Australie – Nouvelle-Zélande, un choc loin du rugby

Le seul fait de lire les noms de ces deux nations côte à côte évoque certaines des plus grandes batailles du rugby mondial. Mais cette semaine, il s’agit de chocs de football féminin qui entre les Ferns et les Matildas. Une lutte pour la suprématie régionale que la Nouvelle-Zélande espère ravir à son voisin, 20 ans après son dernier succès.

La Nouvelle-Zélande, puissance montante


Lorsque l’Australie et la Nouvelle-Zélande s’affrontent, c’est toujours un évènement, peu importe dans quel sport cela se produit. Si la première préoccupation de ces deux nations est un sport qui se joue avec les mains à quinze contre quinze, la hausse du niveau du football asiatique et océanien pourrait également amener cette rivalité sur un terrain totalement différent. Pour la première fois, la Nouvelle-Zélande arrivera avec des ambitions élevées en Australie, mais surtout avec de réelles possibilités de dominer son voisin. Si le premier des deux chocs prévus s’est achevé sur un revers ce mercredi matin (1-0, but de Heyman ; 41e), dans un stade fermé au public pour des raisons obscures, le deuxième dans la capitale australienne portera une importance encore supérieure.

Depuis que la fédération néo-zélandaise s’est mise à investir dans son football féminin, les Ferns n’ont plus d’autres choix que de s’imposer parmi les meilleures nations mondiales, avec un cahier des charges très ambitieux. En échange des 800.000 $ annuels alloués au football féminin, la fédération impose 10 matches amicaux par an, dont 4 face à des nations classées dans le Top 10 mondial, face auxquels elles doivent ramener au moins une victoire. Il faut également que les entraîneurs soient bien financés et que les joueuses puissent bénéficier du meilleur environnement possible, que ce soit à travers l’accès aux installations ou aux soins. Dimanche face à l’Australie, puis jeudi prochain au Japon, la Nouvelle-Zélande a une belle occasion de jauger son niveau (20e FIFA).


L’Australie, toujours un train d’avance

En face, l’Australie a toujours un train d’avance. Poussée par la W-League, semi-professionnelle, l’équipe nationale possède un vivier de joueuses habituées au haut niveau. Très compétitif, ce championnat a vu quatre clubs différents l’emporter sur les cinq dernières saisons, preuve d’une certaine homogénéité. Avec le succès de ce mercredi, la longue série d’invincibilité australienne face aux Néo-Zélandaises se poursuit pour au moins trois jours supplémentaires, le dernier revers des Matildas remontant à 1994 (2-1).

Le passé des Australiennes dans le football féminin est également plus épais que celui de leurs rivales. Quarts de finalistes des deux derniers mondiaux, elles sont également tenantes du titre de la Coupe d’Asie des nations (2010). Elles y avaient alors écarté le Japon en demie et la Corée du Nord en finale. Actuellement 9e au classement FIFA, l’Australie est en phase de reconstruction. Nommée en décembre dernier, la nouvelle coach Hesterine de Reus doit ramener son équipe à un bon niveau pour le Mondial 2015 puis les JO 2016. Deux objectifs prioritaires pour les Ferns également… Autant dire que la rivalité entre ces deux nations n’a pas fini de grandir.



 
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