Xavier Aubert : « Il nous faut au moins deux victoires »

A seulement trois journées de la fin du championnat, cinq équipes se battent encore pour éviter la relégation. Alors que le sprint final est bel est bien lancé, Foot d’Elles a souhaité donner la parole aux coachs de ces formations en situation délicate. Quatrième entretien de la semaine avec Xavier Aubert, l’entraîneur d’Yzeure.

 

Yzeure s’est imposé 3 à 1 dimanche contre Arras après avoir été mené 1-0 à la pause. Une défaite dimanche aurait été un résultat rédhibitoire en vue du maintien selon vous ?

Il restait 12 points à distribuer encore après le match contre Arras, mais sachant que nous avons encore à jouer le PSG, cela aurait sans doute été très compliqué. Mathématiquement tout aurait encore été possible, mais dans les têtes, ç’aurait été dur. Au final, je pense qu’effectivement c’était un match charnière et la victoire obtenue nous permet de rester dans la course au maintien.

 

 

Il vous reste trois matches à disputer face à Saint-Etienne ; Rodez et le PSG. Quel est l’objectif d’un point de vue comptable pour Yzeure ?

Beaucoup d’entraîneurs disent ça, mais il faut que nous prenions les matches les uns après les autres. La prochaine rencontre à Saint-Etienne, autre équipe luttant pour le maintien, va être primordiale. D’autant plus que comme nous avons gagné à domicile lors du match-aller (2 buts à 1 NDLR), en cas de victoire, nous repasserons devant Saint-Etienne au classement grâce à la différence de buts particulière. Dans tous les cas, il nous faut au moins deux victoires pour pouvoir espérer nous maintenir.

Vous vous êtes inclinés 1 à 0 en déplacement à Juvisy, vous perdez également par deux fois sur le plus petit des scores contre Lyon. N’est-ce pas frustrant de passer si proche de l’exploit à trois reprises en l’espace d’une saison ?

C’est vrai que c’est frustrant, notamment le match-aller contre Lyon où nous encaissons un but dans le dernier quart d’heure. Il est vrai que nous aurions pu prendre des points contre des « grosses » équipes du championnat. Cependant, lors de la première partie de saison, c’est avant tout contre les équipes plus « abordables » que nous avons perdu des points, puisque nous nous sommes inclinés à Hénin-Beaumont, à Arras et à Rodez.

 

 

Le groupe Yzeurien est-il au complet à l’aube d’entamer le sprint final ?

Pour le moment oui ; notre gardienne Catherine Fitzsimmons était suspendue, mais pourra rejouer à partir du prochain match. Si d’ici le 17 mai (date du match contre Saint-Etienne NDLR) nous n’avons pas de blessée, l’effectif sera au complet.

Une ou plusieurs joueuses vous ont-elles particulièrement impressionné pour votre première saison du côté d’Yzeure ?

Beaucoup de jeunes filles ont découvert le niveau D1 cet été, ce qui pourrait aussi expliquer les résultats du club cette saison puisqu’elles n’étaient pas forcément préparées à entrer dans le grand bain dès cette année. Lors de la première partie de saison, nous faisions de grosses erreurs que l’on payait cash. En seconde partie, les jeunes joueuses ont su hisser leur niveau de jeu et je tiens à les féliciter pour ça. Après, il est vrai que certaines joueuses peuvent apporter une valeur ajoutée au groupe, qui est déjà de très bonne qualité. Je pense notamment à des filles comme Mégane Catalano, Sarah Chalabi ou encore Jeannette Grace Ngock Yango.

 

 

Suite aux altercations lors du match contre Hénin-Beaumont, vous avez été interdit de banc de touche pour une durée de 12 matches. Cette sanction vous semble-t-elle juste ou disproportionnée ?

Pour ma part, je trouve ça disproportionné dans la mesure où nous avons voulu éviter une altercation. Je suis un éducateur en plus d’être un entraîneur et les gens qui me connaissent savent comment je suis. En aucun cas je n’ai voulu porter atteinte à l’intégrité physique de Monsieur Ansart (Yannick Ansart, l’entraîneur d’Hénin-Beaumont NDLR).

Quoi qu’il arrive, descente ou maintien, serez-vous toujours entraîneur d’Yzeure la saison prochaine ?

J’ai encore deux ans de contrat, je suis sur un projet qui m’a séduit l’été dernier. Si nous restons en D1, nous serons davantage dans la compétition et si nous descendons en D2, l’objectif sera plutôt de s’appuyer sur la formation. Dans les deux cas, ce sont des choses que j’aime. Nous attendrons le 1er juin pour prendre une décision, mais je suis plutôt optimiste.

 

 

Crédits photos: Bernard Giraud. Photographie. / FFYAA