Quand Nike fait tweeter les coureurs pendant la course

Nike réputée pour être vu partout, tout le temps, le confirme une fois de plus. Un gadget bien à la mode puisque « Hi-5 To Share », n’est autre qu’une main géante qui permet aux sportifs de tweeter pendant l’effort. Entre la pratique du sport et les réseaux sociaux, il n’y a finalement qu’une main…

 

 

 

Peut-on tweeter pendant une course d’endurance ? Facile quand on est spectateur. Et désormais possible quand on est coureur, grâce à une technologie parrainée par Nike. Ça fonctionne pendant une course à pied, mais pas encore pendant un match de football.

 

Rien ne dynamise plus un coureur de fond que de taper dans la paume d’un spectateur ou d’un concurrent. Une manière comme une autre de se recharger les batteries avec un mental de gagnant. Nike s’en est inspiré pour mettre au point une expérience de communication à la fois virtuelle et bien réelle : permettre aux coureurs de tweeter sans tapoter le moindre texte ni la moindre virgule. Nom de code : Hi-5 To Share, qu’on pourrait traduire par Tope là !

 

Si tu vas à Rio…

 

C’est la prestigieuse course du Nike Rio Corre 10k de Rio de Janeiro, le 24 novembre 2013, que l’équipementier américain a choisie pour cadre de son expérimentation. Plus de 5 000 participants à l’épreuve du 10 000 mètres auront pu poster un statut à leurs followers. Et ce, à trois reprises : avant, pendant et après la course.

 

Rien de bien sorcier dans cette opération. Il s’agissait simplement de marier la technologie et la présence d’esprit. La technologie se portait à la main, sous la forme d’un gant spécial doté d’une puce électronique, le High Band Hi5. Les gants de course communiquaient avec des capteurs cachés dans des « mains » – comparables à celles que l’on voit sur les routes du Tour de France – disséminées le long de la piste.

 

 

 

 

… n’oublie pas de tweeter là-haut !

 

Pour tweeter un statut, rien de plus simple : une « petite tape entre potes » (électroniques) au départ tweetait le départ du coureur, et la même petite tape à l’arrivée signifiait que le coureur avait fini sa course. Là où il fallait une immense présence d’esprit, c’était pour le tweet intermédiaire. Si le coureur voulait tweeter qu’il pétait le feu, il devait passer sous un portique tout feu tout flamme, tandis que pour tweeter qu’il était raplapla, il devait passer sous le portique du ramollo.

 

Pas moins de 60 000 participants étaient attendus pour l’édition 2013 du Nike Rio Corre 10k. Outre la course à pied, l’événement incluait notamment un tournoi de football. Sauf que les footballeurs n’ont pas pu tweeter pendant le match. Et pour cause : les organisateurs n’ont pas trouvé l’endroit idéal pour installer un portique.

 

 

 

 

Crédits photos: communicationsmart.blogspot.com, modaparahomens.com.br