principaux durant cette rencontre. Elise Bussaglia, en tant que milieu relayeuse a néanmoins passé une soirée relativement tranquille. La dijonnaise sera remplacée pour les dix dernières minutes par son ancienne partenaire au FC Barcelone Kheira Hamraoui, qui effectuait là son retour en sélection.

Si le but nippon marqué par Rikako Kobayashi à la 23e minute vient entacher la copie plutôt propre rendue par la dernière ligne tricolore, la source d’inquiétude était ailleurs.
Pour ce match de préparation, Pauline Peyraud-Magnin enfilait pour la première fois la tunique bleue. Un baptême qu’elle ne complétera malheureusement pas. On joue la 20e minute quand à la suite d’un dégagement anodin à l’entrée de sa surface de réparation, la gardienne d’Arsenal s’effondre en se tordant de douleur. La gravité de la situation est comprise lorsque ses coéquipières s’empressent pour s’enquérir de son état de santé. Obligeant les soigneurs à pénétrer sur le pré vert. Aux dernières nouvelles, elle souffrirait du ménisque du genou gauche qui l’oblige à déclarer forfait pour le prochain match face aux Danoises. Mais cette blessure ne remet pas pour le moment en cause sa participation à la Coupe du monde.

Une victoire probante qui permet ainsi aux protégées de Corinne Diacre d’enchaîner et d’emmagasiner de la confiance. Les Bleues se rendront au stade de la Meinau à Strasbourg, ce lundi 8 avril à 21 heures pour leur antépénultième rencontre de préparation du mondial face au Danemark.

Amel Majri : « Les premiers mots de la coach ? Que ce match était plaisant à voir, que ça se voyait que nous avions pris du plaisir et elle sait qu’on pouvait mettre plus de buts car nous avons eu beaucoup d’occasions ce soir. »

Valérie Gauvin : « J’ai trouvé qu’on était bien dans le jeu, qu’on se trouvait bien. Nous avons fait très peu de fautes techniques et on a réussi à se créer des occasions. A chaque match, on essaie de rectifier les petits points qui n’ont pas marché lors du match précédent. Autant offensifs que défensifs.  La liste dans un mois ? Je crois qu’on s’est, chacune, d’abord concentrée sur ces deux matchs (Japon et Danemark). Sur la liste, on se concentrera plus tard.»

Crédits photos : FFF/GB

6 commentaires

  • Le manque d’ efficacité devant le but ce n’est pas nouveau. Le jour où ce problème récurent sera résolu, l’ équipe de France sera imbattable. Dans ce match ce que j’ai apprécié c’est le rythme imposé par les françaises , les japonaises ont été étouffées par la
    vitesse du jeu français et le pressing haut . Pour ce qui est des coups de pieds arrêtés , personne n’ a remplacé Camille Abily. Et celle qui
    pourrait faire l’ affaire n’a pas les faveurs de la sélectionneuse. A moins qu’elle ne soit titularisée lundi , et qu’elle montre
    ce qu’elle peut apporter face à une équipe physique , j’ai bien peur qu’on ne reverra plus Hamraouï . La faire s’ échauffer dès l’ heure
    de jeu et la faire rentrer à dix minutes de la fin , démontre bien qu’elle n’est pas la priorité de Corinne Diacre. J’ espère bien entendu
    me tromper pour la Barcelonaise .

  • En effet la France s’est créée beaucoup d’occasions; Il est regrettable que K.Hamraoui a disposé d’un temps de jeu trop limité.pour la juger pleinement.
    Je constate que le départ de K.Diani de Juvizy et le temps passant lui a permis de progresser, il y a 3 ans je lui trouvais
    du potentiel, qu’elle exprime davantage maintenant.

  • Si la France avait été vraiment impériale, elle aurait dû marquer au minimum 5 buts. Trop de tir au dessus de la transversale et à côté du but. C’est de l’imprécision, qu’il faudra améliorer avant cette coupe du monde. Bussaglia tranquille au milieu de terrain, sans plus, pas assez combative. Je préfère Diani en pointe ( plutôt qu’à l’aile droite) plus dangereuse que Gauvin, qui souvent est mal placée. Les corners tirés par Thiney, ne sont pas des meilleurs . Certains remplacements sont trop tardifs pour jauger certaines joueuses remplaçantes (pour Hamraoui, elle aurait dû sortir Bussaglia à la 60ème minute, pour juger du talent de cette dernière).
    Même si les joueuses ont fait un bon match, je pense que madame Diacre a encore du travail pour gagner cette coupe du monde. Attendons le prochain match amical .

    • A peu près d’accord sur tout :
      – le déchet devant le but : ELS, Gauvin, Buss, Thiney, Henry ont toutes raté des occasions qui auraient pu faire mouche.
      – Diani en pointe j’aime bien aussi, néanmoins Gauvin a livré sa meilleure prestation en bleue, et quand l’EDF jouera tous les 3 jours, il sera bon d’espérer pouvoir aussi compter sur elle… (car Cascarino ne pourra pas non plus tenir ses incroyables accélérations tous les 3 jours et qu’il faudra bien faire tourner un peu…)
      – Thiney ne tire pas très bien les corners c’est vrai mais ils étaient quand même meilleurs (plus tendus) que contre l’Allemagne où c t plutôt cata.. Et Majri fait à peine mieux. C’est peut être ELS la meilleure dans cet exercice. Toutes doivent encore travailler ce point.
      – pas compris le coaching qu’à la 80 ème min alors que Diacre faisait s’échauffer Hamraoui depuis avant la 60ème

      Si elles n’ont pas été impériales, j’ai toutefois trouvé un meilleur collectif, avec plus d’envie et d’engagement et moins de déchet technique. Il ne leur manque pas grand chose pour être vraiment au top !

      • Je partage le point de vue de bougezvous concernant les tireuses de corners, et je peux affirmer que celle qui les tire le mieux est ELS, mais d’un autre côté elle est susceptible de marquer sur ces actions.

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