Metz et Dijon, nouveaux promus de la D1

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Si le championnat de D2 s’est achevé il y a maintenant dix jours, les deux équipes promues en D1 pour la prochaine saison n’avaient elles pas attendu la fin de l’exercice pour décrocher leur ticket. Le FC Metz et le Dijon FCO sont les heureux vainqueurs de leur groupe respectif et s’ouvrent les portes de la D1 pour la saison 2018-2019. Retour sur leur parcours en D2, et sur leur futur en D1.

Comme un signe, les deux clubs qui ont obtenu leur billet d’accession à la D1 ont terminé la saison avec le même nombre de points et un bilan comptable assez similaire. En effet, tous les deux ont achevé l’exercice avec 56 points au compteur et ce même bilan de 18 victoires, 2 matches nuls et 2 défaites. Les seules variantes entre le FC Metz et le Dijon FCO résident dans le nombre de buts inscrits et encaissés, ainsi que l’écart de points entre eux et leurs poursuivants.

Metz, jamais deux sans trois

Dans le groupe A, les Messines ont assuré leur ascension vers la D1 lors de la 19e journée grâce à un match nul obtenu sur le terrain de leur dauphin, le Stade de Reims (2-2), et à la surprenante défaite de La Roche contre Issy (1-2). Malgré un match perdu contre Rouen lors de la 3e journée, les Graoullys se sont vite ressaisies pour reprendre la tête de leur groupe et ne plus la quitter par la suite. Jamais vraiment sous la pression de ses poursuivants le FC Metz a su garder ces derniers à distance, et même la défaite enregistrée à la Roche (2-3, 21e journée) n’y changera rien. C’est avec 14 points d’avance sur le Stade de Reims que les Messines ont terminé la saison et validé leur place au niveau supérieur pour le prochain exercice. Une montée qui offre « un petit rayon de soleil au club qui a vécu une saison compliquée avec la descente de l’équipe masculine malheureusement. » dixit David Fanzel, l’entraineur des Messines depuis maintenant trois saisons.

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Le niveau supérieur, le FC Metz le connait déjà puisque il a évolué en D1 durant deux saisons (2014/2015 et 2016/2017), mais victime du phénomène de yoyo, les Grenats n’ont jamais réussi à se maintenir parmi l’élite. La saison prochaine sera-t-elle la bonne ? Difficile de le savoir à l’avance, mais l’entraineur, David Fanzel, qui a déjà vécu ces allers-retours entre les deux divisions en a tiré certains enseignements et souhaite « pouvoir mieux rivaliser physiquement et athlétiquement que lors des précédentes saisons vécues en D1 ». L’effectif ne devrait pas être trop chamboulé car il existe une véritable relation de confiance depuis plusieurs saisons et encore plus depuis « le nouveau projet sur deux ans avec une montée en D1 et le maintien la saison suivante », mais évidemment le coach lorrain sait que pour atteindre ces objectifs il faudra compter sur « deux ou trois recrues avec un profil D1 pour apporter ce qui nous [leur] a manqué auparavant ».

Espérons alors que pour le FC Metz le « jamais deux sans trois » ne soit désormais valable que pour la montée.

Dijon, huit ans plus tard…

Pour le Dijon FCO ce sera une grande première. Huit ans après que l’ASC Saint-Apollinaire soit devenu le DFCO, le club bourguignon atteint le plus haut-niveau du football français. Une accession après laquelle les Côte-d’Oriennes courraient depuis trois saisons En effet, lors de l’édition 2015-2016, Dijon s’était classé deuxième de son groupe derrière l’Olympique de Marseille, leader incontestable avec 16 points d’avance. La saison dernière, le DFCO s’était fait coiffé sur le poteau par le Val d’Orge – devenu le FC Fleury – à cause d’un petit point en moins. Cette année, les Bourguignonnes n’ont pas tremblé malgré un groupe relevé, et se sont offert la montée en laissant derrière elles l’AS Saint-Etienne à 5 points, Nancy à 13, et Grenoble à 15. « Le projet de la montée en D1 avait été lancé il y a trois ans avec le soutien de la structure professionnelle et notamment du Président Delcourt, proche de sa section féminine, alors c’est une belle récompense d’accéder à la D1 aujourd’hui. » souligne Yannick Chandioux, entraineur du DFCO depuis l’année dernière.

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Le rendez-vous avec la D1 est donc pris, mais contrairement au FC Metz, pour Dijon ce sera la découverte du plus haut-niveau de l’Hexagone. Pour autant, on ne peut pas dire que l’équipe bourguignonne ne sache pas du tout où elle met les pieds, puisque bon nombre de l’effectif actuel a déjà évolué en D1. Un point positif même si Yannick Chandioux admet que cela ne sera probablement pas suffisant en l’état : « Bien sûr nous savons que nous pouvons nous appuyer sur l’effectif actuel, mais avec le fossé qui sépare les deux divisions, il nous faudra un peu plus. Nous travaillons sur un recrutement que j’espère intéressant, et qui puisse nous permettre de passer un cap et de se donner les moyens de rester en D1. Il faudra trouver le bon équilibre avec l’effectif actuel et les nouvelles joueuses, mais aussi avec des joueuses expérimentées et d’autres plus en devenir ».

Le DFCO qui avait beaucoup oeuvré ces dernières saisons pour que son équipe féminine prenne de l’ampleur, a aujourd’hui réussi. Il va maintenant falloir oeuvrer pour que cette équipe puisse obtenir des résultats et continuer à s’épanouir, car comme on le dit souvent : Le plus dur n’est pas d’y arriver, mais d’y rester…


Crédits photos : FC Metz, DFCO
Illustration : S.Dusang pour Foot d’Elles

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