Babyfoot mixte : Nicole Abar et Bonzini s’associent pour un projet à dimension humaine

Et si le babyfoot, cet indémodable de la convivialité, devenait un incontournable de la mixité et de la parité ? L’idée vient tout droit de Nicole Abar, fondatrice de l’association Liberté aux Joueuses (LAJ) et ancienne internationale de football, qui s’est associée à Bonzini, référence mondiale du babyfoot, et sa nouvelle présidente, Ingrid Bergaglia.

Une rencontre « qui fait sens »

La rencontre remonte à 2018 lorsque Nicole Abar vient proposer à Ingrid Bergaglia la conception d’un babyfoot mixte. L’idée séduit immédiatement. La connexion est facile. En réalité, la trajectoire et les centres d’intérêt des deux parties rendent l’association presque inévitable.

Nicole Abar lors d’une conférence InterElles

La première, ancienne footballeuse, huit fois championne de France dans les années 80′ et meilleure buteuse du championnat en 1983, s’engage dès la fin de sa carrière en faveur de l’égalité des filles et des garçons dans le sport. Cet engagement se matérialise par la création de son association Liberté aux Joueuses en 1997. Le terrain de jeu de l’association se situe à plusieurs niveaux : promotion d’actions d’éducation à l’égalité, sensibilisation aux enjeux fondamentaux de l’activité physique, accès pour les femmes aux postes à responsabilités au sein des fédérations et des clubs, et bien d’autres actions. Plusieurs programmes pour l’égalité et postes au ministère, au sein de sa région natale – le Midi-Pyrénées – plus tard, l’idée du babyfoot mixte lui vient, ce qui nous amène à Ingrid Bergaglia et Bonzini.

Remontons en 1927 lorsque Joseph Bonzini crée sa société, qui portera son nom, et se lance dans la confection de babyfoots. L’histoire de Bonzini sera celle d’une recherche permanente d’innovations, sur le plan technique et artisanal, mais aussi sur le plan social. A la suite de la victoire de l’équipe de France à la Coupe du Monde 1998, des babyfoots « black-blanc-beur » apparaissent. 2006 : la première figurine joueuse Bonzini nait, et comme sa compère masculine, elle peut être personnalisée au gré des envies. Dernière date marquante, 2017, Ingrid Bergaglia, arrivée à Bonzini en 2009 au département marketing, communication et développement produit, devient présidente de la société, dont le produit est devenu lui-même au fil des années une référence en termes de qualité. Après 90 ans d’existence et une présidence de 40 ans par son père, Ingrid Bergaglia reprend la société et en devient sa première présidente.

Un projet ouvert au grand public

Les babyfoots sont donc composés de onze figurines femmes et onze figurines hommes, réparties dans les deux équipes. Pour Bonzini et Ingrid Bergaglia, un projet qui fait sens et une évidence d’y participer, surtout à un an de la Coupe du monde féminine de football organisée pour la première fois en France.

Dès 2006, Bonzini avait compris la nécessité que les sportives soient représentées sur ses babyfoots. A l’époque, la joueuse de tennis, peut-être plus visible que la joueuse de foot, est choisie pour incarner la sportive. Mais en 2018, Nicole Abar présente l’idée de créer une véritable figurine footballeuse.

Potentiellement installé dans tout lieu public (café, bar, place publique, etc), le babyfoot mixte permettra la rencontre sportive dans la joie et la bonne humeur et la sensibilisation aux thématiques d’égalité femmes/hommes, de parité et de mixité.

Si Bonzini prend en charge la création de la figurine, Nicole Abar a, elle, lancé une campagne de crowdfunding via la plateforme KissKissBankBank pour financer l’achat des babyfoots et le déplacement dans les villes hôtes. Une belle initiative qui a donc besoin d’aide, d’autant qu’à l’issue de la Coupe du monde, les babyfoots seront mis aux enchères et les revenus seront versés à une association. Le moyen parfait de refermer la boucle qui, on l’espère, s’achèvera par une victoire des Bleues en juillet prochain.

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