Audrey Keysers, l’engagement politique

Impliquée en politique depuis de nombreuses années, Audrey Keysers a toujours défendu la cause des femmes, que ce soit dans la société, dans les entreprises, ou en politique. Co-auteure en 2012 avec Maguy Nestoret-Ontanon de « Football féminin ; la femme est l’avenir du foot. », elle ne cesse de dénoncer les injustices faites aux femmes dès qu’un micro se tend vers elles.

 

 

Audrey Keysers brille avant tout par son engagement politique. Son parcours s’intègre parfaitement dans l’idée du combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Etudiante à l’Institut d’études politiques à Bordeaux, elle prend déjà conscience de l’injustice qui règne en politique. Après ses études, elle monte à Paris où son combat féministe prend rapidement une autre dimension. Assistante parlementaire pour la présidente de la délégation aux droits des femmes, elle participe à l’élaboration de la loi du 6 juin 2000 sur la parité.

 

Son parcours se poursuit ensuite en cabinet ministériel auprès de Nicole Péry, secrétaire aux droits des femmes et à la formation professionnelle. Elle y occupe une fonction de conseillère en presse et communication. « J’ai toujours voulu travailler en politique » nous a confié Audrey Keysers. « Ce milieu me fascinait et me désolait à la fois, il y avait très peu de femmes qui arrivaient à faire parler de leurs combats politiques, je trouvais ça injuste. J’ai toujours choisi des postes de combat si j’ose dire. J’aime le travail qui a un sens, avoir une mission à accomplir. C’est vrai que l’égalité homme-femme est un moteur pour moi ».

 

Après 7 années à la mairie de Paris en tant que chef-adjointe de cabinet, elle rejoint le Défenseur des droits Dominique Baudis, où elle s’occupera des relations avec les élus et le parlement. Plus récemment, elle a intégré la MIVILUDES, un service du Premier ministre chargé d’observer, analyser, et coordonner l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires. Un poste qui demeure engagé.

 

Loin du sport à l’origine, elle finit pourtant par faire deux rencontres déterminantes par la suite. Celle de Maguy Nestoret-Ontanon tout d’abord. « Elle partageait mes convictions et nous avions en commun l’idée qu’il fallait conquérir ce dernier bastion d’inégalité qu’était le sport. Nos regards étaient complémentaires, cela nous a beaucoup aidées pour écrire le livre. » Ce même livre, Football féminin ; la femme est l’avenir du foot, qu’a préfacé Lilian Thuram, l’autre rencontre importante d’Audrey Keysers. « On a eu beaucoup d’échanges et il partageait la même conviction que nous, c’est-à-dire que les sportives de haut niveau n’étaient pas reconnues comme telles et qu’il fallait mener un combat pour que les joueuses de foot soient reconnues comme des sportives de haut niveau ».

 

« Football féminin ; la femme est l’avenir du foot » est ainsi sorti avant les JO 2012. « Lorsque j’étais conseillère auprès du Défenseur des droits, les questions d’égalité et de discrimination étaient devenues mon quotidien professionnel. Avant cela, j’ai toujours eu un engagement féministe, en association ou en politique. Je trouve que le domaine sportif est le lieu où la discrimination à l’égard des femmes est la plus importante. Quand on parle de sport féminin, le foot est un exemple très parlant. Contrairement au foot masculin, les filles sont condamnées à avoir d’excellents résultats pour qu’on s’intéresse à elles ».

 

Devenue l’une des voix importantes dans ce domaine, Audrey Keysers a pu livrer ses convictions dans les plus grands médias. Elle a aussi fait partie des signataires de la tribune « Football féminin : la parité se vote aussi avec les pieds », parue dans L’Humanité et dont le titre parle de lui-même, tout comme son parcours.

 

 

Voir aussi :

 

Les 11 Foot d’Elles 2013 : Egalité des chances

Arnaud Simon, l’accélérateur médiatique