A Bondoufle, ce stade méconnu attend les Bleues…

Coincé entre l’Autoroute A6, l’hippodrome de Ris-Orangis, le bois de la Garenne et le bois Toquet, trône depuis 20 ans le stade Robert-Bobin de Bondoufle. Une enceinte de 18.500 places qui accueillera l’équipe de France féminine de football ce vendredi soir. Qui connait l’existence (et la valeur) de l’un des plus grands stades d’Ile de France ?

Polyvalent


Les  inconditionnel(le)s du PSG et de la Juventus se souviendront avant tout d’un match amical entre les deux équipes en 2004. Ceux du PSG savent que l’équipe dirigée par Paul Le Guen y avait affronté le FC Tours à l’été 2007. Toujours en football, le stade a aussi hébergé l’AS Evry durant une saison (1999 / 2000), accueilli un 16e de Coupe de France 2006 entre Sainte-Geneviève des Bois et Calais, et un match Cameroun – Guinée juste avant le Mondial 2010.

Les fans d’athlétisme de la région peuvent régulièrement assister à des compétitions de niveau départemental, voire national, tandis que les amateurs de football américain y voient parfois évoluer les Corsaires d’Evry. Les plus fervents savent qu’il abrite des tournois de tir à l’arc ou des matches de rugby. Ce n »est pas trop mal, mais c’est peu, en 20 ans d’existence.



La pelouse devrait être arrangée pour les Bleues ce soir
 

Sous-estimé / Sous-utilisé


La petite chose qui dérange dans le 91, c’est que l’enceinte francilienne reste encore loin de sa vocation initiale. Bâti en 1993 pour un coût de 111,5 millions de Francs (22 M€) et inauguré l’année suivante, le stade Robert Bobin est né pour recevoir les épreuves d’athlétisme des Jeux de la francophonie. Il était censé devenir un haut-lieu du sport par la suite. Il sera finalement équipement départemental à destination des écoles et du sport amateur.

La pelouse – de belle qualité – et la piste d’athlétisme sont régulièrement utilisés, mais les tribunes de pierre sonnent désespérément creux. Pourtant Robert Bobin, sorti de son aspect tristounet, est un stade assez complet, avec un espace forme, une salle de muscu, trois grandes salles (presse, conférence, déjeuner, réunion etc…), des terrains de tennis, et un écran géant.
 

Le 2e après le Stade de France…


L’air de rien, avec 18.500 places assises, Bobin est le 2e plus grand stade de la banlieue de Paris derrière le Stade de France (80.000). Il est aussi le 5e de toute la région, après le SDF, donc, puis le Parc des Princes (45.000), Charléty (20.000) et le nouveau Jean Bouin (20.000). Une donnée qui en impose, bien qu’il arrive nettement plus loin en termes de prestige. L’absence d’équipe résidente majeure durant des années, l’aspect froid de ses tribunes et le manque de transports à proximité n’ont pas vraiment joué pas en sa faveur.


4.500 places couvertes à Bobin
 

Merci les filles


Bobin renait grâce au football féminin depuis l’année 2011 qu’il a pu abordé avec le sourire, fêtant dignement ses 18 ans. Les matches du FCF Juvisy étaient venus garnir ses tribunes cette saison-là, notamment cette finale pour le titre contre Lyon face à 7.000 personnes. L’année suivante, 12.000 spectateurs viendront assister à la demi-finale de Ligue des champions de la Juv’, toujours face à l’OL.

Depuis cet été, le club féminin phare de l’Essonne vit à Bondoufle et espère parvenir à redonner à ce stade la dimension rêvée il y a 20 ans. « Ce stade, on va le faire vivre, on va y créer des souvenirs et des résultats » promettait la présidente Marie-Christine Terroni en août. Dès ce soir, il deviendra en tout cas le point de départ d’une nouvelle aventure pour l’équipe de France féminine qui doit se terminer au Canada durant la Coupe du monde 2015.



Juvisy – Lyon en Coupe d’Europe en 2013, du monde à Bobin

Par là, le stade Robert Bobin

Crédit photo : essonne.fr / DR